Edition trimestrielle                        Fevrier 2002           N° 4


CONCA D’ARGENTU

 

Bulletin municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio


 

SOMMAIRE

 

 

 

1 - EDITORIAL

2 –CENTENAIRE DE L’ORGUE

3 – U FORNU PINZUDAGHIU

4 – HOMMAGE A JEAN PIERRE

5 - SUCCES

6 - VILLAGE FLEURI

7 – UNE FLEUR POUR DES FLEURS

 

8 – LE TELETHON 2001

9 –LES CAPRICES DU TEMPS

10 – INCOMPATIBILITE D’HUMEUR

11 – ENIGME

12 – CONSEIL MUNICIPAL

13 – LE NOEL  DE L’ECOLE

14 – DANS LA GENDARMERIE

 

15 -  ZIA MAIOLA

16 – BONNE INSTALLATION

17 – ILS NOUS ONT QUITTE

18 - BIENVENUE

19 – COURRIER-INTERNET

20 - LE BOMBYX DISPARATE

21 – LE SATURNISME

 

 

NOUS JOINDRE

 


 

 

1 – EDITORIAL:

 

LE MOT DU MAIRE

 

Les élections municipales de mars 2001 ont amené un changement dans l’équipe qui dirige la Commune de Piedicorte Di Gaggio.

Pour ma part, j’assumerais au mieux et je l’espère avec efficacité, les tâches qui incombent au maire, avec l’aide des adjoints et conseillers municipaux qui nous permettront de mener à bien les projets que nous nous sommes fixés.

Nous serons toujours à l’écoute de la population par la rencontre, la discussion et la concertation.

Unissons-nous pour entreprendre et persévérer dans l’effort au seul service de notre village.

 

Le Conseil Municipal souhaite à toutes les Piedicortaises et Piedicortais une bonne année, et la réalisation des vœux de chacun. 

 

 

 


 

2 - LE CENTENAIRE DE L’ORGUE

 

 
Comme chaque année, l’association des amis des orgues de Piedicorte di Gaggio a programmé  un concert estival le dimanche 18 août 2002. Toutefois notre modeste instrument devant avoir cent ans cette année, l’association et la municipalité ont décidé d’organiser une grande fête ce jour là. La journée devrait s’achever par un superbe concert puisque le village participera cette année au projet présenté par l’association A FALCE et intitulé: CIMBALAT’ACADEMIA

 

Retenez cette date pour venir nombreux ce jour là où d’autres manifestations sont également prévues.


 

3 – U FORNU  PINZUDAGHIU.

 

Chaque commune anciennement était dotée de plusieurs fours, dont la plupart étaient des fours privés. Par contre, il existait aussi des fours publics situés le plus souvent près de la place centrale du village. Piedicorte en disposait alors de plus d’une dizaine.

Il y en avait un en particulier dont-il ne nous est pas possible d’affirmer s’il était public ou privé, mais c’était l’un des fours le plus prisé par la population en général et par les plus jeunes gens en particulier. Car à longueur de temps, en toutes saisons, à toute heure du jour ou de la nuit, il servait de lieu de rencontres. Et oui ! Il ne servait pas qu’à faire du pain le four de Pinzutaghiu.

A certaines heures, à condition qu’il fût disponible, car il existait un tour de rôle dont les ‘’tachère’’ (1) avaient la priorité, il pouvait être utilisé par les jeunes qui à l’occasion y rôtissaient aussi bien ‘’u cusciottu’’ d’un ‘’poltru’’ (2) ou y cuisaient des migliacci.

Les manifestations de ce genre étaient le plus souvent impromptues.

Son rôle social de premier ordre consistait à accueillir quiconque sans distinction, sous son espace couvert, à condition de ne pas gêner la tachera.

N’ayant pu retrouver aucune photo ni document, il ne nous est possible de situer son emplacement que de façon tout à  fait approximative. La mémoire populaire le situe proche de la casa pinzutaghia (3), près du monument aux morts de la place Benedetti. Il était beau paraît-il et répandait généreusement de bonnes odeurs. Et pour tout dire, il fut le témoin de plus d’un clin d’œil et de mots doux échangés par les amoureux.

