Fevrier 2002 N° 4CONCA D’ARGENTU
Bulletin
municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio
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Les élections municipales de
mars 2001 ont amené un changement dans l’équipe qui dirige la Commune de
Piedicorte Di Gaggio.
Pour ma part, j’assumerais
au mieux et je l’espère avec efficacité, les tâches qui incombent au maire,
avec l’aide des adjoints et conseillers municipaux qui nous permettront de
mener à bien les projets que nous nous sommes fixés.
Nous serons toujours à
l’écoute de la population par la rencontre, la discussion et la concertation.
Unissons-nous pour
entreprendre et persévérer dans l’effort au seul service de notre village.
2 - LE CENTENAIRE
DE L’ORGUE
Chaque commune anciennement était dotée de plusieurs
fours, dont la plupart étaient des fours privés. Par contre, il existait aussi
des fours publics situés le plus souvent près de la place centrale du village.
Piedicorte en disposait alors de plus d’une dizaine.
Il y en avait un en particulier dont-il ne nous est
pas possible d’affirmer s’il était public ou privé, mais c’était l’un des fours
le plus prisé par la population en général et par les plus jeunes gens en
particulier. Car à longueur de temps, en toutes saisons, à toute heure du jour
ou de la nuit, il servait de lieu de rencontres. Et oui ! Il ne servait
pas qu’à faire du pain le four de Pinzutaghiu.
A certaines heures, à condition qu’il fût
disponible, car il existait un tour de rôle dont les ‘’tachère’’ (1) avaient la
priorité, il pouvait être utilisé par les jeunes qui à l’occasion y rôtissaient
aussi bien ‘’u cusciottu’’ d’un ‘’poltru’’ (2) ou y cuisaient des migliacci.
Les manifestations de ce genre étaient le plus
souvent impromptues.
Son rôle social de premier ordre consistait à
accueillir quiconque sans distinction, sous son espace couvert, à condition de
ne pas gêner la tachera.
N’ayant pu retrouver aucune photo ni document, il ne
nous est possible de situer son emplacement que de façon tout à fait approximative. La mémoire populaire le
situe proche de la casa pinzutaghia (3), près du monument aux morts de la place
Benedetti. Il était beau paraît-il et répandait généreusement de bonnes odeurs.
Et pour tout dire, il fut le témoin de plus d’un clin d’œil et de mots doux
échangés par les amoureux.
(1) Celle qui devait cuire le pain.
(2) Jeune ânon n’ayant pas encore brouté.
(3) Maison où se trouve le
Fugone
Comment une personnalité si débordante de vie a pu
nous quitter dans la plénitude de l’âge, laissant les siens dans la douleur et
ses amis anéantis ; même si nous nous attendions à une issue fatale, nous
l’espérions différée, tant il lutta avec le courage qui le dominait.
Avec intelligence et lucidité, tu as courageusement
lutté contre l’implacable mal qui de jour en jour s’attaquait à tes forces
physiques et morales jusqu’à te faire sombrer dans le néant.
Tu n’étais pourtant pas esseulé. Malgré
l’éloignement de ta mère et de tous les tiens, tu as été entouré par ta chère
épouse, ta fille et tes beaux-parents qui ne te quittèrent pas un seul instant.
Il en a été de même en ce qui concerne l’attachement
de tous tes collègues et de tes nombreux amis du village dont par ta droiture
et ton amabilité, tu avais su gagner tous les cœurs.

Tu avais été choisi comme 1er adjoint.
Ceci constitue la preuve tangible de la confiance qui t’a été donnée.
En ce jour si pénible pour ta chère maman, je
m’adresse à elle pour l’assurer avec toute ma sincérité, combien le village de
son épouse qui était devenu son village d’adoption,, sait lui rendre l’impérissable
hommage d’une si grande affection tant méritée.
Sachez aussi que nous éprouvons tous cet immense
vide que laisse cet époux fidèle et attentionné, un père affectueux et que
partageant leur chagrin nous ne saurions manquer de les aider dans cette
pénible épreuve qui nous frappe tous.
Adieu cher ami, repose en paix dans cette terre de
Corse que tu aimais.
