Edition semestrielle
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CONCA D’ARGENTU
Bulletin
municipal d'informations de Piedicorte Di Gaggio
1 – EDITORIAL :
Ce nouveau numéro de Conca d’Argentu retrace la plupart
des évènements survenus au cours des 12 derniers mois. Hélas de nombreux
décès sont encore à déplorer, mais il y a eu aussi des moments heureux,
puisque nous avons le plaisir d’annoncer au moins dix nouvelles naissances.
Toutes nos excuses pour les oublis éventuels qui sont tout à fait
involontaires. Outre les informations habituelles concernant la
commune et le Sivom, vous découvrirez différents articles complets et fort intéressants qui m’ont été transmis par plusieurs
contributeurs que je remercie très sincèrement. C’est ce qui explique la
taille inhabituelle de notre bulletin. Vous trouverez aussi un poème (Soniu) qui nous
permet de nous souvenir de ceux qui ont profondément aimé le village et qui
ont laissé quelques traces tel le cher Ange François Catani |
SOMMAIRE
1. EDITORIAL 2. SONIU
3. BELLACOSCIA 4. LA NEIGE A
PIEDICORTE 5. CONSEIL
MUNICIPAL 6. TRAVAUX
REALISES 7. PROGRAMME
2005. 8. BIENVENUE 9. ILS
SE SONT UNIS 10. ILS
NOUS ONT QUITTE 11. L’ECOLE 12. SIVOM 13. EGLISE ET
ORGUE 14. LES CORTINCHI 15. LA
GENDARMERIE 16. PROMOTION 17. LE VILLAGE
HONORE 18. HOMMAGE
A MARC 19. HOMMAGE
A FELIX MASSIANI 20. TOUT LE MONDE
DESCEND |
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Retrouvez nos bulletins et d’autres informations sur le site
internet : http://www.piedicorte.fr.st ou
http://site.voila.fr/piedicorte Faites
nous connaître vos observations et souhaits éventuels. Communiquez toutes
informations, articles,documents ou photos qui semblent intéressant d'être
publiés dans ce bulletin ou sur le site Vous contribuerez ainsi à leur
pérennité. gerald.lamonzie@wanadoo.fr 04 95 48 81 12 - 06
87 19 61 60
mairie : 04 95 48 81 22
fax : 04 95 48 85 33 Directeur de publication François Corazzini. Comité de
rédaction: Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Genevieve Dumas |
Sta
notte aghju fattu un soniu
Cusi
bellu e cusi chiaru
Vistu
Aghju u mio paese
Ch’eu
tengu caru
L’aghju
vistu cun passione
U
mio bellu paisone
Aghju
vistu piazza à l’olmu
Piazza
santa e benedetta
Aghju
vistu a mio casa
Aghju
vistu a culletta
Aghju
vistu i mio antighji
I
parenti incu l’amici
Aghju
vistu c’un amore
A
mio bella ghjuventu
E
poi tante belle cose
Chi
ùn vulteranu mai più
Forse
è ritruveremmu
A
l’appellu di gesù
Ma
face sempre piace
Di
vede i loghi amati
Ghje
di poi 25
Chi
eu l’aghju lasciati
Ma
sempre in dù u mio core
Eu
l’aghju cunservati
Soniu
cusi bellu è dolce
Souvente
veni cun mè
In
dù a mio santa terra
Portami
sempre in cun tè
Chi
vede u mio paese
Mi
face tantu piacè
I
sonii ghje chi so belli
Quand’elli
so i piu corti
Eu
pensu sempre a tè
Paese
di Pedicorte
Capi
locu di cantone
Tu
si u mio paisone
AF CATANI (mai 1975)
3 – Antoine
Bellacoscia :
une vie de bandit corse au
19e siècle
Les
habitués du café Magnavacca auront remarqué, parmi les reprographies de cartes
postales insulaires ou piedicortaises accrochées aux murs de la salle, celle
représentant la reddition du célèbre bandit de Bocognano, Antoine Bellacoscia.
C’était le 25 juin 1892, sur le plateau de la Foce di Vizzavona. Bellacoscia
mettait fin ainsi à 44 ans 1 mois et 16 jours d’une existence de hors-la-loi en
se constituant prisonnier auprès du capitaine de gendarmerie Ordioni.