 

(1) Celle qui devait cuire le pain. 

(2) Jeune ânon n’ayant pas encore brouté.

(3) Maison où se trouve le Fugone



 

4 – HOMMAGE A JEAN  PIERRE IHITZ.

 

Comment une personnalité si débordante de vie a pu nous quitter dans la plénitude de l’âge, laissant les siens dans la douleur et ses amis anéantis ; même si nous nous attendions à une issue fatale, nous l’espérions différée, tant il lutta avec le courage qui le dominait.

 

Avec intelligence et lucidité, tu as courageusement lutté contre l’implacable mal qui de jour en jour s’attaquait à tes forces physiques et morales jusqu’à te faire sombrer dans le néant.

 

Tu n’étais pourtant pas esseulé. Malgré l’éloignement de ta mère et de tous les tiens, tu as été entouré par ta chère épouse, ta fille et tes beaux-parents qui ne te quittèrent pas un seul instant.

 

Il en a été de même en ce qui concerne l’attachement de tous tes collègues et de tes nombreux amis du village dont par ta droiture et ton amabilité, tu avais su gagner tous les cœurs.

 

 

 

 

Tu avais été choisi comme 1er adjoint. Ceci constitue la preuve tangible de la confiance qui t’a été donnée.

 

En ce jour si pénible pour ta chère maman, je m’adresse à elle pour l’assurer avec toute ma sincérité, combien le village de son épouse qui était devenu son village d’adoption,, sait lui rendre l’impérissable hommage d’une si grande affection tant méritée.

 

Sachez aussi que nous éprouvons tous cet immense vide que laisse cet époux fidèle et attentionné, un père affectueux et que partageant leur chagrin nous ne saurions manquer de les aider dans cette pénible épreuve qui nous frappe tous.

 

Adieu cher ami, repose en paix dans cette terre de Corse que tu aimais.

 


 

 

5 – SUCCES

 

 

C’est avec grand plaisir que le Colonel Robert LUCCIONI nous a annoncé la réussite de sa fille CARINE au concours 2001 de l’agrégation externe de lettres modernes. Nous lui adressons toutes nos félicitations et lui souhaitons une brillante carrière à l’instar de son grand-père Ambroise ancien Commandant des Affaires Maritimes.

 

 


 

6 – VILLAGE FLEURI

 

 

 

Le mercredi 14 novembre 2001, dans les salons d’honneur du Conseil Général de la Haute Corse, s’est déroulée la remise des prix du concours 2001 des villes et villages fleuris de Haute Corse, dont notre commune pour la 2ème année consécutive a reçu le prix d’encouragement ainsi qu’une première fleur.

Cette cérémonie à laquelle a participé notre maire François Corazzini, était présidée par Monsieur Claude Olivesi président du Comité Départemental du fleurissement et Monsieur Paul Giacobbi président du Conseil Général de Haute Corse.

 

Mais les honneurs pour le village ne s’arrêtent pas à Bastia. En effet Piedicorte cette année a également été classé au plan national. C’est Paul Antoine Corazzini, conseiller municipal, en séjour à Paris qui a représenté notre maire à la remise des prix., dont le compte rendu figure ci-après.

 

 


7 - UNE FLEUR POUR DES FLEURS

 

A l’occasion du 42ème concours des villages fleuris, organisé par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris, sous l’égide du Ministère de l’Equipement et du Secrétariat au Tourisme,  le village de Piedicorte di Gaggio s’est vu décerner, parmi près de 300 communes françaises, le prix de la ‘’Première Fleur’’ en récompense de son effort de florissement en 2001.

Rare village de Corse à être cité pour cette année, il a fait l’objet, à l’énoncé de sa localisation géographique, d’une véritable ovation de la part des nombreux participants, un millier de personnes environ, représentant des lauréats, des fournisseurs, des donateurs et différents parties prenantes placées aux divers échelons du processus de décision. Cette réaction inattendue signifie-t-elle la grande sensibilité d’un public enthousiaste, vis à vis d’une démarche positive et volontariste, venue d’une région à fort potentiel touristique encore méconnu sous ses aspects les plus quotidiens et les plus simples ?

