Edition trimestrielle
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CONCA D’ARGENTU
Bulletin
municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio
1 – EDITORIAL :
Voici maintenant un an que notre modeste bulletin existe ;
essentiellement par la bonne volonté de quelques personnes qui veulent faire connaître
leur village, sa vie et son histoire pour essayer de le sortir d’une certaine
léthargie qui risque comme beaucoup de le frapper tôt ou tard. Avant tout bulletin d’information nous avons d’abord privilégié,
toute réduite qu’elle soit, l’actualité quotidienne du village et de ses
habitants, résidants ou éloignés. Elle est toutefois bien insuffisante pour
couvrir nos quatre pages trimestrielles. Nous avons donc trouvé d’autres sujets en essayant de les varier car
nous ne voulons pas non plus tomber dans une sorte de nostalgie qui ferait
regretter le temps passé. Chaque époque a son histoire, ses joies, ses peines
et on ne peut écrire que l’une est mieux qu’une autre. Il faut
essentiellement vivre le temps présent. Certes il ne faut pas enfouir nos coutumes ancestrales, bien au
contraire, ce sont nos racines, notre richesse et notre patrimoine. Il
convient donc de les mettre en valeur. Nous disposons aujourd’hui d’outils
fabuleux pour cela. Internet est un
de ceux-ci et les personnes qui sont abonnées le savent parfaitement. Plus de
8000 pages du site de Piedicorte mis en place en mai 2001, ont déjà été consultées, par des personnes du
village ou attachées au village, mais également par des gens du monde entier qui
découvrent avec enthousiasme notre village. Ce site
n’est pas encore achevé, surtout par manque de temps. Je compte donc un peu
sur l’aide de chacun pour apporter des sujets d’articles ou des idées pour le
site ou le bulletin |
SOMMAIRE1.
EDITORIAL 2.
A MUNTAGNERA 5.
NANNY 7.
REALISATIONS 9.
SIVOM 12.
QUALITE DE L’EAU 18.
HOMMAGE A LULU 19.
PAR LA SCIENCE OU PAR LA FOI |
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Retrouvez nos bulletins
et d’autres informations sur le site internet : http://www.piedicorte.fr.st ou
http://site.voila.fr/piedicorte Faites nous connaître vos observations, vos souhaits éventuels
et communiquez toutes informations qui semblent intéressantes d'être publiées
dans ce bulletin ou le livre d’or du site Vous contribuerez ainsi à leur
pérennité.
Téléphone mairie : 04 95 48 81 22 fax mairie : 04 95 48 85 33 |
Pour mieux comprendre, disons
la transhumance. C’était une tradition jusqu’en juillet 2000, chaque année, le
troupeau de chèvre de Marie Jo, traversait notre village à l’aube, s’abreuvant
à la fontaine avant d’arpenter la voie romaine qui va vers le Bozio, région où
elles allaient se réjouir en broutant l’erba barona.
Pour ceux qui attendaient
leur passage l’été 2001, ce fut raté ; nos bêtes à cornes voulant profiter
du progrès, se sont rendues à leurs alpages habituels par transport collectif
motorisé.
Nous ne pouvons en vouloir
ni aux bêtes ni aux gens. C’est l’évolution de la Société.
La déception a été grande,
car à la suite du troupeau, il y avait toujours une quarantaine de personnes
qui partaient joyeusement franchissant par étape tous nos lieux-dits, à
savoir :
Depuis a Bocca di
Carcicavoli, a Funtana a i Santi , a Funtana Bona, u Barone, Ciuterna, le
défilé di i Monti a Sant-Andria, a Sulvella, u Ballu, i Vaccili e u Caragudu.
Après, nous touchons le territoire du Bozio Campirudighu et San Cervone.
La chance aidant, nous avons pu obtenir une photo souvenir de ce dernier passage en juillet 2000 au moment précis où le troupeau de chèvres passait entre la fontaine et la maison Benedetti.
Ces jours de transhumance, c’était
toujours l’occasion de découvrir quelque chose.
Ainsi ces deux bergers
illettrés ou presque qui se remémoraient le temps où ils avaient exercé ce
noble métier.