photo du bar Magnavacca
Tout
avait commencé en mai 1848 lors de la sélection des appelés pour le service
militaire. Le service avait à l’époque une durée de 7 ans et chaque canton
devait fournir un nombre déterminé de jeunes gens, choisis par tirage au sort,
pour former le contingent insulaire composé de 1000 à 1200 recrues. Antoine
Bonnelli, dit Bellacoscia d’après le surnom de son père, jeune berger de 21
ans, est tiré au sort et doit donc partir. Il fait alors remarquer qu’il a déjà
un frère à l’armée, ce qui normalement devrait lui permettre d’être exempté.
Mais il s’agit en fait de son demi-frère et l’exemption est refusée. Antoine
n’accepte pas ce qu’il considère comme une injustice et prend le maquis,
devenant de ce fait un réfractaire. C’est le début de sa longue carrière de bandit.
Sa
connaissance du maquis, du côté de la vallée de la Pentica, entre Bocognano et
Pastricciola, et ses nombreux soutiens familiaux lui permettront de vivre de
longues années dans la nature. Sa famille est en effet immense.
Son
père Pierre-Paul Bonnelli a vécu avec
trois femmes en même temps, trois sœurs, qui lui ont donné, de 1818 à 1861, pas
moins de 24 enfants dont… deux gendarmes. Cette progéniture abondante et ce
mode de vie plutôt inhabituel pour l’époque lui ont valu le surnom fameux de
Bellacoscia passé, avec la postérité, à ses enfants et en premier lieu à
Antoine.

Pour
Antoine et son jeune frère Jacques, qui décide de venir avec lui au maquis en
1850, les crimes et les condamnations vont se succéder rapidement. . Pour avoir
tiré des coups de feu sur le maire de Bocognano, qui avait refusé de
l’exempter, Antoine est condamné à mort par contumace en 1854. Cette même
année, il est encore condamné à mort, mais cette fois avec son frère Jacques,
pour l’assassinat de Jean-Baptiste Marcangeli
.Celui-ci
venait d’épouser la jeune Jeanne Cerati dont Antoine avait auparavant, mais en
vain, demandé la main. En 1855, Antoine et Jacques sont condamnés pour une
tentative de meurtre sur Dominique Miniconi, à qui ils reprochent d’avoir
compromis une de leur sœurs, et pour le meurtre d’un voisin et ami de Dominique
dans le guet-apens qui était tendu à ce dernier. C’est la troisième
condamnation à mort pour Antoine qui reste pourtant insaisissable et qui
devient rapidement célèbre dans une France en mal d’exotisme. Avec un sens inné
de la mise en scène, Antoine rencontre des journalistes et des personnalités
dans le maquis, en particulier le futur député de la Corse Emmanuel Arène, et
pose pour les photographes qui vont populariser sa barbe blanche et son fidèle
chien, fameux pour son flair, et pour la capture duquel la gendarmerie offrait
une prime. Antoine et Jacques sont alors surnommés les « rois de la
montagne.
Mais
les années passent et Antoine commence à se lasser de cette vie sans
répit ; sa famille aussi. Une visite en Corse du président de la
République Sadi Carnot en 1890 offre l’occasion de trouver une issue honorable.
À Corte, la compagne d’Antoine, Marie-Madeleine Arrighi, originaire d’Aghione,
est présentée par Emmanuel Arène au président et lui demande la grâce du
contumax. La voie de la reddition est ouverte. Elle est effective le 25 juin
1892 à Vizzavona.
Dès
sa reddition, Antoine Bellacoscia est amené à Bastia afin d’être à nouveau
jugé, en sa présence cette fois, pour les crimes qui lui sont reprochés. Mais
la prescription a fait son œuvre puisque le dernier crime dont il est l’auteur
remonte à l’année 1852 et que sa participation à une fusillade mortelle, en
1880, ne peut être établie. Il est donc acquitté en juillet mais interdit de
séjour en Corse et envoyé à Marseille. Mais l’intervention d’Emmanuel Arène
permet de lever cette mesure et Bellacoscia revient en Corse en octobre. À son
retour, le « bandit retraité » officialise son union avec
Marie-Madeleine et légitime ses deux enfants. Zi’Antone, comme le village
l’appelle désormais, partage désormais une existence paisible entre Bocognano
l’été et Aghione, près d’Aleria, l’hiver d’où il aimait contempler les étangs
de Diana et d’Urbinu et où il s’éteint en février 1907.