Ainsi les jardiniers récompensés, publics et privés, qui ont été à la peine et sont maintenant à l’honneur, ont eu non seulement la tâche de choisir les plants et les matériaux, de les véhiculer, de planter, d’arroser et d’entretenir, mais aussi la joie de voir prendre et croître cette végétation fleurie embellissant le village, mais encore ont-ils le plaisir de voir leurs efforts remarqués par un prix officiel, assorti d’une subvention correspondante, encouragement non négligeable à la suite des opérations.

Car l’histoire ne s’arrête pas là. Ce prix de départ peut être confirmé et amplifié par une multitude d’autres prix spéciaux, suivant la plus ou moins grande réussite des plantations insérées et adaptées à l’environnement.

Donc ne nous endormons pas sur nos lauriers, fussent-ils roses, et à nos terreaux, bêches, binettes et autres sarcloirs…. 

 

 


 

8 - LE TELETHON 2001

 

 

 

Le mercredi 5 décembre 2001, a eu lieu le départ dans notre commune de la course de l’UISC5 de Corte organisée comme chaque année au profit du TELETHON. De nombreux bénévoles ont offert avec la municipalité un copieux ‘’petit déjeuner’’ à une trentaine de pompiers au restaurant ‘’Le Fugone’’.

 

 


 

 

9 - LES CAPRICES DU TEMPS

 

 

Après la violente tempête de vent qui a soufflé sur Piedicorte, le 11 novembre 2001 mais qui n’a pas entraîné de gros dégâts, ce sont de très violentes tempêtes de neige qui se sont acharnées le 14 décembre 2001 sur l’ensemble de la Haute Corse et tout particulièrement en altitude et sur notre région. 

Au réveil, après la tempête de la nuit, nous constatons plus de 50 cm de neige et l'absence de courant électrique.

Il va continuer de neiger pratiquement toute la journée. Par endroit, en raison du vent, il y a plus d’1 m de neige. Bien sûr, toute circulation est impossible et même à pied il est particulièrement difficile de se déplacer.

La photo ci-après a été prise sous la neige le vendredi après-midi. (d’autres photos sont visibles sur notre site internet)

 

la fontaine sous la neige

 

Le chasse neige est passé le samedi vers 12h et a ainsi permis l’accès aux équipes de l’EDF qui a rétabli le courant vers 14h pour Piedicorte.

Pancheraccia et Giuncaggio sont resté sans lumière jusqu'au dimanche après-midi.

La commune devra faire appel à une entreprise durant 2 jours pour enlever un maximum de neige et permettre ainsi l’accès aux différents quartiers.

Le gel permanent chaque nuit va maintenir cette neige pendant près d’un mois dans certaines parties du village. L’alimentation en eau sera même interrompue suite au gel d’une canalisation venant de la montagne. Les dégâts occasionnés à la nature sont encore visibles, mais il ne faut cependant déplorer aucune catastrophe ni victime.

A titre de comparaison il semble intéressant d’évoquer un article du magazine ‘’CORSICA’’ d’avril 2001 qui relate toute une série d’évènements catastrophiques dus au temps. Nous relevons en particulier la phrase suivante : ‘’les trois morts de Piedicorte d’octobre 1907’’ (sans plus de précisions)

A ce propos, nous croyons savoir (ce que la mémoire collective nous a rapporté), qu’il s’agissait de trois adultes de sexe féminin.

Prises sous un violent orage, les trois dames dont deux étaient d’une même famille ‘’Corazzini’’ et l’autre née Cervoni, se sont réfugiées dans l’encoignure de la porte de la bâtisse du ‘’Rutone’’(1), lorsque le mur  s’écroula sur elles, les tuant toutes les trois.

Ce triste événement a profondément marqué la population du village  et bien longtemps après, lorsque nous traversions ce lieu pour aller dans les jardins et les vignes situées aux lieux-dits ‘’Casili, Cannedu’’ ou autres, les personnes âgées se signaient et nous rappelaient le malencontreux accident.

 

(1) le rutone : nommé ainsi en raison d’une grande roue faisant mouvoir les meules broyant les noyaux d’olives qui produisaient une huile destinée aux savonneries de Marseille.

