Edition trimestrielle                                                                                  juin  2002       N° 5


CONCA D’ARGENTU

Bulletin municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio 

1 – EDITORIAL :

 

Voici maintenant un an que notre modeste bulletin existe ; essentiellement par la bonne volonté de quelques personnes qui veulent faire connaître leur village, sa vie et son histoire pour essayer de le sortir d’une certaine léthargie qui risque comme beaucoup de le frapper tôt ou tard.

Avant tout bulletin d’information nous avons d’abord privilégié, toute réduite qu’elle soit, l’actualité quotidienne du village et de ses habitants, résidants ou éloignés. Elle est toutefois bien insuffisante pour couvrir nos quatre pages trimestrielles.

Nous avons donc trouvé d’autres sujets en essayant de les varier car nous ne voulons pas non plus tomber dans une sorte de nostalgie qui ferait regretter le temps passé. Chaque époque a son histoire, ses joies, ses peines et on ne peut écrire que l’une est mieux qu’une autre. Il faut essentiellement vivre le temps présent.

Certes il ne faut pas enfouir nos coutumes ancestrales, bien au contraire, ce sont nos racines, notre richesse et notre patrimoine. Il convient donc de les mettre en valeur. Nous disposons aujourd’hui d’outils fabuleux pour cela. Internet  est un de ceux-ci et les personnes qui sont abonnées le savent parfaitement. Plus de 8000 pages du site de Piedicorte mis en place  en mai 2001, ont déjà été consultées, par des personnes du village ou attachées au village, mais également par des gens du monde entier qui découvrent avec enthousiasme notre village.

Ce site n’est pas encore achevé, surtout par manque de temps. Je compte donc un peu sur l’aide de chacun pour apporter des sujets d’articles ou des idées pour le site ou le bulletin

SOMMAIRE

1.   EDITORIAL

2.   A MUNTAGNERA

3.   ECHANGE CORSE NAVAJOS

4.   VISITE DU SITE D’ALERIA

5.   NANNY

6.   CONSEIL MUNICIPAL

7.   REALISATIONS

8.   CONSEIL GENERAL

9.   SIVOM

10.     ELECTIONS PRESIDENTIELLES

11.     ELECTIONS LEGISLATIVES

12.     QUALITE DE L’EAU

13.     ILS NOUS ONT QUITTE

14.     ENIGME (solution)

15.     LES GAITES D ‘ANTAN

16.     DU NOUVEAU DANS L’EDITION

17.     LE PONT D’ALTIANI  

18.     HOMMAGE A LULU

19.     PAR LA SCIENCE OU PAR LA FOI

 

Retrouvez nos bulletins et d’autres informations sur le site internet :

http://www.piedicorte.fr.st    ou     http://site.voila.fr/piedicorte

Faites nous connaître vos observations, vos souhaits éventuels et communiquez toutes informations qui semblent intéressantes d'être publiées dans ce bulletin ou le livre d’or du site Vous contribuerez ainsi à leur pérennité.

gerald.lamonzie@Wanadoo.fr

Téléphone mairie : 04 95 48 81 22   fax mairie : 04 95 48 85 33


 

2 - A MUNTAGNERA

(la fin de nos belles traditions ?)


Pour mieux comprendre, disons la transhumance. C’était une tradition jusqu’en juillet 2000, chaque année, le troupeau de chèvre de Marie Jo, traversait notre village à l’aube, s’abreuvant à la fontaine avant d’arpenter la voie romaine qui va vers le Bozio, région où elles allaient se réjouir en broutant l’erba barona.

Pour ceux qui attendaient leur passage l’été 2001, ce fut raté ; nos bêtes à cornes voulant profiter du progrès, se sont rendues à leurs alpages habituels par transport collectif motorisé.

Nous ne pouvons en vouloir ni aux bêtes ni aux gens. C’est l’évolution de la Société.

La déception a été grande, car à la suite du troupeau, il y avait toujours une quarantaine de personnes qui partaient joyeusement franchissant par étape tous nos lieux-dits, à savoir :

Depuis a Bocca di Carcicavoli, a Funtana a i Santi , a Funtana Bona, u Barone, Ciuterna, le défilé di i Monti a Sant-Andria, a Sulvella, u Ballu, i Vaccili e u Caragudu. Après, nous touchons le territoire du Bozio Campirudighu et San Cervone.