On en apprenait plus avec
eux en trente minutes qu’à suivre certains cours en faculté pendant 3 heures.
Car en fait comme ils disaient : ‘’à pratica vince a gramatica.’’
En peu de temps ils
remarquaient le moindre détail qu’eux seuls pouvaient discerner. Ainsi ils
disaient par exemple
-
feghia
sa cabra chieragiada chi bellu stuvigliu ch’ell’a
e
l’altru di risponde :
-
u stuvigliu ghie un affare, ma ci so
di quelle chi hanu piu uveru che latte.
-
A so ma n’un mi sbagliu micca eppoi, te voli
scumette chi sa moncula chi si trova accantu à a pendinata modina ne a ancu di
piu.
-
Eppoi
feghiami sa facciada rossa cu a so zighina tamante una turiccia chi a strappatu
u so bugognulu e s’appupa sempre.
-
Di tutta manera so guasi tutte piene. So stade serude ;
Secomme, u beccu un n’a cha tre anni ma !...
- E vera mi, e tre inzzecche nantu e corne.
-
Inde!
Mi pare chi u castradu abbia listessa eta.
- Mancu a negu.
Leur passion de revivre un
seul instant du temps passé ravivait en eux l’esprit vif du temps de leur
jeunesse
Nous aurions payé très cher
pour les écouter encore, mais hélas ils ne sont plus là. C’est pourquoi il ne
faudrait laisser perdre aucun mot de ceux qu’ils nous dirent ces fameux jours
de transhumance.
Quant aux sentiers qu’ils
utilisaient il serait fort judicieux de les rénover et de les maintenir en bon
état afin de créer des sentiers de randonnées de moyenne montagne pédestres ou
équestres souvent très prisés par les touristes et par les Corses eux mêmes.
Cela permettrait également de relier des villages souvent très isolés les uns
des autres et pourtant tout proches. Par ailleurs, ce serait un moyen rapide
d’accès pour les secours en cas d’intervention urgente (feu ou blessé comme
cela s’est déjà produit).
Enfin, la rénovation de
sentiers permet très souvent de redécouvrir d’anciennes sources, fontaines,
chapelles ou vestiges de tout genre, parfois méconnus ou oubliés mais qui
présentent toujours un intérêt culturel et touristique certain. Il s’agit de
notre patrimoine qu’il convient de protéger, de faire connaître respecter et
apprécier.
En mai 2001, des indiennes
Navajos étaient venues à l’école de Piedicorte présenter leurs activités et
découvrir nos méthodes éducatives. Cette rencontre s’est poursuivie par des
échanges réguliers tout au long de l’année puis par la réalisation d’un
documentaire salué par le communiqué de presse suivant (extraits):
‘’Le mercredi 27 février
s’est déroulé un événement peu ordinaire au restaurant Il Boccaccio à Los
Angeles, lieu de rendez-vous des Corses de Californie. Il s’agissait de la
présentation en avant première, dans sa version anglaise, du documentaire de
Philippe Raffalli ‘’le Churro, le mouton sacré du peuple Navajo’. Ce
documentaire de 50 minutes, très attendu en Corse (il a été depuis diffusé par
FR3 le 18 mai) retrace l’échange culturel entre bergers corses et bergers Navajos
qui avait eu lieu l’an dernier en Corse et en Arizona sous l’égide de
l’association Kurnos-Oikouménè.
C’est avec émotion que
l’assemblée, nombreuse et disparate, venue de divers états, Californie, Oregon,
Montana, Arizona, New-York, Nouveau Mexique, mais aussi du Canada et de
Corse , a assisté aux divers évènements de cet après-midi et de cette
soirée fertiles en rencontres et en surprises…
Après la première
projection, les indiens navajos présents, Lena Benally, Sharon et Al Begay, ont
donné libre cours à leur émotion. Lena, bergère artiste tisserande, a évoqué sa
découverte de la Corse et des traditions de l’île et sa rencontre avec les
femmes de Lana Corsa, qui l’ont inspirée dans sa recherche de nouvelles
techniques telles que le tricot ou le crochet.