Son
frère Jacques, Zi’Ghjacumu, avait, lui, refusé de se rendre. Son dernier crime
remontant à 1871, la prescription ne lui était pas ouverte. Sa fin reste
obscure mais on raconte qu’il est mort dans l’hiver 1895-1896. La légende veut
qu’il ait été enterré près d’une source sous des rochers, après 45 années
passées au maquis, une année de plus que son frère Antoine.
Ironie
de l’histoire, Antoine avait pris le maquis parce qu’on lui refusait une
exemption du service militaire, pourtant légitime à ses yeux. Son fils,
Paul-Joseph, né en 1879, tire lui aussi un mauvais numéro en 1900 mais se
trouve dispensé du service en qualité d’aîné d’un septuagénaire (Antoine a
alors 73 ans). Il renonce pourtant à sa dispense et est incorporé dans un
régiment d’infanterie à Toulon où ses qualités lui valent de rapides
promotions. Nommé sous-lieutenant en 1914, il est tué en septembre dans la
Meuse et reçoit à titre posthume la légion d’honneur pour prix de sa bravoure
et de son sacrifice. Le journal de Toulon annoncera son décès en titrant :
« mort au champ d’honneur du fils de Bellacoscia ».
Rémi DECOUT-PAOLINI
Pour ceux qui veulent approfondir, deux ouvrages peuvent être
recommandés :
• Paul Silvani, Bandits corses de légende, Ajaccio, 1999,
Albiana, 227 p.
• Stephen Wilson, Vendetta et banditisme en Corse au
dix-neuvième siècle, Ajaccio, 2002, A Messagera/Albiana, 535 p.
Pour terminer cet article
j’ajouterais que ma petite fille Coralie SAVONA est une descendante des Bonelli
et d’Antoine Bellacoscia.(G.Lamonzie)
4- LA NEIGE A PIEDICORTE DI GAGGIO
L’article ci-après avait été transmis à Corse Matin mais
il n’a jamais été publié
L’ hiver a été très neigeux sur les communes de Piedicorte Di Gaggio, Altiani, Pietraserena, Pancheraccia, Giuncaggio, Focicchia et Erbajolo, qui sont sous la surveillance particulière de la Gendarmerie du village.
Cette année, la neige a été abondante. Les gendarmes ont eu l’initiative avec le maire de la commune de Piedicorte et son conseil municipal, de venir en aide aux habitants, en participant au déneigement des habitations des personnes en difficulté et notamment du groupe scolaire et de La Poste.

Le mot du maire
« Le maire et le conseil municipal
remercient sincèrement le chef de la brigade territoriale de proximité et son personnel
d’avoir avec dévouement cet hiver, rassuré la population des villages du
bas-canton et d’avoir toujours été en relation avec les élus. Nous tenons
également à remercier les services de l’Equipement de CORTE d’être intervenu
dans les meilleurs délais afin de dégager les accès routiers aux communes et
notre conseiller général, Monsieur Antoine PERINETTI. »
Le mot du
commandant de Brigade de Piedicorte Di Gaggio.
« Dans ses missions principales, la
Gendarmerie doit participer activement à la protection des biens et des
personnes. Le déneigement permet l’accès aux véhicules d’urgence
(sapeurs-pompiers, ambulances, médecins, infirmières) et permet ainsi une
intervention rapide des services compétents
s’il venait à y en avoir l’utilité. Une pelle à neige, un peu d’huile de
coude, et cela permet d’éviter des situations gênantes tant pour la population
que pour les professionnels comme les commerçants ambulants. La proximité de la
Gendarmerie Nationale de Piedicorte Di Gaggio, incluse dans la communauté de
brigades à Corte, facilite l’aide
immédiate à la population lorsqu’elle a besoin de nous. L’entente de nos
services avec le milieu local ne nous fait prendre aucune hésitation quant à ce
genre de démarches. La gendarmerie est un service public, et à l’écoute de sa
population. »
Le Conseil Municipal s’est
réuni le 21 mars 2005 pour approuver le compte administratif 2004 et voter le
budget 2005.
Le CA 2004 présente des
dépenses d’un montant de 146 K€ dont 94 K€ en fonctionnement et 52 K€ en
investissement.