Le mercredi 14 novembre 2001,
dans les salons d’honneur du Conseil Général de la Haute Corse, s’est déroulée
la remise des prix du concours 2001 des villes et villages fleuris de Haute
Corse, dont notre commune pour la 2ème année consécutive a reçu le prix
d’encouragement ainsi qu’une première fleur.
Cette cérémonie à laquelle a
participé notre maire François Corazzini, était présidée par Monsieur Claude
Olivesi président du Comité Départemental du fleurissement et Monsieur Paul Giacobbi
président du Conseil Général de Haute Corse.
Mais les honneurs pour le village
ne s’arrêtent pas à Bastia. En effet Piedicorte cette année a également été
classé au plan national. C’est Paul Antoine Corazzini, conseiller municipal, en
séjour à Paris qui a représenté notre maire à la remise des prix., dont le
compte rendu figure ci-après.
A l’occasion du 42ème
concours des villages fleuris, organisé par le Conseil National des Villes et
Villages Fleuris, sous l’égide du Ministère de l’Equipement et du Secrétariat
au Tourisme, le village de Piedicorte di Gaggio s’est vu décerner, parmi
près de 300 communes françaises, le prix de la ‘’Première Fleur’’ en récompense
de son effort de florissement en 2001.
Rare village de Corse à être
cité pour cette année, il a fait l’objet, à l’énoncé de sa localisation
géographique, d’une véritable ovation de la part des nombreux participants, un
millier de personnes environ, représentant des lauréats, des fournisseurs, des
donateurs et différents parties prenantes placées aux divers échelons du
processus de décision. Cette réaction inattendue signifie-t-elle la grande
sensibilité d’un public enthousiaste, vis à vis d’une démarche positive et
volontariste, venue d’une région à fort potentiel touristique encore méconnu
sous ses aspects les plus quotidiens et les plus simples ?
Ainsi les jardiniers
récompensés, publics et privés, qui ont été à la peine et sont maintenant à
l’honneur, ont eu non seulement la tâche de choisir les plants et les matériaux,
de les véhiculer, de planter, d’arroser et d’entretenir, mais aussi la joie de
voir prendre et croître cette végétation fleurie embellissant le village, mais
encore ont-ils le plaisir de voir leurs efforts remarqués par un prix officiel,
assorti d’une subvention correspondante, encouragement non négligeable à la
suite des opérations.
Car l’histoire ne s’arrête
pas là. Ce prix de départ peut être confirmé et amplifié par une multitude
d’autres prix spéciaux, suivant la plus ou moins grande réussite des
plantations insérées et adaptées à l’environnement.
Donc ne nous endormons pas
sur nos lauriers, fussent-ils roses, et à nos terreaux, bêches, binettes et
autres sarcloirs….
Après la violente tempête de vent qui a soufflé sur
Piedicorte, le 11 novembre 2001 mais qui n’a pas entraîné de gros dégâts, ce
sont de très violentes tempêtes de neige qui se sont acharnées le 14 décembre
2001 sur l’ensemble de la Haute Corse et tout particulièrement en altitude et
sur notre région.
Au réveil, après la tempête
de la nuit, nous constatons plus de 50 cm de neige et l'absence de courant
électrique.
Il va continuer de neiger
pratiquement toute la journée. Par endroit, en raison du vent, il y a plus d’1
m de neige. Bien sûr, toute circulation est impossible et même à pied il est
particulièrement difficile de se déplacer.
La photo ci-après a été prise sous la neige le
vendredi après-midi. (d’autres photos sont visibles sur notre site
internet)
la fontaine sous la neige
Le chasse neige est passé le
samedi vers 12h et a ainsi permis l’accès aux équipes de l’EDF qui a rétabli le
courant vers 14h pour Piedicorte.
Pancheraccia et Giuncaggio
sont resté sans lumière jusqu'au dimanche après-midi.
La commune devra faire appel
à une entreprise durant 2 jours pour enlever un maximum de neige et permettre
ainsi l’accès aux différents quartiers.
Le gel permanent chaque nuit
va maintenir cette neige pendant près d’un mois dans certaines parties du
village. L’alimentation en eau sera même interrompue suite au gel d’une
canalisation venant de la montagne. Les dégâts occasionnés à la nature sont
encore visibles, mais il ne faut cependant déplorer aucune catastrophe ni
victime.
