Edition semestrielle                                                            juin  2005           N° 9


CONCA D’ARGENTU

Bulletin municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio 

1 – EDITORIAL :

 

Ce nouveau numéro de Conca d’Argentu retrace la plupart des évènements survenus au cours des 12 derniers mois. Hélas de nombreux décès sont encore à déplorer, mais il y a eu aussi des moments heureux, puisque nous avons le plaisir d’annoncer au moins dix nouvelles naissances. Toutes nos excuses pour les oublis éventuels qui sont tout à fait involontaires.

Outre les informations habituelles concernant la commune et le Sivom, vous découvrirez différents  articles complets et fort intéressants  qui m’ont été transmis par plusieurs contributeurs que je remercie très sincèrement. C’est ce qui explique la taille inhabituelle de notre bulletin.

Vous trouverez aussi un poème (Soniu) qui nous permet de nous souvenir de ceux qui ont profondément aimé le village et qui ont laissé quelques traces tel le cher Ange François Catani

 

SOMMAIRE

 

1.       EDITORIAL

2.       SONIU

3.       BELLACOSCIA

4.       LA NEIGE A PIEDICORTE

5.       CONSEIL MUNICIPAL

6.       TRAVAUX REALISES

7.       PROGRAMME 2005.

8.       BIENVENUE

9.       ILS SE SONT UNIS

10.    ILS NOUS ONT QUITTE

11.    L’ECOLE

12.    SIVOM

13.    EGLISE ET ORGUE

14.    LES CORTINCHI

15.    LA GENDARMERIE

16.    PROMOTION

17.    LE VILLAGE HONORE

18.    HOMMAGE A MARC

19.    HOMMAGE A FELIX MASSIANI

20.    TOUT LE MONDE DESCEND

Retrouvez nos bulletins et d’autres informations sur le site internet :

http://www.piedicorte.fr.st    ou     http://site.voila.fr/piedicorte

Faites nous connaître vos observations et souhaits éventuels. Communiquez toutes informations, articles,documents ou photos qui semblent intéressant d'être publiés dans ce bulletin ou sur le site Vous contribuerez ainsi à leur pérennité.

gerald.lamonzie@wanadoo.fr              mairie.piedicorte@wanadoo.fr

       04 95 48 81 12  -  06 87 19 61 60                 mairie : 04 95 48 81 22   fax : 04 95 48 85 33

Directeur de publication François Corazzini. Comité de rédaction: Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Genevieve Dumas


 

2 –SONIU

 

Sta notte aghju fattu un soniu

Cusi bellu e cusi chiaru

Vistu Aghju u mio paese

Ch’eu tengu caru

L’aghju vistu cun passione

U mio bellu paisone

 

Aghju vistu piazza à l’olmu

Piazza santa e benedetta

Aghju vistu a mio casa

Aghju vistu a culletta

Aghju vistu i mio antighji

I parenti incu l’amici

 

Aghju vistu c’un amore

A mio bella ghjuventu

E poi tante belle cose

Chi ùn vulteranu mai più

Forse è ritruveremmu

A l’appellu di gesù

 

Ma face sempre piace

Di vede i loghi amati

Ghje di poi 25

Chi eu l’aghju lasciati

Ma sempre in dù u mio core

Eu l’aghju cunservati

 

Soniu cusi bellu è dolce

Souvente veni cun mè

In dù a mio santa terra

Portami sempre in cun tè

Chi vede u mio paese

Mi face tantu piacè

 

I sonii ghje chi so belli

Quand’elli so i piu corti

Eu pensu sempre a tè

Paese di Pedicorte

Capi locu di cantone

Tu si u mio paisone

 

AF CATANI (mai 1975)

3 – Antoine Bellacoscia :

une vie de bandit corse au 19e siècle

 

Les habitués du café Magnavacca auront remarqué, parmi les reprographies de cartes postales insulaires ou piedicortaises accrochées aux murs de la salle, celle représentant la reddition du célèbre bandit de Bocognano, Antoine Bellacoscia. C’était le 25 juin 1892, sur le plateau de la Foce di Vizzavona. Bellacoscia mettait fin ainsi à 44 ans 1 mois et 16 jours d’une existence de hors-la-loi en se constituant prisonnier auprès du capitaine de gendarmerie Ordioni.

 

photo du bar Magnavacca

 

Tout avait commencé en mai 1848 lors de la sélection des appelés pour le service militaire. Le service avait à l’époque une durée de 7 ans et chaque canton devait fournir un nombre déterminé de jeunes gens, choisis par tirage au sort, pour former le contingent insulaire composé de 1000 à 1200 recrues. Antoine Bonnelli, dit Bellacoscia d’après le surnom de son père, jeune berger de 21 ans, est tiré au sort et doit donc partir. Il fait alors remarquer qu’il a déjà un frère à l’armée, ce qui normalement devrait lui permettre d’être exempté. Mais il s’agit en fait de son demi-frère et l’exemption est refusée. Antoine n’accepte pas ce qu’il considère comme une injustice et prend le maquis, devenant de ce fait un réfractaire. C’est le début de sa longue carrière de bandit.

Sa connaissance du maquis, du côté de la vallée de la Pentica, entre Bocognano et Pastricciola, et ses nombreux soutiens familiaux lui permettront de vivre de longues années dans la nature. Sa famille est en effet immense.

Son père Pierre-Paul Bonnelli  a vécu avec trois femmes en même temps, trois sœurs, qui lui ont donné, de 1818 à 1861, pas moins de 24 enfants dont… deux gendarmes. Cette progéniture abondante et ce mode de vie plutôt inhabituel pour l’époque lui ont valu le surnom fameux de Bellacoscia passé, avec la postérité, à ses enfants et en premier lieu à Antoine.