Les recettes sont de 183 K€
soit un solde excédentaire de 37 K€ reversé au budget 2005.
Cependant il faut noter qu’en
fonctionnement il y a un excédent de 69 K€ et en investissement un déficit de
32 K€ en raison de subvention pas encore reçues au 31/12/2004.
Pour 2005, le budget prévoit
des dépenses d’un montant de 224K€ dont 156K€ en fonctionnement et 68K€ en
investissement. Ces dépenses s’équilibrent par des prévisions de recettes
évaluées à 155K€ et un report d’excédent de 69K€. Les impôts locaux pour leur
part rapportent un montant évalué à 28K€.
Il faut noter que pour 2005,
les impôts locaux seront de nouveau cette année tous baissés de 1% (soit
2% en 2 ans) en ce qui concerne la part communale. Le taux de la taxe
d’habitation sera ainsi ramené à 11,92% ce qui nous
rapproche du taux des communes voisines.
Ce nouvel effort de la
commune a pu être consenti grâce à l’ élargissement de l’assiette fiscale et
donc la répartition de la taxe sur la totalité des redevables. Cette action entreprise
en 2003 c’est terminée en 2004.
Les exonérations éventuelles
peuvent être sollicitées auprès du service des impôts, la commune dans ce cas
ne perd pas le montant de la taxe qui est alors directement reversée par
l’Etat.
En ce qui concerne le SEA
(service de l’eau et de l’assainissement), le CA 2004 présente un solde
excédentaire global de 37 K€, dont 48 d’excédent en investissement et 11 de
déficit en exploitation (ce déficit est dû en grande partie aux impayés).
Le budget 2005 est évalué à
104 K€ dont 56 K€ en exploitation (compte tenu d’un report de 37 K€ et de
recettes evaluées à 19 K€) et 48 K€ en investissement.
Le taux des taxes d’eau et
d’assainissement restera inchangé en 2005 (80 € et 40 €), mais il faut déjà
envisager une augmentation pour 2006 en raison de l’évolution du type et du
côut des analyses de laboratoire pour la qualité de l’eau.
6 - Principaux
travaux réalisés en 2004:
Mur de soutènement route du
couvent
Consolidation place communale
Ravalement façades
intérieures et extérieures du bâtiment de la station de pompage.
Rehausse mur devant Anna
Mayali.
Dallage en pierres
Corridoghio
Dallage en pierres derrière
Magnavacca, et création d’une jardinière.
Restructuration et dallage en
pierres de l’escalier vers la maison Barbusse. (Pancone)
Informatisation du cadastre.

l’escalier devant la maison Barbusse
7 - Programme des principaux travaux 2005
Un programme ambitieux
représentant plus de 150 K€ a été voté par le conseil municipal.
Il reste toutefois subordonné
à l’obtention des subventions correspondantes. Voici les principales opérations
envisagées :
Remise à niveau et dallage de
ruelles
Rehausse mur devant maison
Vecchierini
Habillage en pierre des
piliers du monument aux morts
Elagages des arbres.
Bétonnage de 650 m de la
piste de la station de pompage.
Bétonnage de la piste de Ste
Marie.
Construction d’une jardinières à chaque entrée du village.
Elargissement de la route
d’accès à Suarella et réfection du mur.
Pose de rampes de sécurité.
Réparation de la route du
couvent.
Désenclavement chemin de
Monticello.
Rénovation montée droite de
la fontaine
Pose de cuves DFCI.
Réhabilitation de la voie
romaine.
Réhabilitation du sentier
vers Muchietta et Lunello.
Par ailleurs la création du
lotissement sur le terrain communal situé sous la gendarmerie a été évoqué. Il
semble possible d’y construire deux voire trois villas. Il est demandé au maire
de procéder aux études préalables concernant le métrage, la viabilisation et
l’estimation pour la vente rapide des parcelles.
Enfin la création d’un
cimetière communal sur la route de Pietraserena sur un terrain de 900 m²
pourrait être envisagée par un échange avec la placette située rue des Poilus.
Toutefois cette opération ne
pourra être réalisée qu’après étude des possibilités et sous réserve que toute
autre demande du même genre soit systématiquement examinée avec bienveillance.