Les vestiges de ce moulin se trouvent au bord d’un chemin en contrebas des limites de Pietraserena et Piedicorte.


 

10 - INCOMPATIBILITE D’HUMEUR

 

Dans la famille, quand on se rappelait, il y avait toujours ‘’avant la guerre de 14’’ et‘’après la guerre de 14’’. Deux périodes séparées par un moment vécu au rythme des télégrammes ouverts qui jetaient toute la communauté dans la douleur et le deuil.

 

Ce n’était ni ‘’avant’’ ni ‘’après’’, c’était ‘’pendant la guerre de 14’’, le troupeau du village et donc la chèvre de la famille avait tout entier brûlé dans un incendie qui ravagea une des deux rives du Tavignanu. Il avait fallu la remplacer, le plus jeune des fils, (les autres écrivaient des cartes depuis le front des Ardennes) 13 ans, alla l’acheter à Aléria, avec l’ânesse qu’il montait avec adresse. A peine encordées, par la queue pour l’ânesse et par le cou pour la chèvre, les deux bestiaux se témoignèrent une animosité qui s’envenima tout le long du trajet. A l’évidence, la chèvre ne voulait pas quitter ses amis et les vertes prairies du Caterraghju et l’ânesse aspirait à retrouver l’indépendance de ses mouvements le long des sentes caillouteuses et parfumées de ses corvées journalières. Le jeune guide, à qui l’on avait appris que l’animal obéit et que l’homme commande, fit tout ce qu’il put pour être un homme. Il réduisit sans cesse un peu plus la longueur de la corde et resserra sans cesse un peu plus les points d’attache. Arrivé au village, le convoiement avait tenu mais les deux bêtes gardaient des traces visibles de cet attelage infligé, au cou et à la naissance de la queue. L’ânesse retrouva son enclos qu’elle partagea avec la nouvelle venue.

Un jour depuis la fenêtre de la maison, le jeune garçon nota, dans le champ, une agitation inhabituelle. L’ânesse, de ses deux pattes avant, s’acharnait sur la chèvre qui, liée, n’avait aucune marge de manœuvre pour éviter sa rage meurtrière. On intervint à temps, et le père reconstitua avec des bandelettes et des planchettes les mâchoires de la chèvre…qui se remit très bien, mais conserva une moue douloureuse.

La vie reprit son cours, les deux bêtes s’étaient installées dans une cohabitation indifférente. Deux années passèrent. Un matin, comme à l’accoutumée, on alla libérer la chèvre qui toute seule rejoignait le point de ralliement d’où le troupeau partait pour la journée sous la houlette du berger du village. Elle gisait démantelée, tous les os brisés. Elle ne survécut pas.

Qui a dit que l’animal du pape au sabot rancunier est une mule ?

 

Piedicorte, juillet 1992.     

 

 


 

 

 

11 – ENIGME

 

Cinq voyelles et une syllabe forment mon nom.

Avec ce que je porte sur le dos on peut l’écrire sans crayon.

 

Solution au prochain N°

 


12 – CONSEIL MUNICIPAL

 

 

Parmi les différents travaux entrepris par la municipalité il convient de citer :

 

-  La peinture des bancs et rampes du village.

-  La peinture des grilles du monument aux morts

-  La peinture des 2 portes de l’église et des bancs

-  La construction de murs et la réfection de placettes au fond du village

-  La mise en place de la commission des impôts qui devra procéder à la révision de la taxe d’habitation.

 

 

 


 

 

13 - LE NOEL DE L’ECOLE

 

Les intempéries du 14 décembre, et le départ ainsi précipité en vacances n'ont pas permis d'organiser comme chaque année, le traditionnel arbre de Noël avec le passage en plein jour du père Noël à l'école, pour la plus grande joie des petits et des plus grands.

 

 

les enfants le jour de l’arbre de Noël

 

 

Mais au retour des vacances, le 7 janvier 2002, les enfants tout de même un peu inquiets ont pu constater que le père Noël, malgré leur absence au moment de son passage, ne les avait pas du tous  oubliés bien au contraire :

Au pied de l'arbre toujours décoré, il y avait un monticule de cadeaux. Toutefois, les plus petits étant absents le matin il fallait encore attendre. Ce n'est donc que l'après midi que chacun a pris et découvert le cadeau qui lui était destiné.