La chance aidant, nous avons pu obtenir une photo souvenir de ce dernier passage en juillet 2000 au moment précis où le troupeau de chèvres passait entre la fontaine et la maison Benedetti.

 

 

 

Ces jours de transhumance, c’était toujours l’occasion de découvrir quelque chose.

Ainsi ces deux bergers illettrés ou presque qui se remémoraient le temps où ils avaient exercé ce noble métier.

On en apprenait plus avec eux en trente minutes qu’à suivre certains cours en faculté pendant 3 heures. Car en fait comme ils disaient : ‘’à pratica vince a gramatica.’’

En peu de temps ils remarquaient le moindre détail qu’eux seuls pouvaient discerner. Ainsi ils disaient par exemple

-                 feghia sa cabra chieragiada chi bellu stuvigliu ch’ell’a

e l’altru di risponde :

-   u stuvigliu ghie un affare, ma ci so di quelle chi hanu piu uveru che latte.

-   A so ma n’un mi sbagliu micca eppoi, te voli scumette chi sa moncula chi si trova accantu à a pendinata modina ne a ancu di piu.

-  Eppoi feghiami sa facciada rossa cu a so zighina tamante una turiccia chi a strappatu u so bugognulu e s’appupa sempre.

-  Di tutta manera so guasi tutte piene. So stade serude ; Secomme, u beccu un n’a cha tre anni ma !...

-  E vera mi, e tre inzzecche nantu e corne.

-  Inde! Mi pare chi u castradu abbia listessa eta.

-  Mancu a negu.

Leur passion de revivre un seul instant du temps passé ravivait en eux l’esprit vif du temps de leur jeunesse

Nous aurions payé très cher pour les écouter encore, mais hélas ils ne sont plus là. C’est pourquoi il ne faudrait laisser perdre aucun mot de ceux qu’ils nous dirent ces fameux jours de transhumance.

Quant aux sentiers qu’ils utilisaient il serait fort judicieux de les rénover et de les maintenir en bon état afin de créer des sentiers de randonnées de moyenne montagne pédestres ou équestres souvent très prisés par les touristes et par les Corses eux mêmes. Cela permettrait également de relier des villages souvent très isolés les uns des autres et pourtant tout proches. Par ailleurs, ce serait un moyen rapide d’accès pour les secours en cas d’intervention urgente (feu ou blessé comme cela s’est déjà produit).

Enfin, la rénovation de sentiers permet très souvent de redécouvrir d’anciennes sources, fontaines, chapelles ou vestiges de tout genre, parfois méconnus ou oubliés mais qui présentent toujours un intérêt culturel et touristique certain. Il s’agit de notre patrimoine qu’il convient de protéger, de faire connaître respecter et apprécier.

 

3 - ECHANGE CORSE – NAVAJO

 

En mai 2001, des indiennes Navajos étaient venues à l’école de Piedicorte présenter leurs activités et découvrir nos méthodes éducatives. Cette rencontre s’est poursuivie par des échanges réguliers tout au long de l’année puis par la réalisation d’un documentaire salué par le communiqué de presse suivant (extraits):

‘’Le mercredi 27 février s’est déroulé un événement peu ordinaire au restaurant Il Boccaccio à Los Angeles, lieu de rendez-vous des Corses de Californie. Il s’agissait de la présentation en avant première, dans sa version anglaise, du documentaire de Philippe Raffalli ‘’le Churro, le mouton sacré du peuple Navajo’. Ce documentaire de 50 minutes, très attendu en Corse (il a été depuis diffusé par FR3 le 18 mai) retrace l’échange culturel entre bergers corses et bergers Navajos qui avait eu lieu l’an dernier en Corse et en Arizona sous l’égide de l’association Kurnos-Oikouménè.

C’est avec émotion que l’assemblée, nombreuse et disparate, venue de divers états, Californie, Oregon, Montana, Arizona, New-York, Nouveau Mexique, mais aussi du Canada et de Corse , a assisté aux divers évènements de cet après-midi et de cette soirée fertiles en rencontres et en surprises…

Après la première projection, les indiens navajos présents, Lena Benally, Sharon et Al Begay, ont donné libre cours à leur émotion. Lena, bergère artiste tisserande, a évoqué sa découverte de la Corse et des traditions de l’île et sa rencontre avec les femmes de Lana Corsa, qui l’ont inspirée dans sa recherche de nouvelles techniques telles que le tricot ou le crochet.