A titre de comparaison il
semble intéressant d’évoquer un article du magazine ‘’CORSICA’’ d’avril 2001
qui relate toute une série d’évènements catastrophiques dus au temps. Nous
relevons en particulier la phrase suivante : ‘’les trois morts de
Piedicorte d’octobre 1907’’ (sans plus de précisions)
A ce propos, nous croyons
savoir (ce que la mémoire collective nous a rapporté), qu’il s’agissait de
trois adultes de sexe féminin.
Prises sous un violent orage,
les trois dames dont deux étaient d’une même famille ‘’Corazzini’’ et l’autre
née Cervoni, se sont réfugiées dans l’encoignure de la porte de la bâtisse du
‘’Rutone’’(1), lorsque le mur s’écroula
sur elles, les tuant toutes les trois.
Ce triste événement a profondément marqué la
population du village et bien longtemps
après, lorsque nous traversions ce lieu pour aller dans les jardins et les
vignes situées aux lieux-dits ‘’Casili, Cannedu’’ ou autres, les personnes
âgées se signaient et nous rappelaient le malencontreux accident.
(1) le rutone : nommé
ainsi en raison d’une grande roue faisant mouvoir les meules broyant les noyaux
d’olives qui produisaient une huile destinée aux savonneries de Marseille.
Les vestiges de ce moulin se
trouvent au bord d’un chemin en contrebas des limites de Pietraserena et
Piedicorte.
Dans la famille, quand on se
rappelait, il y avait toujours ‘’avant la guerre de 14’’ et‘’après la guerre de
14’’. Deux périodes séparées par un moment vécu au rythme des télégrammes
ouverts qui jetaient toute la communauté dans la douleur et le deuil.
Ce n’était ni ‘’avant’’ ni
‘’après’’, c’était ‘’pendant la guerre de 14’’, le troupeau du village et donc
la chèvre de la famille avait tout entier brûlé dans un incendie qui ravagea
une des deux rives du Tavignanu. Il avait fallu la remplacer, le plus jeune des
fils, (les autres écrivaient des cartes depuis le front des Ardennes) 13 ans,
alla l’acheter à Aléria, avec l’ânesse qu’il montait avec adresse. A peine
encordées, par la queue pour l’ânesse et par le cou pour la chèvre, les deux
bestiaux se témoignèrent une animosité qui s’envenima tout le long du trajet. A
l’évidence, la chèvre ne voulait pas quitter ses amis et les vertes prairies du
Caterraghju et l’ânesse aspirait à retrouver l’indépendance de ses mouvements
le long des sentes caillouteuses et parfumées de ses corvées journalières. Le
jeune guide, à qui l’on avait appris que l’animal obéit et que l’homme
commande, fit tout ce qu’il put pour être un homme. Il réduisit sans cesse un
peu plus la longueur de la corde et resserra sans cesse un peu plus les points
d’attache. Arrivé au village, le convoiement avait tenu mais les deux bêtes
gardaient des traces visibles de cet attelage infligé, au cou et à la naissance
de la queue. L’ânesse retrouva son enclos qu’elle partagea avec la nouvelle
venue.
Un jour depuis la fenêtre de
la maison, le jeune garçon nota, dans le champ, une agitation inhabituelle.
L’ânesse, de ses deux pattes avant, s’acharnait sur la chèvre qui, liée,
n’avait aucune marge de manœuvre pour éviter sa rage meurtrière. On intervint à
temps, et le père reconstitua avec des bandelettes et des planchettes les
mâchoires de la chèvre…qui se remit très bien, mais conserva une moue
douloureuse.
La vie reprit son cours, les
deux bêtes s’étaient installées dans une cohabitation indifférente. Deux années
passèrent. Un matin, comme à l’accoutumée, on alla libérer la chèvre qui toute
seule rejoignait le point de ralliement d’où le troupeau partait pour la
journée sous la houlette du berger du village. Elle gisait démantelée, tous les
os brisés. Elle ne survécut pas.
Qui a dit que l’animal du
pape au sabot rancunier est une mule ?
Piedicorte, juillet 1992.
Cinq voyelles et une syllabe
forment mon nom.
Avec ce que je porte sur le
dos on peut l’écrire sans crayon.