Sharon Begay, enseignante
Navajo, a été particulièrement touchée par la visite des écoles de Piedicorte
et Vezzani et par le débat qu’ouvre le documentaire sur l’éducation et la
transmission du savoir aux enfants. Elle a présenté son travail d’éducatrice et
évoqué l’espoir que représentent pour la communauté navajo les petites écoles
locales face au système scolaire gouvernemental.
Al, berger navajo, a été ému
par les gestes des bergers de l’île, qui, a-t-il dit, lui rappellent les
siens : ’’ce qui signifie que la responsabilité du berger est la même
partout dans le monde, et que nous devons continuer d’assumer cette
responsabilité et tenir bon et nous occuper de nos bêtes du matin au soir et
travailler comme nous l’avons vu faire à nos parents et nos grands-parents.’’
…une ‘’Award Ceremony’’ a
suivi, qui s’est ouverte par la remise de l’impressionnant ‘’U Paoli Oscar’’ à
Philippe Raffalli, sous l’inscription corse symbolique ‘’L’acqua corre, u
sangue leia’’. La présidente des corses de San Fransico et de
l ‘Association Kurnos Oikouméné, Annette Samec-Luciani, a rappelé
l’importance de cette rencontre mise sous le signe du partage et de l’amitié
entre les peuples et les cultures…
…en clôture de soirée,
Richard Ortoli, président de l’Association des Corses des Etats Unis, Annette
Samec-Luciani et Carla Matra-Venezia ont remercié les participants et présenté
leur nouvelle initiative qui sera, outre la continuation du dialogue entre
cultures corse et navajo, le rassemblement des œuvres littéraires des Corses
des Etats Unis sur un nouveau site web.
Le 16 mars une
sortie éducative au musée d’Aléria a été organisée pour les plus grands. Ils
nous racontent eux mêmes ce qu’ils ont vu.
(par Laura, Laura-Stella,
Michelle, Patricia et
Mario,
classe du cycle 3, CE2 et
CM1)
La ville antique d’Aleria
a été fondée au VI ° siècle avant Jésus -Christ, par des GRECS phocéens.
Les premiers Phocéens sont arrivés à Aleria (ALALIA) vers 565 av. .J.C.
Elle fut ensuite conquise
par les CARTHAGINOIS au début du III° siècle av. Jésus- Christ.
(Les Carthaginois
étaient appelés PUNIQUES par les Romains.)
Les ROMAINS prirent
la ville aux Puniques en 259
av. J.C.
Les ETRUSQUES, comme
les Grecs et les Puniques, ont utilisé Aléria comme comptoir, comme
relais pour leur commerce maritime .
[Les Etrusques étaient le
peuple d’Etrurie, la Toscane actuelle.]
Toutes ces civilisations ont
laissé des traces de leur passage à Aléria.
De nombreux objets exposés
au Musée ont été retrouvés dans des tombes.
Le site de l’antique Aléria
a été détruit par les Vandales au V° siècle après Jésus-Christ.
[Les Vandales étaient des
envahisseurs barbares de Germanie.]
Les fouilles sont récentes.
Elles ont débuté en 1971.
De cette cité romaine, on
retrouve entre autre les restes du FORUM, de deux TEMPLES,
(un petit et un plus grand )
du CAPITOLE et du BALNEUM.
Chez les Romains,
-
Le
Forum était une grande place où l’on se rencontrait.
Au Forum
-
Le
Temple était un lieu de culte.
Le Temple
( au fond, la mer
Tyrrhénienne )
- Le Capitole était
le lieu où siégeaient les dirigeants de la cité.
- Au Balneum ,on
prenait des bains.
Il y avait plusieurs bassins
et petites piscines, alimentés en eau froide, (frigidarium) tiède (tepidarium)
et chaude (caldarium) .
L’eau arrivait par des
canaux. Les citernes et les impluvium recueillaient également l’eau de
pluie.
La citerne
(Ou quand le
charme et la connaissance faisaient leur entrée au palais royal de Rabat sous
les traits d’une jeune piedicortaise.)