Sharon Begay, enseignante Navajo, a été particulièrement touchée par la visite des écoles de Piedicorte et Vezzani et par le débat qu’ouvre le documentaire sur l’éducation et la transmission du savoir aux enfants. Elle a présenté son travail d’éducatrice et évoqué l’espoir que représentent pour la communauté navajo les petites écoles locales face au système scolaire gouvernemental.

Al, berger navajo, a été ému par les gestes des bergers de l’île, qui, a-t-il dit, lui rappellent les siens : ’’ce qui signifie que la responsabilité du berger est la même partout dans le monde, et que nous devons continuer d’assumer cette responsabilité et tenir bon et nous occuper de nos bêtes du matin au soir et travailler comme nous l’avons vu faire à nos parents et nos grands-parents.’’  

…une ‘’Award Ceremony’’ a suivi, qui s’est ouverte par la remise de l’impressionnant ‘’U Paoli Oscar’’ à Philippe Raffalli, sous l’inscription corse symbolique ‘’L’acqua corre, u sangue leia’’. La présidente des corses de San Fransico et de l ‘Association Kurnos Oikouméné, Annette Samec-Luciani, a rappelé l’importance de cette rencontre mise sous le signe du partage et de l’amitié entre les peuples et les cultures…

…en clôture de soirée, Richard Ortoli, président de l’Association des Corses des Etats Unis, Annette Samec-Luciani et Carla Matra-Venezia ont remercié les participants et présenté leur nouvelle initiative qui sera, outre la continuation du dialogue entre cultures corse et navajo, le rassemblement des œuvres littéraires des Corses des Etats Unis sur un nouveau site web.

 

4 – UNE VISITE AU SITE ANTIQUE D’ ALERIA

Le 16 mars une sortie éducative au musée d’Aléria a été organisée pour les plus grands. Ils nous racontent eux mêmes ce qu’ils ont vu.

 

(par Laura, Laura-Stella, Michelle, Patricia et Mario,

classe du cycle 3, CE2 et CM1)

 

La ville antique d’Aleria a été fondée au VI ° siècle avant Jésus -Christ, par des GRECS phocéens. Les premiers Phocéens sont arrivés à Aleria (ALALIA) vers  565 av. .J.C.

 

 

Elle fut ensuite conquise par les CARTHAGINOIS au début du III°  siècle av. Jésus- Christ.

(Les Carthaginois étaient appelés PUNIQUES par les Romains.)

Les ROMAINS prirent la ville aux Puniques en 259  av. J.C.

 

Les ETRUSQUES, comme les Grecs et les Puniques, ont utilisé Aléria comme comptoir, comme relais pour leur commerce maritime .

[Les Etrusques étaient le peuple d’Etrurie, la Toscane actuelle.]

 

 

 

Toutes ces civilisations ont laissé des traces de leur passage à Aléria.

De nombreux objets exposés au Musée ont été retrouvés dans des tombes.

Le site de l’antique Aléria a été détruit par les Vandales au V° siècle après Jésus-Christ.

[Les Vandales étaient des envahisseurs barbares de Germanie.]

 

La cité romaine d’Aleria

 

Les fouilles sont récentes. Elles ont débuté en 1971.

De cette cité romaine, on retrouve entre autre les restes du FORUM, de deux TEMPLES,

(un petit et un plus grand ) du CAPITOLE et du BALNEUM.

Chez les Romains,

-          Le Forum était une grande place où l’on se rencontrait.

Au Forum

-          Le Temple était un lieu de culte.

Le  Temple

( au fond, la mer Tyrrhénienne )

 

- Le Capitole était le lieu où siégeaient les dirigeants de la cité.

- Au Balneum ,on prenait des bains.

Il y avait plusieurs bassins et petites piscines, alimentés en eau froide, (frigidarium) tiède (tepidarium) et chaude (caldarium) .

L’eau arrivait par des canaux. Les citernes et les impluvium recueillaient également l’eau de pluie.

Quelques bassins du Balneum

 

La citerne

5 - NANY

(Ou quand le charme et la connaissance faisaient leur entrée au palais royal de Rabat sous les traits d’une jeune piedicortaise.)