 

 

Pour Antoine et son jeune frère Jacques, qui décide de venir avec lui au maquis en 1850, les crimes et les condamnations vont se succéder rapidement. . Pour avoir tiré des coups de feu sur le maire de Bocognano, qui avait refusé de l’exempter, Antoine est condamné à mort par contumace en 1854. Cette même année, il est encore condamné à mort, mais cette fois avec son frère Jacques, pour l’assassinat de Jean-Baptiste Marcangeli

 

.Celui-ci venait d’épouser la jeune Jeanne Cerati dont Antoine avait auparavant, mais en vain, demandé la main. En 1855, Antoine et Jacques sont condamnés pour une tentative de meurtre sur Dominique Miniconi, à qui ils reprochent d’avoir compromis une de leur sœurs, et pour le meurtre d’un voisin et ami de Dominique dans le guet-apens qui était tendu à ce dernier. C’est la troisième condamnation à mort pour Antoine qui reste pourtant insaisissable et qui devient rapidement célèbre dans une France en mal d’exotisme. Avec un sens inné de la mise en scène, Antoine rencontre des journalistes et des personnalités dans le maquis, en particulier le futur député de la Corse Emmanuel Arène, et pose pour les photographes qui vont populariser sa barbe blanche et son fidèle chien, fameux pour son flair, et pour la capture duquel la gendarmerie offrait une prime. Antoine et Jacques sont alors surnommés les « rois de la montagne.

Mais les années passent et Antoine commence à se lasser de cette vie sans répit ; sa famille aussi. Une visite en Corse du président de la République Sadi Carnot en 1890 offre l’occasion de trouver une issue honorable. À Corte, la compagne d’Antoine, Marie-Madeleine Arrighi, originaire d’Aghione, est présentée par Emmanuel Arène au président et lui demande la grâce du contumax. La voie de la reddition est ouverte. Elle est effective le 25 juin 1892 à Vizzavona.

Dès sa reddition, Antoine Bellacoscia est amené à Bastia afin d’être à nouveau jugé, en sa présence cette fois, pour les crimes qui lui sont reprochés. Mais la prescription a fait son œuvre puisque le dernier crime dont il est l’auteur remonte à l’année 1852 et que sa participation à une fusillade mortelle, en 1880, ne peut être établie. Il est donc acquitté en juillet mais interdit de séjour en Corse et envoyé à Marseille. Mais l’intervention d’Emmanuel Arène permet de lever cette mesure et Bellacoscia revient en Corse en octobre. À son retour, le « bandit retraité » officialise son union avec Marie-Madeleine et légitime ses deux enfants. Zi’Antone, comme le village l’appelle désormais, partage désormais une existence paisible entre Bocognano l’été et Aghione, près d’Aleria, l’hiver d’où il aimait contempler les étangs de Diana et d’Urbinu et où il s’éteint en février 1907.

Son frère Jacques, Zi’Ghjacumu, avait, lui, refusé de se rendre. Son dernier crime remontant à 1871, la prescription ne lui était pas ouverte. Sa fin reste obscure mais on raconte qu’il est mort dans l’hiver 1895-1896. La légende veut qu’il ait été enterré près d’une source sous des rochers, après 45 années passées au maquis, une année de plus que son frère Antoine.

Ironie de l’histoire, Antoine avait pris le maquis parce qu’on lui refusait une exemption du service militaire, pourtant légitime à ses yeux. Son fils, Paul-Joseph, né en 1879, tire lui aussi un mauvais numéro en 1900 mais se trouve dispensé du service en qualité d’aîné d’un septuagénaire (Antoine a alors 73 ans). Il renonce pourtant à sa dispense et est incorporé dans un régiment d’infanterie à Toulon où ses qualités lui valent de rapides promotions. Nommé sous-lieutenant en 1914, il est tué en septembre dans la Meuse et reçoit à titre posthume la légion d’honneur pour prix de sa bravoure et de son sacrifice. Le journal de Toulon annoncera son décès en titrant : « mort au champ d’honneur du fils de Bellacoscia ».

Rémi DECOUT-PAOLINI

Pour ceux qui veulent approfondir, deux ouvrages peuvent être recommandés :

• Paul Silvani, Bandits corses de légende, Ajaccio, 1999, Albiana, 227 p.

• Stephen Wilson, Vendetta et banditisme en Corse au dix-neuvième siècle, Ajaccio, 2002, A Messagera/Albiana, 535 p.

Pour terminer cet article j’ajouterais que ma petite fille Coralie SAVONA est une descendante des Bonelli et d’Antoine Bellacoscia.(G.Lamonzie)

 

4- LA NEIGE A PIEDICORTE DI GAGGIO

L’article ci-après avait été transmis à Corse Matin mais il n’a jamais été publié

L’ hiver a été très neigeux sur les communes de Piedicorte Di Gaggio, Altiani, Pietraserena, Pancheraccia, Giuncaggio, Focicchia et Erbajolo, qui sont sous la surveillance particulière de la Gendarmerie du village.

Cette année, la neige a été abondante. Les gendarmes ont eu l’initiative avec le maire de la commune de Piedicorte et son conseil municipal, de venir en aide aux habitants, en participant au déneigement des habitations des personnes en difficulté et notamment du groupe scolaire et de La Poste.

 

 

Le mot du maire

« Le maire et le conseil municipal remercient sincèrement le chef de la brigade territoriale de proximité et son personnel d’avoir avec dévouement cet hiver, rassuré la population des villages du bas-canton et d’avoir toujours été en relation avec les élus. Nous tenons également à remercier les services de l’Equipement de CORTE d’être intervenu dans les meilleurs délais afin de dégager les accès routiers aux communes et notre conseiller général, Monsieur Antoine PERINETTI. »

 

 

Le mot du commandant de Brigade de Piedicorte Di Gaggio.