Plus q’un nom et plus qu’un
prénom, Nany qui s’appelle en réalité Stéphanie SIMONI , veuve Moracchini
est une enfant de Piedicorte, vivant à Ajaccio, mais aimant toujours profondément
les rues de son village où elle revit dans son cœur les beaux souvenirs de sa
jeunesse. Epoque où il faisait bon vivre au village chez les grands-parents
avec sa sœur aînée Ursule et leur mère que l’on appelait Angèle.
Tandis que le papa
sergent-major se trouvait à la guerre dès 1914, puis prisonnier des Allemands
jusqu’en novembre 1918, Nany se souvient de ces longs hivers neigeux où elle
allait à l’école des filles de Suarella chez Mademoiselle Elisabeth SABINI qui
lui a enseigné le français, le calcul, l’histoire et la géographie pendant que
dans la cheminée le feu de bois crépitait. Ce feu était fait avec les bûches
amenées par les élèves, car en ce temps là, chaque élève apportait le cartable
d’une main et la bûche sous le bras libre.
Mais, revenons à la
géographie : les cartes de tous les pays du monde accrochées au mur
donnaient à rêver : comme pour tous les enfants du monde, les idées, les
questions de toutes sortes surgissent et s’imposent à l’esprit. Parfois, Nany
rêvait du Maroc...Tiens se disait-elle, dire que dans ce pays, une jeune
esclave Davia Francheschini y a régné en tant que sultane ! Non, ce sont
peut-être des histoires folles.
Il y a fort longtemps que
Nany sait qu’il ne s’agissait pas d’histoires. Car au cours de sa longue
carrière de directrice d’école à Rabat, elle a travaillé au palais royal,
spécialement chargée d’instruire les princesses, c’est à dire les 3 sœurs
d’Assan II (filles de Mohamed V) Et pourtant, si on lui parle de l’exercice de sa profession au Palais, elle ne s’étend guère : Respect
et discrétion.
En effet, il y en aurait des
choses à dire, d’aucuns n’auraient cessé de produire livre sur livre et inonder
les magazines de racontars. Visiblement, Nany garde un bon souvenir de cette
époque : elle consent à nous livrer que Mohamed V en personne venait
parfois la prendre à domicile en voiture et aussi la ramener après le travail.
Mais plus souvent, le futur Hassan II encore jeune, lui qui aimait les belles voitures
de sport, venait volontiers la chercher.
Que Nany nous pardonne cette
page concernant la petite histoire d’une vie auprès des monarques de royaumes
lointains. Et même si elle nous prive de tant et tant de détails que nous
aimerions connaître, ses silences restent très éloquents et respectables.
Duve stubu un manghiu e duve
manghiu un stubu dit un proverbe corse. Ce qui revient à dire : on ne
crache pas dans la soupe.
Le conseil municipal s’est
réuni le samedi 23 mars. L’ordre du jour était :
-
-
Le vote du compte administratif, c’est à dire l’approbation des dépenses et
recettes de l’année 2001. Il ressort un excédent de 352 806 francs soit 53 785
€ reporté au budget 2002.
-
- Le vote du budget de 2002 qui s’élève à 264
763 € dont 91 470 € en investissement et 173 293 € en fonctionnement.
-
Compte
tenu des reports et d’une meilleure répartition de la taxe d’habitation, cette
dernière ne sera pas augmentée en 2002 pour la partie communale.
-
Le
vote du compte administratif de l’eau 2001 qui fait ressortir un excédent
global de 155630 francs soit 23 726 € reporté en 2002
-
Le
vote du budget de l’eau pour 2002 qui
s’élève à 150000 € dont 72000 € pour l’investissement et 78000 € pour
l’exploitation.
-
La
création d’un nouveau réservoir, déjà envisagée en 2001, n’est pas abandonnée
mais est soumise aux contraintes des directives européennes qui imposent
notamment la pose de compteurs. Aucune
subvention ne peut donc être accordée dans l’immédiat.
Parmi les travaux en cours
ou effectués par la municipalité il faut noter :
-
L’
éclairage de la RN200 sur la partie traversant Piedicorte.
-
L’éclairage
de la descente vers le couvent.
-
La
réfection du petit réservoir.
-
La
réparation et le marquage des dos d’âne.
-
Le
débroussaillage et le nettoyage et le fleurissement du village.