Plus q’un nom et plus qu’un prénom, Nany qui s’appelle en réalité Stéphanie SIMONI , veuve Moracchini est une enfant de Piedicorte, vivant à Ajaccio, mais aimant toujours profondément les rues de son village où elle revit dans son cœur les beaux souvenirs de sa jeunesse. Epoque où il faisait bon vivre au village chez les grands-parents avec sa sœur aînée Ursule et leur mère que l’on appelait Angèle.

 

Tandis que le papa sergent-major se trouvait à la guerre dès 1914, puis prisonnier des Allemands jusqu’en novembre 1918, Nany se souvient de ces longs hivers neigeux où elle allait à l’école des filles de Suarella chez Mademoiselle Elisabeth SABINI qui lui a enseigné le français, le calcul, l’histoire et la géographie pendant que dans la cheminée le feu de bois crépitait. Ce feu était fait avec les bûches amenées par les élèves, car en ce temps là, chaque élève apportait le cartable d’une main et la bûche sous le bras libre.

Mais, revenons à la géographie : les cartes de tous les pays du monde accrochées au mur donnaient à rêver : comme pour tous les enfants du monde, les idées, les questions de toutes sortes surgissent et s’imposent à l’esprit. Parfois, Nany rêvait du Maroc...Tiens se disait-elle, dire que dans ce pays, une jeune esclave Davia Francheschini y a régné en tant que sultane ! Non, ce sont peut-être des histoires folles.

Il y a fort longtemps que Nany sait qu’il ne s’agissait pas d’histoires. Car au cours de sa longue carrière de directrice d’école à Rabat, elle a travaillé au palais royal, spécialement chargée d’instruire les princesses, c’est à dire les 3 sœurs d’Assan II (filles de Mohamed V) Et pourtant, si on lui parle  de l’exercice  de sa profession au Palais, elle ne s’étend guère : Respect et discrétion.

En effet, il y en aurait des choses à dire, d’aucuns n’auraient cessé de produire livre sur livre et inonder les magazines de racontars. Visiblement, Nany garde un bon souvenir de cette époque : elle consent à nous livrer que Mohamed V en personne venait parfois la prendre à domicile en voiture et aussi la ramener après le travail. Mais plus souvent, le futur Hassan II encore jeune, lui qui aimait les belles voitures de sport, venait volontiers la chercher.

Que Nany nous pardonne cette page concernant la petite histoire d’une vie auprès des monarques de royaumes lointains. Et même si elle nous prive de tant et tant de détails que nous aimerions connaître, ses silences restent très éloquents et respectables.

Duve stubu un manghiu e duve manghiu un stubu dit un proverbe corse. Ce qui revient à dire : on ne crache pas dans la soupe.

6 - CONSEIL MUNICIPAL

 

Le conseil municipal s’est réuni le samedi 23 mars. L’ordre du jour était :

-          - Le vote du compte administratif, c’est à dire l’approbation des dépenses et recettes de l’année 2001. Il ressort un excédent de 352 806 francs soit 53 785 € reporté au budget 2002.

-           - Le vote du budget de 2002 qui s’élève à 264 763 € dont 91 470 € en investissement et 173 293 € en fonctionnement.

-          Compte tenu des reports et d’une meilleure répartition de la taxe d’habitation, cette dernière ne sera pas augmentée en 2002 pour la partie communale.

-                 Le vote du compte administratif de l’eau 2001 qui fait ressortir un excédent global de 155630 francs soit 23 726 € reporté en 2002

-                 Le vote  du budget de l’eau pour 2002 qui s’élève à 150000 € dont 72000 € pour l’investissement et 78000 € pour l’exploitation.

-                 La création d’un nouveau réservoir, déjà envisagée en 2001, n’est pas abandonnée mais est soumise aux contraintes des directives européennes qui imposent notamment la pose de compteurs. Aucune  subvention ne peut donc être accordée dans l’immédiat.  

 

7 - REALISATIONS

Parmi les travaux en cours ou effectués par la municipalité il faut noter :

-          L’ éclairage de la RN200 sur la partie traversant Piedicorte.

-          L’éclairage de la descente vers le couvent.

-          La réfection du petit réservoir.

-          La réparation et le marquage des dos d’âne.