« Dans ses missions principales, la Gendarmerie doit participer activement à la protection des biens et des personnes. Le déneigement permet l’accès aux véhicules d’urgence (sapeurs-pompiers, ambulances, médecins, infirmières) et permet ainsi une intervention rapide des services compétents  s’il venait à y en avoir l’utilité. Une pelle à neige, un peu d’huile de coude, et cela permet d’éviter des situations gênantes tant pour la population que pour les professionnels comme les commerçants ambulants. La proximité de la Gendarmerie Nationale de Piedicorte Di Gaggio, incluse dans la communauté de brigades à Corte, facilite l’aide  immédiate à la population lorsqu’elle a besoin de nous. L’entente de nos services avec le milieu local ne nous fait prendre aucune hésitation quant à ce genre de démarches. La gendarmerie est un service public, et à l’écoute de sa population. »

 

5 –  CONSEIL MUNICIPAL

 

Le Conseil Municipal s’est réuni le 21 mars 2005 pour approuver le compte administratif 2004 et voter le budget 2005.

 

Le CA 2004 présente des dépenses d’un montant de 146 K€ dont 94 K€ en fonctionnement et 52 K€ en investissement.

Les recettes sont de 183 K€ soit un solde excédentaire de 37 K€ reversé au budget 2005.

Cependant il faut noter qu’en fonctionnement il y a un excédent de 69 K€ et en investissement un déficit de 32 K€ en raison de subvention pas encore reçues au 31/12/2004.

 

Pour 2005, le budget prévoit des dépenses d’un montant de 224K€ dont 156K€ en fonctionnement et 68K€ en investissement. Ces dépenses s’équilibrent par des prévisions de recettes évaluées à 155K€ et un report d’excédent de 69K€. Les impôts locaux pour leur part rapportent un montant évalué à 28K€.

Il faut noter que pour 2005, les impôts locaux seront de nouveau cette année tous baissés de 1% (soit 2% en 2 ans) en ce qui concerne la part communale. Le taux de la taxe d’habitation sera ainsi ramené à 11,92% ce qui nous rapproche du taux des communes voisines.

Ce nouvel effort de la commune a pu être consenti grâce à l’ élargissement de l’assiette fiscale et donc la répartition de la taxe sur la totalité des redevables. Cette action entreprise en 2003 c’est terminée en 2004.

Les exonérations éventuelles peuvent être sollicitées auprès du service des impôts, la commune dans ce cas ne perd pas le montant de la taxe qui est alors directement reversée par l’Etat.

En ce qui concerne le SEA (service de l’eau et de l’assainissement), le CA 2004 présente un solde excédentaire global de 37 K€, dont 48 d’excédent en investissement et 11 de déficit en exploitation (ce déficit est dû en grande partie aux impayés).

Le budget 2005 est évalué à 104 K€ dont 56 K€ en exploitation (compte tenu d’un report de 37 K€ et de recettes evaluées à 19 K€) et 48 K€ en investissement.

 

Le taux des taxes d’eau et d’assainissement restera inchangé en 2005 (80 € et 40 €), mais il faut déjà envisager une augmentation pour 2006 en raison de l’évolution du type et du côut des analyses de laboratoire pour la qualité de l’eau.

6 - Principaux travaux réalisés en 2004:

Mur de soutènement route du couvent

Consolidation place communale

Ravalement façades intérieures et extérieures du bâtiment de la station de pompage.

Rehausse mur devant Anna Mayali.

Dallage en pierres Corridoghio

Dallage en pierres derrière Magnavacca, et création d’une jardinière.

Restructuration et dallage en pierres de l’escalier vers la maison Barbusse. (Pancone)

Informatisation du cadastre.

 

l’escalier devant la maison Barbusse

 

 

7 - Programme des principaux travaux 2005

Un programme ambitieux représentant plus de 150 K€ a été voté par le conseil municipal.

Il reste toutefois subordonné à l’obtention des subventions correspondantes. Voici les principales opérations envisagées :

Remise à niveau et dallage de ruelles

Rehausse mur devant maison Vecchierini

Habillage en pierre des piliers du monument aux morts

Elagages des arbres.

Bétonnage de 650 m de la piste de la station de pompage.

Bétonnage de la piste de Ste Marie.

Construction d’une  jardinières à chaque entrée du village.

Elargissement de la route d’accès à Suarella et réfection du mur.

Pose de rampes de sécurité.

Réparation de la route du couvent.

Désenclavement chemin de Monticello.

Rénovation montée droite de la fontaine

Pose de cuves DFCI.

Réhabilitation de la voie romaine.

Réhabilitation du sentier vers Muchietta et Lunello.

Par ailleurs la création du lotissement sur le terrain communal situé sous la gendarmerie a été évoqué. Il semble possible d’y construire deux voire trois villas. Il est demandé au maire de procéder aux études préalables concernant le métrage, la viabilisation et l’estimation pour la vente rapide des parcelles.

Enfin la création d’un cimetière communal sur la route de Pietraserena sur un terrain de 900 m² pourrait être envisagée par un échange avec la placette située rue des Poilus.

Toutefois cette opération ne pourra être réalisée qu’après étude des possibilités et sous réserve que toute autre demande du même genre soit systématiquement examinée avec bienveillance.

 

 

 

8 - BIENVENUE

C’est toujours avec grand plaisir que nous  annonçons les naissances. Elles ont été nombreuses durant cette année:

Séléna Noëlle Ursulaest née le 28 juin 2005 à Paris. C’est la fille de José Magnavacca et de Selma.

Mélodie est née le 10 mars 2005 à Bastia, c’est la seconde fille de Fabienne Taliercio et Stéphane Dumas.

Mélodie

Mayli Francesca est née le 17 février 2005 à Bastia. C’est la fille de Marie Ursule Corazzini et Stéphane Fondaroli.

Mayli Francesca

Natale est né le 1er février à Bastia. C’est le fils de Jean Noël Corazzini et Karine Colonna. C’est l’arrière petit-fils de Noël et Bastienne.

Natale

Le 1er janvier 2005 est née Amayel Elisa GUIRO, fille de Idrissa et Valentine. C’est la petite fille de Dominique Luccioni (Zoupi).