-
L’aménagement
de placettes devant et sous le Pancone.
Le président du Conseil
Général a réuni l’ensemble des maires du canton le 3 avril à Bustanico.
Parmi les points évoqués il faut signaler
que le PEI sera ouvert à l’aménagement des zones rurales et permettra ainsi le
reclassement de la RD14 en seconde
catégorie et sa réfection avec une largeur de 4 m50. Toutefois il faudra au moins
5 ans pour la réalisation totale de ce projet.
Il
faut noter également que la création de 6 postes de sapeurs forestiers est
acquise.
Le conseil d’administration
du SIVOM, composé des maires et délégués des 7 villages de l’ancien canton
s’est réuni le 23 mars à la mairie de Piedicorte.
L’ordre du jour
concernait :
-
-
l’approbation du compte administratif 2001 qui fait ressortir un excédent de
209848,56 francs soit 32000 € reportés
en 2002.
-
-
Le vote du budget 2002 qui s’élève à
77726 € dont 68 950 en fonctionnement et 8776 en investissement.
Parmi les questions diverses
évoquées, il faut noter l’état d’avancement concernant l’enlèvement des épaves.
Le SIVOM disposant des crédits nécessaires et chaque commune étant d’accord,
rien ne s’oppose à la réalisation rapide de cette opération qui devra avoir
lieu avant l’été. (elle est depuis en cours de réalisation.)
Il convient également
d’envisager une évolution du SIVOM afin de ne pas limiter son seul champs
d’action au simple enlèvement des ordures ménagères.
La mutualisation de certaines
contraintes municipales pourrait être envisagée. Ainsi, l’exemple du Bozio qui
a mis en commun au niveau du SIVOM la gestion de son secrétariat pourrait être
étudié. Cela permettrait la création d’1 ou 2 emplois de personnes bien formées
et disponibles dans chaque mairie au moins deux demi-journées par semaine.
1er
tour 21 avril 2002
INSCRITS 193
VOTANTS 124
EXPRIMES 124
Abstentions : 35,75 %
Jacques CHIRAC 63 50,8
%
Lionel JOSPIN 20 16,12
%
Christiane TAUBIRA 11 8,87
%
J.P. CHEVENEMENT 8 6,45
%
Jean Marie LE PEN 5 4,03
%
Jean SAINT-JOSSE 5 4,03
%
François BAYROU 4 3,22
%
Robert HUE 3 2,41
%
Olivier BESANCENOT 3 2,41 %
Corinne LEPAGE 1 0,8 %
Noël MAMERE 1 0,8 %
Bruno MEGRET 0 0
Daniel GLUCKSTEIN 0 0
Christine BOUTIN 0 0
Alain MADELIN 0 0
Arlette LAGUILLER 0 0
2ème tour 5 mai 2002
INSCRITS 192
VOTANTS 144
NULS ou
BLANCS 14
EXPRIMES 130
Abstentions : 25 %
Jacques CHIRAC 119 91,54
%
Jean Marie LE PEN 11 8,46
%
Haute Corse 2ème
circonscription : 11 candidats
1er
tour 9 juin 2002
INSCRITS 195
VOTANTS 120
EXPRIMES 119
Abstentions : 38,46 %
Candidats Voix %
Paul PATRIARCHE 80 67,23%
Paul GIACOBBI 24 20,17%
Jean Félix ACQUAVIVA 9 7,56%
François Xavier RIOLACCI 6 5,04%
Octave JACOB DIT LUZIE 0 0
Jean GRAZIANI 0 0
Vincent CARLOTTI 0 0
Jean-André LEFEVRE 0 0
Françoise DUTFOY 0 0
Marie Claire PIAZZA 0 0
Valérie SEGAUX 0 0
2ème
tour 16 juin 2002
INSCRITS 195
VOTANTS 133
EXPRIMES 131
Abstentions : 31,79 %
Paul PATRIARCHE 99 75,57%
Paul GIACOBBI 32 24,43%
Le dernier prélèvement effectué
le 7 mars donne des résultats toujours aussi satisfaisants :
- ph : 8,04 normes
entre 6,5 et 9
- turbidité : 0,26 normes
2 NTU
- paramètres micro
biologiques : absence de bactéries aérobies, coliformes thermotolérants et
streptocoques fécaux.