 

 

les jouets au pied du sapin

 

Après l’ouverture de tous ces cadeaux si attendus, un succulent goûter composé de gâteaux et autres friandises et boissons a réuni parents et enfants dans la joie et la bonne humeur.

Autres photos


 

 

 

14 - DANS LA GENDARMERIE

 

 

 

A l’occasion de leur départ pour l’Ile Rousse, Monsieur et Madame Philippe Brard ont offert au Fugone, le vendredi 1 février 2002, un vin d’honneur  en présence du Capitaine Poty et de nombreux gradés et gendarmes de la compagnie de Corte ainsi que plusieurs élus et amis qui ont manifesté toute leur sympathie envers le chef de la brigade de gendarmerie de Piedicorte di Gaggio.

Celui-ci exprima tous ses regrets de quitter si vite une affectation où il se sentait si bien, mais, passionné du bord de mer, la vie à Ile Rousse où le mène sa nouvelle promotion au grade d’adjudant, n’est pas pour lui déplaire.

Avec toutes nos félicitations pour cette brillante promotion, nous lui souhaitons ainsi qu’à Madame, une bonne installation et la réussite dans son nouveau poste.

 

 


 

15 - ZIA MAIOLA

 

 

 

Le visage buriné par la rudesse des labeurs accomplis et dont il est à peine possible de se faire une idée, une expression remplie de mystère, de calme et d’une dignité sereine, un port de tête fier et droit, telle était cette mère d’une grande famille de 13 enfants.

 

Elle s’appelait Zia Maiola Luciani née Corazzini et habitait avec sa nombreuse famille le Lunello.

Sa maison s’appelait « a casa alta » (la maison haute) Elle aurait été bâtie par l’un de ses ancêtres, le capitaine Corazzini Angelo Felice, qui perdit un œil lors d’une lutte avec les Fiumorbacci lorsqu’ils firent sauter le porche et la voûte de l’église San Bastianu.

S’occuper d’une nombreuse famille n’était alors pas chose aisée, ne serait-ce que pour l’approvisionnement en eau : le pozzu (puits) contenait une eau impropre à la consommation et la borne fontaine de la Mucchietta n’a été installée que dans les années 30. Il fallait donc se rendre au Chiacone, à environ 300 mètres où existait une fontaine aujourd’hui comblée par les ruines d’un mur de soutènement. La corvée d’eau n’était pas simple, toutes les femmes corses portaient la secchia (1) sur la tête avec ou sans cabagnolu, mais sa seille à elle était d’une autre dimension. Son contenu était de 15 litres au lieu de 10, car les besoins étaient plus importants. Et au lieu d’être constituée de lattes en bois assemblées comme les douves d’un tonneau, elle était faite de ‘’rammu’’ (2), rétamée à l’intérieur et d’une belle forme évasée. Les quelques modèles que l’on trouve encore aujourd’hui sont conservés comme des reliques.

Evoquons un peu ses enfants. S’il n’en reste plus depuis peu d’années, il faut retenir qu’ils avaient tous bien réussi.

Pour ne parler que de Félix, c’est à dire de celui qui l’a immortalisée en demandant au célèbre peintre marseillais d’origine corse Ambrogiani de faire son portrait. Ce portrait photographié ci dessous doit traîner dans une galerie ou chez un riche amateur de belles œuvres.

 

Hommage à ma mère

Décédée à l’âge de 89 ans,

Après avoir élevé 13 enfants

 

La reproduction de ce portrait a trôné durant les années 70 sur la couverture de la revue philanthropique ‘’La voix de la Corse’’, dont Félix était le directeur et aussi le président fondateur des œuvres philanthropiques

Avant de se lancer dans ces activités bénévoles qui lui avaient valu une grande notoriété dans la cité phocéenne, Félix avait débuté une belle carrière militaire, puis était devenu chercheur d’or et ensuite directeur d’une mine d’or en Indochine. Dans les années 40, il se retira à Marseille avec son épouse Paulette.