Solution au prochain N°
Parmi les différents travaux
entrepris par la municipalité il convient de citer :
-
La
peinture des bancs et rampes du village.
-
La
peinture des grilles du monument aux morts
-
La
peinture des 2 portes de l’église et des bancs
-
La
construction de murs et la réfection de placettes au fond du village
-
La
mise en place de la commission des impôts qui devra procéder à la révision de
la taxe d’habitation.
Les intempéries du 14
décembre, et le départ ainsi précipité en vacances n'ont pas permis d'organiser
comme chaque année, le traditionnel arbre de Noël avec le passage en plein jour
du père Noël à l'école, pour la plus grande joie des petits et des plus grands.
les enfants le jour de
l’arbre de Noël
Mais au retour des vacances,
le 7 janvier 2002, les enfants tout de même un peu inquiets ont pu constater
que le père Noël, malgré leur absence au moment de son passage, ne les avait
pas du tous oubliés bien au
contraire :
Au pied de l'arbre toujours décoré, il y avait un
monticule de cadeaux. Toutefois, les plus petits étant absents le matin il
fallait encore attendre. Ce n'est donc que l'après midi que chacun a pris et
découvert le cadeau qui lui était destiné.
les jouets au pied du sapin
Après l’ouverture de tous
ces cadeaux si attendus, un succulent goûter composé de gâteaux et autres
friandises et boissons a réuni parents et enfants dans la joie et la bonne
humeur.
A l’occasion de leur départ pour l’Ile Rousse, Monsieur
et Madame Philippe Brard ont offert au Fugone, le vendredi 1 février 2002, un
vin d’honneur en présence du Capitaine
Poty et de nombreux gradés et gendarmes de la compagnie de Corte ainsi que
plusieurs élus et amis qui ont manifesté toute leur sympathie envers le chef de
la brigade de gendarmerie de Piedicorte di Gaggio.
Celui-ci exprima tous ses regrets de quitter si vite
une affectation où il se sentait si bien, mais, passionné du bord de mer, la
vie à Ile Rousse où le mène sa nouvelle promotion au grade d’adjudant, n’est
pas pour lui déplaire.
Avec toutes nos félicitations pour cette brillante
promotion, nous lui souhaitons ainsi qu’à Madame, une bonne installation et la
réussite dans son nouveau poste.
Le visage buriné par la rudesse des labeurs
accomplis et dont il est à peine possible de se faire une idée, une expression
remplie de mystère, de calme et d’une dignité sereine, un port de tête fier et
droit, telle était cette mère d’une grande famille de 13 enfants.
Elle s’appelait Zia Maiola Luciani née Corazzini et
habitait avec sa nombreuse famille le Lunello.
Sa maison s’appelait « a casa alta » (la
maison haute) Elle aurait été bâtie par l’un de ses ancêtres, le capitaine
Corazzini Angelo Felice, qui perdit un œil lors d’une lutte avec les
Fiumorbacci lorsqu’ils firent sauter le porche et la voûte de l’église San
Bastianu.
S’occuper d’une nombreuse famille n’était alors pas
chose aisée, ne serait-ce que pour l’approvisionnement en eau : le pozzu
(puits) contenait une eau impropre à la consommation et la borne fontaine de la
Mucchietta n’a été installée que dans les années 30. Il fallait donc se rendre
au Chiacone, à environ 300 mètres où existait une fontaine aujourd’hui comblée
par les ruines d’un mur de soutènement. La corvée d’eau n’était pas simple,
toutes les femmes corses portaient la secchia (1) sur la tête avec ou sans
cabagnolu, mais sa seille à elle était d’une autre dimension. Son contenu était
de 15 litres au lieu de 10, car les besoins étaient plus importants. Et au lieu
d’être constituée de lattes en bois assemblées comme les douves d’un tonneau,
elle était faite de ‘’rammu’’ (2), rétamée à l’intérieur et d’une belle
forme évasée. Les quelques modèles que l’on trouve encore aujourd’hui sont
conservés comme des reliques.
Evoquons un peu ses enfants. S’il n’en reste plus
depuis peu d’années, il faut retenir qu’ils avaient tous bien réussi.
Pour ne parler que de Félix, c’est à dire de celui
qui l’a immortalisée en demandant au célèbre peintre marseillais d’origine
corse Ambrogiani de faire son portrait. Ce portrait photographié ci dessous
doit traîner dans une galerie ou chez un riche amateur de belles œuvres.