Conclusion : Résultats
conformes à la législation sur les paramètres mesurés. Eau potable
bactériologiquement.
Nous déplorons la
disparition de
Madame Marie VALASSERIS belle sœur de Madame
Paulette Valasseris-Corazzini survenue le 1er avril à Marseille.
Madame Luciana
ROUBY-FRANCHI. survenue le 16 mai à Toulouse .
Madame Antoinette MARIANI
née CECCALDI ,
grand-mère d’Emmanuel et Florian SIMONGIOVANNI, survenue le 23 mai 2002 à
AJACCIO.
Tout notre soutien et notre
amitié à leurs familles.
Une erreur de frappe s’était
glissée dans notre précédent numéro. Il convenait de lire consonne et non
syllabe.
Le mot à trouver
était : oiseau
Les gaîtés existaient bel et
bien malgré les conditions de vie parfois difficiles du temps révolu.
Parmi ces gaîtés, c’est
l’humour qui était quasi permanent. Aurait-il fallu deviner que cette forme de
vie et de pensée allait s’étioler pour en retenir un tant soit peu ?
Hélas ! le meilleur est perdu à jamais. Il ne nous reste plus qu’à
recoller et à essayer de faire revivre certains ‘’morceaux’’. Mais d’avance,
l’on n’ignore pas que tout ce qui est reconstitué perd beaucoup de sa fraîcheur
originelle et donc de sa beauté et le goût savoureux qui s’en dégageait.
Il faut dire aussi que
l’esprit paysan avait ses repères et ses codes qui lui appartenaient en propre.
Nos plaisanteries humoristiques sortaient souvent de manière spontanée et disons
le, elles étaient moins ‘’vachardes’’ et grossières que ce que nous entendons
de nos jours.
Elles étaient toujours
enveloppées d’un certain respect et d’une certaine pudeur, sans excès.
Il en était un qui nous
amusait beaucoup : c’était Paul Massiani appelé familièrement Polu.
Ses réparties promptement
lâchées étaient sans égal.
Nous avons déjà eu
l’occasion de raconter deux de ses stalvadoghi : l’un où il réussit à
ridiculiser le Commandant de brigade des carabiniers et l’autre où, sur le
bateau transporteur de troupes, faisant fi aux mesures d’alerte occasionnées
lors de la prise à partie par un torpilleur ennemi, il ne perdit pas son sang
froid, saisissant l’occasion de ramasser la monnaie dispersée en criant haut et
fort : Banco !….
Les meilleurs tours qu’il
jouait, arrivaient toujours lorsque l’on s’y attendait le moins.
Ainsi, je me souviens d’une
fois où nous étions tous sur la place de l’église à l’arrêt du car d’où
débarquaient les estivants. Une grande et jolie fille vint à s’extraire du
véhicule, et comme le voulait l’usage, tout un chacun lui fit l’embrassade.
Quand vint le tour de Polu, il ne l’embrassa point comme tout le monde :
la belle ayant un appendice nasal légèrement au dessus de la taille moyenne, il
s’est dit pour l’embrasser sur les deux joues, c’est plus court en passant par
derrière.
De même un jour au tribunal
de simple police, devant le juge lui posant la question pour savoir :
‘’C’est vous qui avez vidé par la fenêtre un pot de matières fécales sur le
plaignant ici présent ?’’
‘’Oui, très efficace’’
répondit-il, déclenchant l’hilarité de toute la salle par cette astucieuse
pirouette. Polu s’en est tiré à bon compte en bénéficiant de la relaxe.
C’est toujours un réel plaisir de découvrir un nouvel
ouvrage surtout lorsqu’il émane d’une personne très attachée au village. Nous
saluons donc la parution du livre de Pauline Sallembien-Giuliani ‘’il faudra
retourner voir les Giotto’’ présenté au Palais des Congrès d’Ajaccio et à
la Maison de la Presse à Corte les 23 et 25 avril.