Ornella est née le 29 novembre 2004,, c’est la fille de Ludovic Mattei et Alexandra (arrière petite fille de Marthe et Albert Mattei)

Ornella

Alexandre est né le 26 novembre 2004 à Ajaccio, c’est le fils de Stéphane et Stéphanie Le Gall et le petit fils de Pierre et Barberine.

Marie Lise est née le 1 novembre 2004 à Ajaccio, c’est la seconde fille de Daniel et Marie Jo SALINI et la petite fille de Louis et Jeanette Massiani.

Lily est née le 2 septembre 2004 à Montpellier, c’est la fille de Stéphane Barbusse et Nathalie et la petite fille de Suzy et Christian)

Laure Aimée est née le 2 août 2004 à Bastia, c’est le second enfant de Blanche Marie et Gilbert Salvadori.

Margot est née à Mulhouse le 30 juillet 2004, c’est la seconde fille d’Anne et Antoine Leonetti.

Toutes nos félicitation aux heureux parents et prospérité à tous ces bébés.

 

9 - ILS SE SONT UNIS

C’est avec grand plaisir que nous avons appris le mariage à Piedicorte di Gaggio le 19/03/2005 de Xavier CORAZZINI (du Pont de Piedicorte) avec Madame TKACHENKO Tatiana

Toutes nos félicitations et meilleurs vœux de bonheur aux époux.

 

10 - ILS NOUS ONT QUITTE

 

C’est avec peine que nous avons appris plusieurs décès.

Notre ancien maire et ancien Président du Sivom de Rogna, Monsieur le Docteur Félix MASSIANI est décédé à Nice le 3 juin 2005 à l’âge de 84 ans. Ces obsèques ont eu lieu au village de 10 juin (voir article ci-après)

Monsieur Joseph CASANOVA (beau-frère de Josette et Toussaint Mayali) est décédé à Toulon le 6 mai 2005.

La maman d’Angèle, Madame Ninette BERNABEI née Massoni est décédée à Corte le 3 avril 2005 à l’âge de 95 ans.

Madame Marie Angèle CHIESA née VANUCCI, est décédée le 26 décembre 2004 à l’hôpital de Corte à l’âge de 70 ans.

Madame Jeannine MASSIANI, née LE TINIER est décédée le 21 décembre 2004 à Nice. Elle avait 82 ans, c’était l’épouse de notre ancien maire Monsieur Félix Massiani.

Monsieur François VITTORI est décédé le 10 décembre 2004 à Saint Symphorien sur Coise (Rhône) à l’âge de 87 ans. C’était un frère de Charles Vittori).

Monsieur le chanoine Louis NEGRONI unanimement connu et apprécié dans toute la région, est décédé le 1er décembre 2004 à Zalana à l’âge de 104 ans.

Madame Joséphine VITTORI née Massiani est décédée à Ajaccio, le 23 novembre 2004. C’était l’épouse de Monsieur Jean Marie Vittori.

Monsieur Guy LEVIOL époux de Marie Madeleine CATANI (originaire de Piedicorte et Antisanti) est décédé le 23 octobre 2004 à Ajaccio à l’âge de 51 ans.

Monsieur Marc COHEN est décédé à Nice le 12 octobre 2004 à l’âge de 50 ans.(voir l’article ci-après)

Toutes nos condoléances et notre soutien à toutes les familles dans la peine.

 

11 – L’ECOLE

 

Suite à la terrible catastrophe qui a frappé l’Asie du Sud Est, les écoliers de Piedicorte comme beaucoup d’autres ne sont pas restés insensibles. Avec l’aide de leur instituteur François et de Madame Béatrice Tirado, ils ont lancé début janvier un appel à d’autres écoles et aux habitants des villages alentour pour obtenir un peu d’argent afin d’aider des écoliers de Thailande.

Voici leur appel :

’’Chers petits camarades,

Après ce qui s’est passé en Asie et en Thaïlande et ce que nous avons vu à la télévision, nous avons décidé de vous dire que nous aimerions bien aider les enfants victimes du Tsunami.

A cette occasion, nous aimerions que vous nous aidiez à récolter des sous !

Une élève de notre école ayant de la famille sur place se propose de donner aux plus démunis ce que nous arriverons à récolter.

Merci de nous contacter si vous êtes d’accord avec notre initiative.

Les écoliers de Piedicorte’’

 

Photo de l »arbre de Noël jointe à l’appel.

Quelques personnes ont été généreuses ainsi que différentes écoles. A ce jour nous avons récolté 783 euros.

Ne pouvant verser directement du numéraire à une école, un ccp a été ouvert spécialement pour le versement des différents dons. Il est d’ailleurs toujours ouvert et les dons sont bien sûr toujours acceptés :.

LAMONZIE Gérald

CCP 2 274 77 V 021  AJACCIO

Des contacts ont été établis avec le Rotary club de Pattaya qui s’occupe de parrainage d’enfants et d’achat de fournitures scolaires, livres, matériel...

Un premier versement de 780 Euros a déjà été effectué. Le rotary club nous transmettra prochainement le bilan de leurs actions, des photos et le nom des élèves auxquels ces dons profiteront directement.

Des contacts et échanges pourront ainsi être établis entre les élèves de l’école de Piedicorte et ceux de Pattaya.

 

12 – SIVOM

 

Le Conseil d’administration du Sivom s’est réuni le 19 mars 2004 pour approuver le compte administratif 2004 et voter le budget 2005.