-  Le débroussaillage et le nettoyage et le fleurissement du village.

-  L’aménagement de placettes devant et sous le Pancone.

 

8 - CONSEIL GENERAL

Le président du Conseil Général a réuni l’ensemble des maires du canton le 3 avril à Bustanico.

    Parmi les points évoqués il faut signaler que le PEI sera ouvert à l’aménagement des zones rurales et permettra ainsi le reclassement de la  RD14 en seconde catégorie et sa réfection avec une largeur de 4 m50. Toutefois il faudra au moins 5 ans pour la réalisation totale de ce projet.

Il faut noter également que la création de 6 postes de sapeurs forestiers est acquise.

 

9 - SIVOM

Le conseil d’administration du SIVOM, composé des maires et délégués des 7 villages de l’ancien canton s’est réuni le 23 mars à la mairie de Piedicorte.

L’ordre du jour concernait :

-          - l’approbation du compte administratif 2001 qui fait ressortir un excédent de 209848,56 francs soit  32000 € reportés en 2002.

-          - Le vote du budget  2002 qui s’élève à 77726 € dont 68 950 en fonctionnement et 8776 en investissement.

 

Parmi les questions diverses évoquées, il faut noter l’état d’avancement concernant l’enlèvement des épaves. Le SIVOM disposant des crédits nécessaires et chaque commune étant d’accord, rien ne s’oppose à la réalisation rapide de cette opération qui devra avoir lieu avant l’été. (elle est depuis en cours de réalisation.)

Il convient également d’envisager une évolution du SIVOM afin de ne pas limiter son seul champs d’action au simple enlèvement des ordures ménagères.

La mutualisation de certaines contraintes municipales pourrait être envisagée. Ainsi, l’exemple du Bozio qui a mis en commun au niveau du SIVOM la gestion de son secrétariat pourrait être étudié. Cela permettrait la création d’1 ou 2 emplois de personnes bien formées et disponibles dans chaque mairie au moins deux demi-journées par semaine.

 

10 - ELECTIONS PRESIDENTIELLES

1er tour  21 avril 2002

INSCRITS    193

VOTANTS    124

EXPRIMES   124

Abstentions :  35,75 % 

Jacques CHIRAC 63      50,8 %

Lionel JOSPIN       20      16,12 %

Christiane TAUBIRA      11      8,87 %

J.P. CHEVENEMENT    8        6,45 %

Jean Marie LE PEN        5        4,03 %

Jean SAINT-JOSSE        5        4,03 %

François BAYROU         4        3,22 %

Robert HUE          3        2,41 %

Olivier BESANCENOT   3        2,41 %

Corinne LEPAGE 1        0,8 %

Noël MAMERE     1        0,8 %

Bruno MEGRET    0        0

Daniel GLUCKSTEIN     0        0

Christine BOUTIN          0        0

Alain MADELIN   0        0

Arlette LAGUILLER       0        0

2ème  tour 5 mai 2002

INSCRITS                      192

VOTANTS                     144

NULS ou BLANCS         14

EXPRIMES                    130

Abstentions :          25 % 

Jacques CHIRAC         119    91,54 %

Jean Marie LE PEN        11      8,46 %

 

11 – ELECTIONS LEGISLATIVES

 

Haute Corse 2ème circonscription :  11 candidats

1er tour 9 juin  2002

INSCRITS    195

VOTANTS    120

EXPRIMES   119

Abstentions :  38,46 % 

Candidats    Voix   %

Paul PATRIARCHE       80      67,23%

Paul GIACOBBI    24      20,17%

Jean Félix ACQUAVIVA         9        7,56%

François Xavier RIOLACCI      6        5,04%

Octave JACOB DIT LUZIE     0        0

Jean GRAZIANI   0        0

Vincent CARLOTTI        0        0

Jean-André LEFEVRE    0        0

Françoise DUTFOY        0        0

Marie Claire PIAZZA      0        0

Valérie SEGAUX   0        0

 

2ème tour 16 juin  2002

INSCRITS    195

VOTANTS    133

EXPRIMES   131

Abstentions :  31,79 % 

Paul PATRIARCHE       99      75,57%

Paul GIACOBBI    32      24,43%

 

12 - QUALITE DE L’EAU

 

Le dernier prélèvement effectué le 7 mars donne des résultats toujours aussi satisfaisants :

- ph : 8,04  normes  entre 6,5 et 9

- turbidité : 0,26  normes  2 NTU

- paramètres micro biologiques : absence de bactéries aérobies, coliformes thermotolérants et streptocoques fécaux.