Dans ce journal
‘’recomposé’’ et original que le lecteur parcourt à son gré, Pauline évoque au
travers d’anecdotes et de réflexions sociologiques, divers événements et
souvenirs d’enfance. On y retrouve à
peine masqués mais habilement croqués, divers personnages du cercle familial de
la vie bastiaise et aussi du village.
Il aura fallu plusieurs
articles dans la presse ainsi qu’un blocage total le jeudi 18 avril pour que ce
pont du 14ème siècle soit enfin réparé suites aux multiples dégâts causés par
les poids lourds qui l’utilisent quotidiennement.
Il faut toutefois rester
vigilant car cette situation ne peut perdurer et la création d’un nouveau pont
s’impose pour sauver le patrimoine que les générations précédentes nous ont
confié.
Récemment, notre village
était en deuil et c’est dans une immense tristesse que Luciana Rouby-Franchi a
été conduite à sa dernière demeure accompagnée par ses fils, Jean-Pierre et
Patrick, ses petits-enfants, son compagnon Pierre Salvadori et de très nombreux
parents et amis venus de toute la Corse et du continent lui dire un dernier
adieu.
Dans le petit cimetière
familial, son fils aîné, Jean Pierre, bouleversé par l’émotion, s’adresse à sa
mère en des termes d’une très grande noblesse. Il rappela ce que fut cette
femme remarquable, que la beauté, le charme, le rayonnement et la vitalité
rendaient particulièrement attachante.
Femme de caractère, elle
savait se battre avec courage dans l’adversité et c’est ainsi que, face au mal,
elle est toujours restée digne et debout.
Femme de cœur, elle se
dévouait sans relâche, aidant ceux qui étaient dans le besoin, redonnant force
et espoir à ceux qui étaient dans la peine. A tous elle communiquait son
énergie et sa joie de vivre.
Femme d’honneur et de
fidélité, elle ne transigeait pas sur les valeurs essentielles qui étaient les
siennes et qu’avec son mari elle avait transmis à ses enfants.
Et Jean-Pierre rendit
hommage à son compagnon avec qui elle avait tissé un lien d’amour très intense
et dont le dévouement exemplaire a fait l’admiration de tous.
Maintenant Luciana repose
auprès de ses parents, en ce lieu de calme et de recueillement, dans ce village
et sur cette terre de Corse à laquelle elle était si profondément attachée.
L’aube tremble au bord du
ciel,
Et l’azur laqué de miel
Sourit à l’éveil des choses,
Frôlant de son clair frisson
La mer calme et l’horizon
Prêts à des métamorphoses.
Le paysage changeant
A comme un halo d’argent
Où se pose et meurt un rêve…
Et tout vibre autour de
nous…
Ah! que l’on prie à genoux
Sous le rideau qui se lève.
Par la science ou la foi
Est-ce du même convoi
Que le ciel reçoit les hôtes
Qui viennent de resplendir
Au zénith comme au
nadir :
--Séraphins ou
cosmonautes ?
S’il est un subtil ressort
Pour l’âme dans son essor,
Nous voyons réalisée,
Dans la conquête du ciel
Par le moderne Ariel,
--la formidable fusée
Oh! quand donc ce temps
viendra
Où l’astronaute pourra,
Dans la soucoupe volante,
Avec la sécurité
Avoir la sérénité
D’une Pallas
vigilante !
Flot sur flot et pli sur
pli,
J’ai vu tout l’inaccompli
Autour de moi se défaire,
Mon songe ailé se hâter
Et dans le ciel éclater,
Bulle d’or comme une
sphère !
Or, à présent, devant moi,
La colombe, sur le toit,
Suspend son vol qui se dore…
Plus bas un carré de buis
A bu l’élixir des nuits
Pour mieux s’enivrer d’aurore
Oui, ce moment est béni
Sur la glèbe et dans le nid,
Dans la prochaine vallée…
Que s’apaise mon émoi !
Partout le progrès est roi,
Et la magie envolée !
(A SUIVRE)
Bulletin
d’information de Piedicorte Di Gaggio.
Directeur de publication François Corazzini, comité de rédaction: Gérald Lamonzie, Pierre Jean
Simoni, Genevieve Dumas