En ce qui concerne le compte administratif nous obtenons un solde global excédentaire de 24 K€ dont 17 K€ pour le fonctionnement et 7 K€ pour l’ investissement. Toutefois, en tenant compte des restes à réaliser, c'est-à-dire des factures non mandatées à cette date et qui représentent 18 K€  nous obtenons alors un déficit de 1 K€. Par ailleurs il demeure un volume important d’impayés au niveau du recouvrement des taxes d’OM. (environ 9K€). Des mesures nouvelles seront prises en 2005 par la trésorerie pour recouvrer ces taxes.(décret du 31/12/2004)

Pour 2005, la situation nécessite encore une large participation des communes (10 K€) ainsi qu’une augmentation de 5 € de la taxe qui sera ainsi portée à 75 €. Ce qui devrait ainsi augmenter les recettes de 3 K€.

Le budget global pour 2005 s’établit ainsi à 83 K€ dont 76 en fonctionnement. Les redevances représentent 48 K€, tandis que les charges d’enlèvement et de .traitement sont estimées à 58 K€.

Pour 2005 et afin de ne pas augmenter davantage la redevance il n’a été prévu qu’un seul passage pour les monstres à la fin du mois d’août.

Par ailleurs les charges relatives à l’enlèvement des verres sera pris en charge par le Sivom dès cette année.

 

13 – EGLISE ET ORGUE.

Notes tirées d’un texte rédigé par Monsieur Henri Corazzini, historien.

L’installation en 1902 de l’orgue de Piedicorte, construit par les fameux ateliers toscans (Pistoia) AGATI-TRONCI marque la dernière étape, et en quelque sorte le couronnement, de l’œuvre séculaire d’édification de l’église paroissiale actuelle de Santa Maria Assunta.

Cet orgue relativement tardif ressemble toutefois comme un frère à d’autres orgues italiennes beaucoup plus anciennes remontant à la période baroque des 17ème et 18ème siècles : l’église Santa Maria elle-même, qui a accueilli ledit orgue, est elle aussi le sosie d’une église baroque du 17ème siècle seulement….

l’orgue Agati-Tronci

 

Hélas, si orgues et églises se construisaient en 1900 de la même façon qu’en 1700, la société des hommes avait bien changé entre ces deux dates ! Alors que les Piedicortais mettaient en 1902 leur orgue comme la cerise sur le gâteau de leur église enfin terminée, la société française, quant à elle, se portait à l’anticléricalisme le plus violent et poussait vers le pouvoir en cette année 1902 le gouvernement du bloc des gauches, dirigé par le ‘’petit père Combes’’ lequel allait vouloir anéantir les congrégations religieuses, marcher vers la séparation de l’église et de l’Etat et affaiblir la religion catholique autant que faire se pourrait ! Piedicorte se trouvait donc quelque peu à contresens de l’évolution générale, victime de la durée interminable des travaux de construction de l’église….

Les gens de Piedicorte ont d’ailleurs toujours aimé cultiver la différence : la paroisse de Piedicorte, la plus peuplée (avec la paroisse de Vivario) de la douzaine de paroisses de la Piève de Rogna (elle-même l’une des Pievi les plus étendues et les plus peuplées de la Corse, courant de Pancheraccia à Erbajolo et d’Antisanti à Vivario, de part et d’autre du Tavignano) était moins pauvre que la plupart de ses voisines ; et l’agriculture y avait enrichi, au fil des siècles quelques familles ‘’notables’’ lesquelles avaient pu envoyer leurs fils aux universités de Pise et Rome et former ainsi des médecins, des notaires et surtout des ecclésiastiques…. qui avec d’autres ‘’intellectuels’’ avaient la notion des rapports de force dans le monde méditerranéen qu’ils connaissaient assez bien, et conseillaient discrètement la communauté de Piedicorte de ne pas s’engager dans des aventures politiques qu’ils considéraient sans lendemain…c’est ainsi que Piedicorte et la plupart de ses familles notables furent très tièdes à l’égard du Généralat de Paoli au 18ème siècle, estimant vraisemblablement que ce gouvernement de Paoli n’avait guère de chance de durer….

Les séculaires rivalités des clans piedicortais encore exacerbées par le suffrage universel français de 1848 sont sans nul doute en partie liées aux origines même de Piedicorte, village qui a rassemblé sur sa croupe, tout au long du 16ème siècle, les populations de 7 hameaux préexistants, dont la réunion constituait la paroisse de la Valle de Gaggio au Moyen Age : le rassemblement progressif de la population dans le plus élevé en altitude des 7 hameaux de la paroisse de Gaggio a été provoqué avant tout par la peur des razzias turques, ce qui est certainement un élément très négatif…

En 1615, des 7 hameaux seuls subsistent Piedicorte qui remplace la graphie Piedilacorte vers 1643 et Linello (aujourd’hui Lunello) Les déplacements de population du 16ème siècle ont entraîné une redistribution des édifices religieux : il a fallu abandonner l’ancienne église paroissiale de l’époque de l’habitat dispersé, San Césario, située beaucoup trop bas dans la vallée et construire hâtivement une nouvelle église paroissiale, San Sébastiano à Piedicorte même. Pour construire ce San Sébastiano vers 1600-1609 on dût détruire un petit oratoire précédent, situé au même endroit appelé déjà San Sébastiano et remontant aux années 1520.

 

Lunello (ancien hameau de Piedicorte)

(cadastre Napoleonien)

Or dans ce petit oratoire de 1520, il y avait une ARCA, où l’on enterrait les morts du seul hameau de Piedicorte. Dans la nouvelle église de San Sébastiano, l’ARCA des morts fut supprimée (Concile de Trente) et on en fit creuser une nouvelle, pour enterrer tous les morts de la paroisse, dans la vieille chapelle de Santa Maria Assunta (où il n’y en avait pas précédemment), chapelle bâtie à l’époque féodale de la fin du 13ème siècle sous le château de Gaggio et qui avait acquis au cous des âges le statut de ‘’paroisse annexe’’ de San Cesario. Vers 1550, tous les baptêmes de la paroisse de Gaggio étaient administrés dans cette Santa Maria paroisse annexe. Tous les autres sacrements étaient donnés dans le petit oratoire de San Sébastiano de Piedicorte.