C’est toujours
avec grand plaisir que nous annonçons
les naissances. Elles ont été nombreuses durant cette année:
Séléna Noëlle Ursulaest née le 28
juin 2005 à Paris. C’est la fille de José Magnavacca et de Selma.
Mélodie est née le 10 mars 2005 à
Bastia, c’est la seconde fille de Fabienne Taliercio et Stéphane Dumas.

Mélodie
Mayli Francesca est née le 17 février 2005 à
Bastia. C’est la fille de Marie Ursule Corazzini et Stéphane Fondaroli.

Mayli
Francesca
Natale est né le 1er
février à Bastia. C’est le fils de Jean Noël Corazzini et Karine Colonna. C’est
l’arrière petit-fils de Noël et Bastienne.

Natale
Le 1er janvier
2005 est née Amayel Elisa GUIRO, fille de Idrissa et Valentine. C’est la
petite fille de Dominique Luccioni (Zoupi).
Ornella est née le 29 novembre
2004,, c’est la fille de Ludovic Mattei et Alexandra (arrière petite fille de
Marthe et Albert Mattei)

Ornella
Alexandre est né le 26 novembre 2004 à
Ajaccio, c’est le fils de Stéphane et Stéphanie Le Gall et le petit fils de
Pierre et Barberine.
Marie Lise est née le 1 novembre 2004 à
Ajaccio, c’est la seconde fille de Daniel et Marie Jo SALINI et la petite fille
de Louis et Jeanette Massiani.
Lily est née le 2 septembre 2004
à Montpellier, c’est la fille de Stéphane Barbusse et Nathalie et la petite
fille de Suzy et Christian)
Laure Aimée est née le 2 août 2004 à
Bastia, c’est le second enfant de Blanche Marie et Gilbert Salvadori.
Margot est née à Mulhouse le 30
juillet 2004, c’est la seconde fille d’Anne et Antoine Leonetti.
Toutes nos félicitation aux heureux parents et
prospérité à tous ces bébés.
C’est avec grand plaisir que
nous avons appris le mariage à Piedicorte di Gaggio le 19/03/2005 de Xavier
CORAZZINI (du Pont de Piedicorte) avec Madame TKACHENKO Tatiana
Toutes nos félicitations et meilleurs vœux de
bonheur aux époux.
C’est avec
peine que nous avons appris plusieurs décès.
Notre ancien maire et ancien
Président du Sivom de Rogna, Monsieur le Docteur Félix MASSIANI est
décédé à Nice le 3 juin 2005 à l’âge de 84 ans. Ces obsèques ont eu lieu au
village de 10 juin (voir article ci-après)
Monsieur Joseph CASANOVA (beau-frère de Josette et
Toussaint Mayali) est décédé à Toulon le 6 mai 2005.
La maman d’Angèle, Madame
Ninette BERNABEI née Massoni est décédée à Corte le 3 avril 2005 à l’âge de
95 ans.
Madame
Marie Angèle CHIESA née VANUCCI, est
décédée le 26 décembre 2004 à l’hôpital de Corte à l’âge de 70 ans.
Madame
Jeannine MASSIANI, née LE TINIER est
décédée le 21 décembre 2004 à Nice. Elle avait 82 ans, c’était l’épouse de
notre ancien maire Monsieur Félix Massiani.
Monsieur François VITTORI est décédé le 10 décembre 2004 à Saint Symphorien sur Coise (Rhône) à
l’âge de 87 ans. C’était un frère de Charles Vittori).
Monsieur le chanoine Louis NEGRONI unanimement connu et apprécié dans toute la région, est décédé le 1er décembre 2004 à Zalana à l’âge de 104 ans.
Madame Joséphine VITTORI
née Massiani est décédée à Ajaccio, le 23 novembre 2004. C’était l’épouse de
Monsieur Jean Marie Vittori.
Monsieur Marc COHEN est décédé à Nice le 12 octobre 2004 à l’âge
de 50 ans.(voir l’article ci-après)
Toutes
nos condoléances et notre soutien à toutes les familles dans la peine.
Suite
à la terrible catastrophe qui a frappé l’Asie du Sud Est, les écoliers de
Piedicorte comme beaucoup d’autres ne sont pas restés insensibles. Avec l’aide
de leur instituteur François et de Madame Béatrice Tirado, ils ont lancé début
janvier un appel à d’autres écoles et aux habitants des villages alentour pour
obtenir un peu d’argent afin d’aider des écoliers de Thailande.