Hommage à ma mère
Décédée à l’âge de 89 ans,
Après avoir élevé 13 enfants
La reproduction de ce portrait a trôné durant les
années 70 sur la couverture de la revue philanthropique ‘’La voix de la
Corse’’, dont Félix était le directeur et aussi le président fondateur des
œuvres philanthropiques
Avant de se lancer dans ces activités bénévoles qui
lui avaient valu une grande notoriété dans la cité phocéenne, Félix avait
débuté une belle carrière militaire, puis était devenu chercheur d’or et
ensuite directeur d’une mine d’or en Indochine. Dans les années 40, il se retira
à Marseille avec son épouse Paulette.
Actuellement, il ne reste plus que des petits
enfants de Zia Maiola, et pour n’en citer que deux : Marphyse (épouse de
Marius Vittori) et Jeanne. (épouse de Paul Castellani)
(1)
Secchia : seille
(2)
Rammu : cuivre poli
C’est avec plaisir que nous avons
appris l’arrivée de Pierre Arrighi au village avec sa compagne Nathalie et
leurs deux enfants qui viendront grossir les rangs des élèves de l’école. Nous
saluons leur courage et leur souhaitons une bonne installation.
Ce trimestre, le village a hélas encore vu
disparaître en quelques jours un très grand nombre de ses enfants. Nous
déplorons en particulier le décès de :
Monsieur Henri DAVRAIN, papa de Suzy
Ferrari-Barbusse, décédé à Montpellier le 8 novembre 2001.
Madame Charles SANTONI née Marie Vanucci, décédée
à Ajaccio le 2 janvier 2002, à l’âge de 63 ans.
Madame Antoine François OTTAVI née Madeleine Vittori
décédée à Bastia le 5 janvier 2002, à l’âge de 91 ans.
Monsieur Pierre Paul VITTORI décédé à Vaires sur Marne
le 6 janvier 2002, à l’âge de 79 ans.
Monsieur Jean Pierre IHITZ, notre premier adjoint,
décédé à Ajaccio le 26 janvier 2002, à l’âge de 48 ans.
Madame Paul PAOLINI née Assomption Gabrielle
Arrighi, décédée à Corte le 4 février 2002, à l’âge de 92 ans.
Nous assurons leurs parents de tout notre soutien et
amitié.
Nous avons le plaisir d’annoncer la naissance
de deux petits cousins germains:
Lisa Marie CORAZZINI premier enfant de Ange Paul
et Virginie, née à Bastia le 4 décembre 2001.
Ange Louis Timothée Xavier BAGHIONI petit frère de Barbara, au foyer de Nicolas et Mathea, né à Bastia
le 10 février 2002.
Dans notre précédent numéro nous avions omis
d’annoncer la naissance de LISA, petite fille de René Dumas, le 9
juillet 2001 à Béziers.
Bienvenue et prospérité à tous ces petits et
félicitations aux heureux parents et à toute leur famille.
Les réflexions de nos lecteurs ne
sont pas à dédaigner surtout lorsqu’elles émettent des idées constructives.
Elles auront toujours le grand
mérite d’exister et même si les suggestions ne peuvent pas toujours être prises
en compte elles auront la durée pour elles.
A ce propos il paraît important de
préciser qu’un livre d’or
a été mis en place sur notre site internet et que chacun peut y déposer toutes les
observations qu’il souhaite. Tous pourront en profiter ou bien même y répondre.
Il convient également de préciser
qu’un système automatique d’information par mail a été mis en place. Il suffit
de laisser votre adresse et vous serez ainsi avisé de tout événement important
concernant le village, ses habitants ou ceux de la diaspora.
Le bombyx disparate papillon
originaire du Japon est un des ravageurs forestiers les plus importants.
Seules les chenilles dont la croissance
prend 2 mois s’alimentent et dévorent plusieurs centaines d’espèces végétales.
Des pullulations cycliques peuvent
se produire tous les 6 à 12 ans et durent entre 2 et 4 ans.