 

Les deux églises. (cadastre Napoleonien)

 

L’Arca de Santa Maria fut agrandie et restaurée plusieurs fois au 17ème et 18ème siècle. L’église San Sébastiano se révéla trop petite dès la fin du 18ème siècle. Plusieurs fois restaurée, on y adjoignit un petit clocher, mais le (premier) combat de Piedicorte de 1757 entre Paolistes et partisans de Matra la laissa dans un état pitoyable…A la fin de l’Ancien Régime, la communauté de Piedicorte se décida à faire construire une nouvelle église plus grande, a coté de l’ancienne chapelle, vouée à la démolition. On fit de même pour la vieille chapelle Santa Maria dont il ne subsista que l’arca des morts, et l’on redonnait le nom de Santa Maria Assunta à la nouvelle église paroissiale.

église Santa Maria Assunta et clocher de San Sebastiano

Lorsque la Révolution de 1789 éclata, seules étaient montées les fondations de la nouvelle église. La tourmente révolutionnaire fit abandonner le projet et les fondations. Les travaux reprirent sous la restauration en 1820 et se poursuivirent sous la Monarchie de Juillet et le 2ème Empire. L’argent manquait sans arrêt…

En 1895, le grand escalier du parvis était terminé.

En 1902, l’orgue Agati-Tronci était installé.

(Piedicorte di Gaggio, août 2004)

14 – LA CORSE HISTORIQUE : LES SEIGNEURS CORTINCHI.

Du 11 au 15ème siècle les Cortinchi occupèrent une place prépondérante dans toute la région du Bozio et même au-delà. D’ailleurs ils possédaient un château dont les traces sont encore visibles sur les hauteurs du Gaggio. Voici un extrait du bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (N° 574 et 575 – 1er et 2ème  trimestres 1965) qui retracent leur histoire.

Dans son ouvrage «Les Seigneurs Cortinchi », in 4° de 157 pages d'histoire, de généalogie et de copies de documents anciens, Madame Madeleine Palix a publié une intéressante étude sur les Cortinchi qui jouèrent en Corse, au cours du Moyen-Age, un rôle de premier plan.

Leur ancêtre, Guglielmo de Cortana arriva en Corse vers l'an Mille. Il était neveu d'Orlando, évêque d'Aleria, prélat de haute valeur dont le Comte Arrigo Bel Messere, alors maître de l'Ile faisait grand cas.

Ces deux personnages descendent de Berthaire, Comte de Cortana et de Corse, :frère de Boniface (828-846) prince souverain de Toscane et de la Corse, et aussi alliés à la dynastie de Charlemagne.

Guglielmo nommé Juge (administrateur) de la région de Casadario à Carcosale, région comprenant Porto-Vecchio, fut alors un des premiers maîtres de cette région. Après la mort tragique d'Arrigo Bel Messere et de ses sept fils et à la faveur des troubles qui s'en suivirent, Guglielmo de Cortana (980-1030) surnommé Corto puis Cortinco, devint seigneur de la région qu'il administrait et fut l'ancêtre de la longue lignée des Cortinchi dont l'influence est encore si grande en Corse au 15ème siècle.

L'auteur énumère parmi les personnages les plus marquants:

Vers l'an mille, Orlando est évêque d'Aleria et obtint du Pape la suppression du cruel impôt qu'était la dîme des hommes;

En 1219, Opizzo Cortinco, noble corse, est nommé évêque de Mariana;

En 1228, Oberto Cortinco et, en 1242, Opizzo Pernice Cortinco sont avoués de l'Abbaye de Monte-Cristo, gros propriétaire foncier en Corse;

En 1249, Opizzo Cortincho est évêque d'Aleria ;

En1289, Opizzo Pernice Cortinco, seigneur de Vescovato, est nommé évêque de Mariana.

Curieux types au demeurant que ces prélats corses du Moyen-Age, élus par le peuple, toujours par monts et par vaux, participant à toutes les luttes, se mêlant à tous les combats.

Au 13ème siècle, Giovanninello Cortinco de Pietr'all' Arretta, seigneur de 13 châteaux dans le Nebbio, lutta pendant 16 ans pour la souveraineté de la Corse. Il était fondateur de la ville de Calvi.

En 1377 et 1738, Riniccio et Caponiello furent successivement vicaires (nous dirions viguiers) de l'île.

En 1445, Mariano Cortinco de Gaggio, de la branche d'Ellerata, élu lieutenant général du peuple, battit les Espagnols d'Alphonse d'Aragon et raffermit l'autorité temporelle du Saint-Siège.

En 1464, son fils Giudicello, chef de la population comme l'avait été Mariano, reçoit l'investiture du Duc de Milan, dans son fief de Pietr'all' Arretta avec une pension de 100 livres

Madame Palix étudie la descendance de Mathilde, fille d'Aldobrando Cortinco seigneur de Giocatojo en 1289, mariée à Jean François Girolami-Cortana, issu comme les Cortinchi de la maison de Cortana. Ils furent de la souche des Girolami habitant Giocatojo et Evisa, illustrée normalement par Monseigneur Girolami-Cortana, auteur de plusieurs œuvres remarquables dont une « Histoire de la Corse» et une « Géographie générale de la Corse» dont le succès fut grand.

En 1760, Jean Joseph Cortinchi est maréchal de camp de Pascal Paoli à Bastia. Son frère, Paul-Toussaint est arrière grand-père de Giudicello Cortinchi (1821-1890), lui-même père d'Eugènie Cortinchi, filleule de Napoléon III et de l'Impératrice Eugènie (1856-1938), à qui Madame Palix a dédié son livre.

Vers la fin du 16ème siècle, les Cortinchi poursuivis par Gênes s'éparpillent et ne compte plus au début du 20ème que quelques membres dans la région du Bozio.