Actuellement, il ne reste plus que des petits enfants de Zia Maiola, et pour n’en citer que deux : Marphyse (épouse de Marius Vittori) et Jeanne. (épouse de Paul Castellani)

 

(1) Secchia : seille

(2) Rammu : cuivre poli  


 

 

 

16 – BONNE INSTALLATION

 

 

 

C’est avec plaisir que nous avons appris l’arrivée de Pierre Arrighi au village avec sa compagne Nathalie et leurs deux enfants qui viendront grossir les rangs des élèves de l’école. Nous saluons leur courage et leur souhaitons une bonne installation.

 

 

 


 

17 - ILS NOUS ONT QUITTE

 

 

 

 

Ce trimestre, le village a hélas encore vu disparaître en quelques jours un très grand nombre de ses enfants. Nous déplorons en particulier le décès de :

 

Monsieur Henri DAVRAIN, papa de Suzy Ferrari-Barbusse, décédé à Montpellier le 8 novembre 2001.

 

Madame Charles SANTONI née Marie Vanucci, décédée à Ajaccio le 2 janvier 2002, à l’âge de 63 ans.

 

Madame Antoine François OTTAVI née Madeleine Vittori décédée à Bastia le 5 janvier 2002, à l’âge de 91 ans.

 

Monsieur Pierre Paul VITTORI décédé à Vaires sur Marne le 6 janvier 2002, à l’âge de 79 ans. 

 

Monsieur Jean Pierre IHITZ, notre premier adjoint, décédé à Ajaccio le 26 janvier 2002, à l’âge de 48 ans.

 

Madame Paul PAOLINI née Assomption Gabrielle Arrighi, décédée à Corte le 4 février 2002, à l’âge de 92 ans.

 

Nous assurons leurs parents de tout notre soutien et amitié.

 

 


 

 

18 – BIENVENUE

 

 

Nous avons le plaisir d’annoncer la naissance de deux petits cousins germains:

 

Lisa Marie CORAZZINI premier enfant de Ange Paul et Virginie, née à Bastia le 4 décembre 2001.

 

Ange Louis Timothée Xavier BAGHIONI  petit frère de Barbara, au foyer de Nicolas et Mathea, né à Bastia le 10 février 2002.

 

Dans notre précédent numéro nous avions omis d’annoncer la naissance de LISA, petite fille de René Dumas, le 9 juillet 2001 à Béziers.

 

 

Bienvenue et prospérité à tous ces petits et félicitations aux heureux parents et à toute leur famille.

 

 


 

 

 

 

19 – COURRIER – INTERNET

 

 

 

 

Les réflexions de nos lecteurs ne sont pas à dédaigner surtout lorsqu’elles émettent des idées constructives.

 

Elles auront toujours le grand mérite d’exister et même si les suggestions ne peuvent pas toujours être prises en compte elles auront la durée pour elles.

 

A ce propos il paraît important de préciser  qu’un livre d’or a été mis en place sur notre site internet et que chacun peut y déposer toutes les observations qu’il souhaite. Tous pourront en profiter ou bien même y répondre.

 

Il convient également de préciser qu’un système automatique d’information par mail a été mis en place. Il suffit de laisser votre adresse et vous serez ainsi avisé de tout événement important concernant le village, ses habitants ou ceux de la diaspora.

 

 

 

20 - LE BOMBYX DISPARATE

 

Le bombyx disparate papillon originaire du Japon est un des ravageurs forestiers les plus importants.

Seules les chenilles dont la croissance prend 2 mois s’alimentent et dévorent plusieurs centaines d’espèces végétales.

Des pullulations cycliques peuvent se produire tous les 6 à 12 ans et durent entre 2 et 4 ans.

 

Le reconnaître :

 

Les chenilles : 7 cm et très velues (poils non urticants mais contact désagréable) Elles sont caractérisées par des taches de couleur sur un fond beige marbré de taches foncées variables mais symétriques.

 

chenille du bombyx disparate

 

A l’issue de leur croissance dévastatrice (2 mois), elles se transforment en chrysalides de juin à juillet.

 

Les chrysalides : d’un brun roux satiné, à peu près glabre. Elles sont souvent accrochées aux arbres dans un filet de soie très lâche. Elles se transforment en papillon au bout de 15 jours.