Le
reconnaître :
Les chenilles : 7 cm et
très velues (poils non urticants mais contact désagréable) Elles sont
caractérisées par des taches de couleur sur un fond beige marbré de taches
foncées variables mais symétriques.
chenille du
bombyx disparate
A l’issue de leur croissance dévastatrice
(2 mois), elles se transforment en chrysalides de juin à juillet.
Les chrysalides : d’un brun
roux satiné, à peu près glabre. Elles sont souvent accrochées aux arbres dans
un filet de soie très lâche. Elles se transforment en papillon au bout de 15
jours.
Les papillons adultes : la femelle
est beaucoup plus grosse que le mâle. Ce dernier brun, svelte, est capable de
voler sur des distances importantes. La femelle blanche, avec un gros abdomen,
en principe ne vole pas.
Cette différence de morphologie
explique le nom de disparate. Ils s’accouplent, pondent 100 à 800 oeufs et
meurent.
le bombyx
disparate
Détection :
Signes de présence : Pontes
accolées aux troncs ou cachées..
Dégâts occasionnés : Défoliation
totale des essences attaquées en particulier les chênes en cas de pullulation.
Action :
Précautions : surveillance
et éviter de délièger les chênes liéges fragilisés par la défoliation.
Lutte : A grande
échelle et au tout début de gradation et lorsque les chenilles sont encore au
premier stade utiliser le bacillus thuringiensis (produit micro
biologique) bien préférable à tout insecticide.
Pour les particuliers détruire les
pontes et les brûler mais cette solution n’évitera pas les migrations de jeunes
chenilles très facilement emportées par le vent.
D’après l’Office de l’Environnement
de la Corse
Notre bulletin ne ressemblant à aucune autre revue,
scientifique ou autre, elle se doit malgré tout de faire état de certains constats
qui s’avèrent parfois fort inquiétants pour l’avenir des générations futures si
nous n’y prenons garde.
Certains nous saurons gré probablement d’aborder un
sujet auquel ils auront déjà été sensibilisé par les médias. D’autres par
contre se sentiront peut-être agacés.
Pourquoi un si long préambule ?
Tout
simplement parce que le texte si admirablement écrit à propos des
oiseaux de chez nous a su apporter une immense dose d’émerveillement dans les
esprits à un point tel que lorsque nous vous apprendrons par les lignes qui
suivent ce qui est survenu depuis à certains de nos oiseaux, vous risquez un
accès de colère qui ne sera pas vite oublié.
Il ne s’agit en fait que de la mort d’un rouge
gorge : il était si beau et si gentil. Comme dans une fable pour enfants.
Ce petit oiseau avait pris ses habitudes. Son domaine s’étendait sur environ 1
hectare. Ami de l’homme par excellence, il suffisait d’effectuer n’importe quel
travail manuel ou que l’on se mette à piocher un coin de jardin, et voici qu’il
surgissait à vos pieds comme pour vous encourager à travailler.
Un beau matin hélas, maître rouge gorge était absent
au rendez-vous. Nul besoin d’aller bien loin pour le découvrir. Il gisait raide
mort près du portail qui jouxtait son ‘’aire de liberté’’ lorsqu’il était en
vie.
‘’Pauvre bête’’ : après avoir échappé à la
traque sans merci qui sévit chaque année en période de chasse et à tous les
coups de fusil ininterrompus des nombreux tireurs venus de Corse et d’ailleurs,
notre rouge gorge est peut-être mort de saturnisme.
En effet si l’on retient que l’ingestion de trois
plombs (confondus avec du gravier) suffit à entraîner la mort d’un canard dans
les cinq jours (1), on peut penser qu’un seul peut suffire pour un si petit
animal.
En réalité, toute la chaîne alimentaire est déjà
fortement contaminée et n’oublions pas que l’homme se trouve au bout de cette
chaîne.
A titre d’information, le saturnisme est une
intoxication au plomb provoquant des troubles extrêmement graves surtout chez
les jeunes enfants. Une intoxication aiguë peut entraîner des convulsions
mortelles
(1)
voir article de Julie Devin ‘’Canards plombés’’ Le Point du 15 février
2002.
le monte d’Oro vu du village
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95 48 81 22
fax : 04 95 48 85 33
Bulletin d’information de Piedicorte
Di Gaggio. Publication trimestrielle. Directeur de publication François
Corazzini, Comité de rédaction Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Geneviève
Dumas.