Une tradition de famille monégasque fait venir de Sant' Andrea di Bozio un seigneur en révolte contre Gênes, Domeneghino Bosio qui épousa en 1603 une monégasque, Julia Boccone, et fit souche sur le Rocher des Grimaldi. Joseph-François Bosio, sculpteur émérite, né à Monaco en 1768, illustra cette famille dans l'exécution de grandes œuvres parmi lesquelles nous citons le Louis XIV de la place des Victoires et le quadrige de la Restauration sur l'Arc de Triomphe du Carrousel à Paris. A cette occasion, il fut nomme baron par Charles X qui le nomma premier sculpteur du Roi.

 

 

Statue équestre de Louis XIV place des Victoires

 

(d’autres photos de la statue, d’autres oeuvres et la biographie de François-Joseph Bosio sont consultables sur internet)

Bosio se savait descendant d'émigrés corses fuyant les Génois. « Sa famille, originaire de Corse, écrit un contemporain, possédait dans l'Ile près de Corte, une vaste propriété, presque une région, dépendant du canton de Sermano et dénommée « Pieve dei Bosio», à laquelle était attaché le titre de Comte. Sur l'emplacement de ce domaine s'élève aujourd'hui le village de Sant' Andrea di Bozio». Seuls, les Cortinchi étaient gros propriétaires fonciers dans cette région qui s'étendait de Sant-Andrea di Bozio à Aleria et seuls aussi à avoir porté le titre de comte, la famille de Monaco ne peut être par conséquent que celle des descendants des marquis de Toscane.

Le frère du sculpteur, Jean-François, d'un égal talent, né en 1764 sur le Rocher, a été un des meilleurs élèves de David. On lui doit de nombreuses œuvres dont une « Mort de la Vierge» qui se trouve à la Cathédrale de Chartres, le portrait en pied du Roi pour "le Palais de Justice de Rouen. Professeur à l'école de dessin de l'Ecole Polytechnique, il a écrit un remarquable traité de dessin et œuvra jusqu'à sa mort survenue en 1827. Son fils Astyanax Scevola (1793-1876), élève de Joseph-François, a enrichi Paris de belles œuvres comme « Sainte-Adélaïde impératrice faisant des aumônes» pour le portique de l'église de la Madeleine à Paris et un bas relief représentant« Les Victoires du Nord» à l'Arc de Triomphe de l'Etoile ».

Urbain Bosio, neveu du baron Bosio, embellit comme architecte sa ville natale par la partie orientale du Palais des Princes bâti sur ses dessins, et a fait œuvre de folkloriste et d'historien.

Son petit-fils, Louis Cappatti, critique d'art et historien, est allé à Sant' Andrea di Bosio qu'il a chanté en des poèmes saisissants reproduits dans son ouvrage.

Une Franceschi-Pernice de la Casinca (les Pernice étant une branche des Cortinchi) a épousé le père du Comte Horace Sébastiani devenu Maréchal de France (1772-1851). « Ce nom de Pernice tant mentionné dans la chronique nous dit Pietro Cirneo révèle les grands feudataires médiévaux, les Cortinchi qui étaient la plus puissante famille aux treizième et quatorzième siècles, de la partie cismontaine de l'île».

De nos jours, Guidicello Cortinchi s'est illustré au Soudan et dans la République du Mali; il est le père de Jose Cortinchi, notaire en Ariège. La généalogie des Cortinchi cite« le patriarche» Jean de ce nom, de Piedilacorte,« incarnation même des vertus ancestrales de l'île ».

 

L'étude de Madame Palix est éclairée par des cartes géographiques délimitant notamment le marquisat Cortinchi, des dessins de blasons, celui de Giudicello Cortinco de Gaggio, celui des Bosio de Monaco, celui des Cortinchi (famille et évêques).

Les chercheurs de l'histoire de la Corse se reporteront à cette étude pour y trouver des documents reproduits avec textes et traductions.

Des arbres généalogiques établissent la lignée de Guglielmo de Cortana descendant des marquis de Toscane, celle des Maisons de Pietr'Ellerata de Pietr' All' Arretta ou Loreta et de Lumito. Un tableau fixe la généalogie contemporaine des Cortinchi, dont Eugènie épouse Palix (1856-1938).

 

Après avoir dressé cet inventaire de gens d'honneur et de labeur, l'auteur conclut:

« Enfin, puisse un tel patrimoine, être recueilli par la jeune génération, non dans un sentiment de vain orgueil, mais pour l'exaltation de sa force et de son courage ».

Marien MARTINI.

 

15 – LA GENDARMERIE

Au cours de cette année nous avons noté plusieurs mouvements de personnels à la gendarmerie :

L’arrivée en juillet 2004 de Monsieur Michaël ROSELLI comme Chef de Brigade.

Le départ pour Calvi le 10 septembre 2004 de Monsieur et Madame Laurent BOTELLO et de leurs enfants. Ils étaient à Piedicorte depuis cinq ans.

Tous nos vœux de bonne installation et de réussite dans leur carrière.

 

16 – PROMOTION

Toutes nos félicitations à Pierre Jean SIMONI, ancien juge d’instance suppléant, qui s’est toujours dépensé sans compter au service des œuvres scolaires et universitaires et qui a été promu au grade d’officier dans l’ordre des Palmes Académiques.

 

17 – LE VILLAGE HONORE

Article paru dans Corse Matin

Honoré en la personne de Rémi Decout-Paolini notre cher concitoyen fils de Pierrette Paolini qui, à l'issue de sa brillante scolarité avait obtenu son affectation comme sous‑préfet à Valence.

Rémi Decout‑Paolini, reconnu pour ses compétences exceptionnelles vient de se voir confier la lourde responsabilité de chef de cabinet du directeur général de la police nationale.

Très aimé à Piedicorte, mais, aussi à Pietraserena, le village de sa~ grand‑mère Françoise, née Vanucci, nous nous réjouissons de l'éminente promotion obtenue par notre concitoyen, compte tenu de son jeune âge.