Conclusion : Résultats conformes à la législation sur les paramètres mesurés. Eau potable bactériologiquement.

 

 

13 - ILS NOUS ONT QUITTE

Nous déplorons la disparition de

Madame Marie VALASSERIS belle sœur de Madame Paulette Valasseris-Corazzini survenue le 1er avril à Marseille.

Madame Luciana ROUBY-FRANCHI. survenue le 16 mai à Toulouse .

Madame Antoinette MARIANI née CECCALDI , grand-mère d’Emmanuel et Florian SIMONGIOVANNI, survenue le 23 mai 2002 à AJACCIO.

Tout notre soutien et notre amitié à leurs familles.

 

14 - ENIGME (solution)

Une erreur de frappe s’était glissée dans notre précédent numéro. Il convenait de lire consonne et non syllabe.

Le mot à trouver était :  oiseau

 

15 -  LES GAITES D’ANTAN

Les gaîtés existaient bel et bien malgré les conditions de vie parfois difficiles du temps révolu.

Parmi ces gaîtés, c’est l’humour qui était quasi permanent. Aurait-il fallu deviner que cette forme de vie et de pensée allait s’étioler pour en retenir un tant soit peu ? Hélas ! le meilleur est perdu à jamais. Il ne nous reste plus qu’à recoller et à essayer de faire revivre certains ‘’morceaux’’. Mais d’avance, l’on n’ignore pas que tout ce qui est reconstitué perd beaucoup de sa fraîcheur originelle et donc de sa beauté et le goût savoureux qui s’en dégageait.

Il faut dire aussi que l’esprit paysan avait ses repères et ses codes qui lui appartenaient en propre. Nos plaisanteries humoristiques sortaient souvent de manière spontanée et disons le, elles étaient moins ‘’vachardes’’ et grossières que ce que nous entendons de nos jours.

Elles étaient toujours enveloppées d’un certain respect et d’une certaine pudeur, sans excès.

Qui dit humour dit humoriste

Il en était un qui nous amusait beaucoup : c’était Paul Massiani appelé familièrement Polu.

Ses réparties promptement lâchées étaient sans égal.

Nous avons déjà eu l’occasion de raconter deux de ses stalvadoghi : l’un où il réussit à ridiculiser le Commandant de brigade des carabiniers et l’autre où, sur le bateau transporteur de troupes, faisant fi aux mesures d’alerte occasionnées lors de la prise à partie par un torpilleur ennemi, il ne perdit pas son sang froid, saisissant l’occasion de ramasser la monnaie dispersée en criant haut et fort : Banco !….

Les meilleurs tours qu’il jouait, arrivaient toujours lorsque l’on s’y attendait le moins.

Ainsi, je me souviens d’une fois où nous étions tous sur la place de l’église à l’arrêt du car d’où débarquaient les estivants. Une grande et jolie fille vint à s’extraire du véhicule, et comme le voulait l’usage, tout un chacun lui fit l’embrassade. Quand vint le tour de Polu, il ne l’embrassa point comme tout le monde : la belle ayant un appendice nasal légèrement au dessus de la taille moyenne, il s’est dit pour l’embrasser sur les deux joues, c’est plus court en passant par derrière.

De même un jour au tribunal de simple police, devant le juge lui posant la question pour savoir : ‘’C’est vous qui avez vidé par la fenêtre un pot de matières fécales sur le plaignant ici présent ?’’

‘’Oui, très efficace’’ répondit-il, déclenchant l’hilarité de toute la salle par cette astucieuse pirouette. Polu s’en est tiré à bon compte en bénéficiant de la relaxe.

 

16 – DU NOUVEAU DANS L’EDITION

C’est toujours  un réel plaisir de découvrir un nouvel ouvrage surtout lorsqu’il émane d’une personne très attachée au village. Nous saluons donc la parution du livre de Pauline Sallembien-Giuliani ‘’il faudra retourner voir les Giotto’’ présenté au Palais des Congrès d’Ajaccio et à la Maison de la Presse à Corte les 23 et 25 avril.