 

Les papillons adultes : la femelle est beaucoup plus grosse que le mâle. Ce dernier brun, svelte, est capable de voler sur des distances importantes. La femelle blanche, avec un gros abdomen, en principe ne vole pas.

Cette différence de morphologie explique le nom de disparate. Ils s’accouplent, pondent 100 à 800 oeufs et meurent.

 

le bombyx disparate

 

Détection :

 

Signes de présence : Pontes accolées aux troncs ou cachées..

Dégâts occasionnés : Défoliation totale des essences attaquées en particulier les chênes en cas de pullulation.

 

Action :

 

Précautions : surveillance et éviter de délièger les chênes liéges fragilisés par la défoliation.

Lutte : A grande échelle et au tout début de gradation et lorsque les chenilles sont encore au premier stade utiliser le bacillus thuringiensis (produit micro biologique) bien préférable à tout insecticide.

Pour les particuliers détruire les pontes et les brûler mais cette solution n’évitera pas les migrations de jeunes chenilles très facilement emportées par le vent.

 

D’après l’Office de l’Environnement de la Corse

 

 

21 - LE SATURNISME

 

Notre bulletin ne ressemblant à aucune autre revue, scientifique ou autre, elle se doit malgré tout de faire état de certains constats qui s’avèrent parfois fort inquiétants pour l’avenir des générations futures si nous n’y prenons garde.

Certains nous saurons gré probablement d’aborder un sujet auquel ils auront déjà été sensibilisé par les médias. D’autres par contre se sentiront peut-être agacés.

Pourquoi un si long préambule ?

Tout  simplement parce que le texte si admirablement écrit à propos des oiseaux de chez nous a su apporter une immense dose d’émerveillement dans les esprits à un point tel que lorsque nous vous apprendrons par les lignes qui suivent ce qui est survenu depuis à certains de nos oiseaux, vous risquez un accès de colère qui ne sera pas vite oublié.

Il ne s’agit en fait que de la mort d’un rouge gorge : il était si beau et si gentil. Comme dans une fable pour enfants. Ce petit oiseau avait pris ses habitudes. Son domaine s’étendait sur environ 1 hectare. Ami de l’homme par excellence, il suffisait d’effectuer n’importe quel travail manuel ou que l’on se mette à piocher un coin de jardin, et voici qu’il surgissait à vos pieds comme pour vous encourager à travailler.

Un beau matin hélas, maître rouge gorge était absent au rendez-vous. Nul besoin d’aller bien loin pour le découvrir. Il gisait raide mort près du portail qui jouxtait son ‘’aire de liberté’’ lorsqu’il était en vie.

‘’Pauvre bête’’ : après avoir échappé à la traque sans merci qui sévit chaque année en période de chasse et à tous les coups de fusil ininterrompus des nombreux tireurs venus de Corse et d’ailleurs, notre rouge gorge est peut-être mort de saturnisme.

En effet si l’on retient que l’ingestion de trois plombs (confondus avec du gravier) suffit à entraîner la mort d’un canard dans les cinq jours (1), on peut penser qu’un seul peut suffire pour un si petit animal.

En réalité, toute la chaîne alimentaire est déjà fortement contaminée et n’oublions pas que l’homme se trouve au bout de cette chaîne.

A titre d’information, le saturnisme est une intoxication au plomb provoquant des troubles extrêmement graves surtout chez les jeunes enfants. Une intoxication aiguë peut entraîner des convulsions mortelles 

 

(1) voir article de Julie Devin ‘’Canards plombés’’ Le Point du 15 février 2002.

 

 

 

le monte d’Oro vu du village

 

 

 

NOUS JOINDRE

 

 

Donnez nous votre avis et vos souhaits éventuels sur ce bulletin et sur le site. Communiquez toute information utile à publier.

Ecrivez dans le livre d’or 

 

Vous contribuerez ainsi à leur perrenité.

 

 

gerald.lamonzie@Wanadoo.fr

 

 

mairie : 04 95 48 81 22                               fax : 04 95 48 85 33


Bulletin d’information de Piedicorte Di Gaggio. Publication trimestrielle. Directeur de publication François Corazzini, Comité de rédaction Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Geneviève Dumas.