 

18 – HOMMAGE A MARC.

(article paru dans Corse Matin le 18-10-2004)

C’est avec une infinie tristesse que la commune de Piedicorte et le Canton ont appris avec stupeur le décès accidentel survenu le 12 octobre dernier à Nice d’un de ses enfants d’adoption Marc COHEN, à l’âge de 50 ans.

Que dire de cet homme qui nous paraissait un chêne de bonté, de générosité et d’abnégation et qui surtout nous faisait croire à une médecine humaine non basée sur le profit, mais sur les qualités de cœur, si rare de nos jours.

Il l’avait démontré lors de la catastrophe de Furiani, en dispensant sans borne ses soins, ses encouragements et son écoute à tous ceux qui avaient été atteints dans leurs chairs. Et même quand il venait se ressourcer dans notre village, il restait cependant disponible, et à l’écoute de tous les maux ne ménageant guère sa peine pour les soulager.

Pour nous il restera un « géant » tout sourire, père exemplaire et aimant et ami fidèle.

Nous tenons à présenter à toute sa famille et à ceux qui l’ont connu et aimé nos sincères condoléances, et conserverons son souvenir en nos cœurs.

 

19 – HOMMAGE A FELIX MASSIANI.

Article paru dans Corse Matin du 28 juin 2005.

Dernièrement à Piedicorte une imposante foule est venue s’incliner devant la dépouille du Docteur Félix Massiani qui décédé à Nice à l’âge de 84 ans a tenu à reposer au milieu de tous les siens et de sa chère épouse décédée en décembre dernier.

Très attaché à son village où il venait plusieurs fois par an, il avait présidé à la destinée de Piedicorte pendant trois mandats successifs de 1983 à 2001. En cela il avait retrouvé la même place que son père Pierre François Massiani qui avait été également premier magistrat de notre commune.

Il avait su se faire apprécier de tous par ses qualités humaines, sa générosité, et sa très grande humilité.

Il a su mener à leur terme plusieurs projets avec des moyens le plus souvent très faibles.

Le Docteur Massiani a également été à l’origine de la création du Sivom de Rogna en 1989. Il en fut d’ailleurs le premier président.

Mais en 2001 il n’a pas voulu se représenter en raison de son état de santé et surtout de celui de son épouse

Félix Massiani -dec 2004

La vie du Docteur Massiani restera un exemple pour la jeunesse car c’est par sa volonté et sa ténacité qu’il s’est hissé à sa réussite sur le plan professionnel: ayant effectué ses études secondaires à Bastia avant la dernière guerre, il s’est investi assez tardivement dans des études en médecine dans la région parisienne. Il y exerça pendant plusieurs années avant de regagner Nice où disait-il «cela me rapproche de Piedicorte. »

Lors de ses obsèques à Piedicorte le 3 juin dernier, le maire actuel de la commune François Corazzini, très ému a prononcé l’éloge funèbre de son prédécesseur:

« Félix

Je me fais le porte parole de tous les amis pour te dire à quel point nous sommes affligés par ton départ. Elu 3 fois consécutives maire de 1983 à 2001, tu ne ménageais ni ta peine ni ton temps, avec cette courtoisie que tu réservais à tous ceux qui t’approchaient.

Nous chercherons encore longtemps l’ami toujours disponible, jamais péremptoire qui savait conseiller sans jamais imposer. Cette qualité rare de conciliation ne se manifestait pas au détriment d’une vraie force de caractère que personne ne songeait à éprouver.

Au nom de tous ceux qui pleurent un ami irremplaçable, je voudrais te dire notre profonde peine et notre regret inconsolable. »

A ses enfants Anne-Marie et François, ses petits enfants Olivier et son épouse Marie, Géraldine, Elise et Julia ainsi qu’à toute sa famille Corse-Matin adresse ses sincères condoléances.

 

 

20 – TOUT LE MONDE DESCEND!

(extrait du livre de Pauline Sallembien-Giuliani ‘’il faudra retourner voir les Giotto’’

A la pointe du village là où le chemin porte aux vignes qui ne sont plus et au petit hameau du « Pont» elles se sont rencontrées. Elles se connaissent depuis toujours, après le collège elles se sont perdues de vue et retrouvées l'été, le temps d'une conversation animée car il fallait, comme disent les gens de l'information, « couvrir» les événement de plusieurs années.

Elle la retrouve, cet été-ci, toujours aussi volubile marchant penchée en avant, comme son père, une épaisse tresse dans le dos défiant les modes et l'âge. Elles vont d'un été à l'autre qu'elles se soient vues ou pas, elles disent les amis communs, les rencontres sur le continent et soudain en riant aux éclats la main sur la bouche, elle se souvient et raconte:

- C'est à Paris, il y a un bout de temps dans les années soixante, pour rentrer à la maison on prenait, mon mari et moi, le même bus. Ce soir là, il démarre sous nos yeux, nous courons et nous réussissons à nous agripper à la plate-forme arrière et mon mari dit « l'avemu chjappu ...». Le bus poursuit sa route et à une station le chauffeur crie à la cantonade « Tout le monde descend! Pour continuer, prenez le suivant» Protestations de toutes sortes, le chauffeur et le contrôleur affrontent le mécontentement bruyant, impassibles. Au moment où nous allons descendre le chauffeur nous dit «Micca voi, noi dinno simu corsi andemu a pigliacci un caffe ».

Puérilité, impudence, impulsivité, audace, bravade, pied de nez à la RATP, à sa hiérarchie, à son organisation, réponse à un appel venu d'un sentiment irrépressible d'appartenance, plaisir de se dire des choses dans la langue du village, des vacances et de l'été, cela et peut-être d'autres choses aussi. . .

Autour de la petite table de la brasserie et de leurs quatre cafés, les quatre corses avaient reconstitué une île, avec elle ils étaient seuls au monde. . .

Piedicorte-di-Gaggio       26 août 2000