Dans ce journal ‘’recomposé’’ et original que le lecteur parcourt à son gré, Pauline évoque au travers d’anecdotes et de réflexions sociologiques, divers événements et souvenirs  d’enfance. On y retrouve à peine masqués mais habilement croqués, divers personnages du cercle familial de la vie bastiaise et aussi du village.

 

 

17 – LE PONT D’ALTIANI

Il aura fallu plusieurs articles dans la presse ainsi qu’un blocage total le jeudi 18 avril pour que ce pont du 14ème siècle soit enfin réparé suites aux multiples dégâts causés par les poids lourds qui l’utilisent quotidiennement.

Il faut toutefois rester vigilant car cette situation ne peut perdurer et la création d’un nouveau pont s’impose pour sauver le patrimoine que les générations précédentes nous ont confié.

 

18 – HOMMAGE A LULU

Récemment, notre village était en deuil et c’est dans une immense tristesse que Luciana Rouby-Franchi a été conduite à sa dernière demeure accompagnée par ses fils, Jean-Pierre et Patrick, ses petits-enfants, son compagnon Pierre Salvadori et de très nombreux parents et amis venus de toute la Corse et du continent lui dire un dernier adieu.

Dans le petit cimetière familial, son fils aîné, Jean Pierre, bouleversé par l’émotion, s’adresse à sa mère en des termes d’une très grande noblesse. Il rappela ce que fut cette femme remarquable, que la beauté, le charme, le rayonnement et la vitalité rendaient particulièrement attachante.

Femme de caractère, elle savait se battre avec courage dans l’adversité et c’est ainsi que, face au mal, elle est toujours restée digne et debout.

Femme de cœur, elle se dévouait sans relâche, aidant ceux qui étaient dans le besoin, redonnant force et espoir à ceux qui étaient dans la peine. A tous elle communiquait son énergie et sa joie de vivre.

Femme d’honneur et de fidélité, elle ne transigeait pas sur les valeurs essentielles qui étaient les siennes et qu’avec son mari elle avait transmis à ses enfants.

Et Jean-Pierre rendit hommage à son compagnon avec qui elle avait tissé un lien d’amour très intense et dont le dévouement exemplaire a fait l’admiration de tous.

Maintenant Luciana repose auprès de ses parents, en ce lieu de calme et de recueillement, dans ce village et sur cette terre de Corse à laquelle elle était si profondément attachée.


 

19 - PAR LA SCIENCE OU PAR LA FOI

 


L’aube tremble au bord du ciel,

Et l’azur laqué de miel

Sourit à l’éveil des choses,

Frôlant de son clair frisson

La mer calme et l’horizon

Prêts à des métamorphoses.

 

Le paysage changeant

A comme un halo d’argent

Où se pose et meurt un rêve…

Et tout vibre autour de nous…

Ah! que l’on prie à genoux

Sous le rideau qui se lève.

 

Par la science ou la foi

Est-ce du même convoi

Que le ciel reçoit les hôtes

Qui viennent de resplendir

Au zénith comme au nadir :

--Séraphins ou cosmonautes ?

 

S’il est un subtil ressort

Pour l’âme dans son essor,

Nous voyons réalisée,

Dans la conquête du ciel

Par le moderne Ariel,

--la formidable fusée

 

Oh! quand donc ce temps viendra

Où l’astronaute pourra,

Dans la soucoupe volante,

Avec la sécurité

Avoir la sérénité

D’une Pallas vigilante !

 

Flot sur flot et pli sur pli,

J’ai vu tout l’inaccompli

Autour de moi se défaire,

Mon songe ailé se hâter

Et dans le ciel éclater,

Bulle d’or comme une sphère !

 

Or, à présent, devant moi,

La colombe, sur le toit,

Suspend son vol qui se dore…

Plus bas un carré de buis

A bu l’élixir des nuits

Pour mieux s’enivrer d’aurore

 

Oui, ce moment est béni

Sur la glèbe et dans le nid,

Dans la prochaine vallée…

Que s’apaise mon émoi !

Partout le progrès est roi,

Et la magie envolée !


(A SUIVRE)      



Bulletin d’information de Piedicorte Di Gaggio.  Directeur de publication François Corazzini, comité de rédaction:   Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Genevieve Dumas