Voici leur appel :
’’Chers petits camarades,
Après ce qui s’est passé en Asie et en Thaïlande et ce
que nous avons vu à la télévision, nous avons décidé de vous dire que nous
aimerions bien aider les enfants victimes du Tsunami.
A cette occasion, nous aimerions que
vous nous aidiez à récolter des sous !
Une élève de notre école ayant de la famille sur place se
propose de donner aux plus démunis ce que nous arriverons à récolter.
Merci de nous contacter si vous êtes d’accord avec notre
initiative.
Les écoliers de Piedicorte’’

Photo de l »arbre de Noël jointe à l’appel.
Quelques personnes ont été généreuses ainsi que
différentes écoles. A ce jour nous avons récolté 783 euros.
Ne pouvant verser directement du numéraire à une
école, un ccp a été ouvert spécialement pour le versement des différents dons.
Il est d’ailleurs toujours ouvert et les dons sont bien sûr toujours
acceptés :.
LAMONZIE Gérald
CCP 2 274 77 V 021 AJACCIO
Des contacts ont été établis avec le Rotary club de Pattaya qui s’occupe de parrainage d’enfants et d’achat de fournitures scolaires, livres, matériel...
Un premier versement de 780 Euros a déjà été effectué. Le rotary club nous transmettra prochainement le bilan de leurs actions, des photos et le nom des élèves auxquels ces dons profiteront directement.
Des contacts et échanges pourront ainsi être établis entre les élèves de l’école de Piedicorte et ceux de Pattaya.
En ce qui concerne le compte administratif nous
obtenons un solde global excédentaire de 24 K€ dont 17 K€ pour le
fonctionnement et 7 K€ pour l’ investissement. Toutefois, en tenant compte des
restes à réaliser, c'est-à-dire des factures non mandatées à cette date et qui
représentent 18 K€ nous obtenons alors
un déficit de 1 K€. Par ailleurs il demeure un volume important d’impayés au
niveau du recouvrement des taxes d’OM. (environ 9K€). Des mesures nouvelles
seront prises en 2005 par la trésorerie pour recouvrer ces taxes.(décret du
31/12/2004)
Pour 2005, la situation nécessite encore une
large participation des communes (10 K€) ainsi qu’une augmentation de 5 € de la
taxe qui sera ainsi portée à 75 €. Ce qui devrait ainsi augmenter les recettes
de 3 K€.
Le budget global pour 2005 s’établit ainsi à 83
K€ dont 76 en fonctionnement. Les redevances représentent 48 K€, tandis que les
charges d’enlèvement et de .traitement sont estimées à 58 K€.
Pour 2005 et afin de ne pas augmenter
davantage la redevance il n’a été prévu qu’un seul passage pour les monstres à
la fin du mois d’août.
Par ailleurs les charges relatives à
l’enlèvement des verres sera pris en charge par le Sivom dès cette année.
Notes tirées d’un texte rédigé par Monsieur Henri
Corazzini, historien.
L’installation en 1902 de l’orgue de Piedicorte, construit par les fameux ateliers toscans (Pistoia) AGATI-TRONCI marque la dernière étape, et en quelque sorte le couronnement, de l’œuvre séculaire d’édification de l’église paroissiale actuelle de Santa Maria Assunta.
Cet orgue relativement tardif ressemble toutefois comme un frère à d’autres orgues italiennes beaucoup plus anciennes remontant à la période baroque des 17ème et 18ème siècles : l’église Santa Maria elle-même, qui a accueilli ledit orgue, est elle aussi le sosie d’une église baroque du 17ème siècle seulement….

l’orgue
Agati-Tronci
Hélas, si orgues et églises se construisaient en 1900 de la même façon qu’en 1700, la société des hommes avait bien changé entre ces deux dates ! Alors que les Piedicortais mettaient en 1902 leur orgue comme la cerise sur le gâteau de leur église enfin terminée, la société française, quant à elle, se portait à l’anticléricalisme le plus violent et poussait vers le pouvoir en cette année 1902 le gouvernement du bloc des gauches, dirigé par le ‘’petit père Combes’’ lequel allait vouloir anéantir les congrégations religieuses, marcher vers la séparation de l’église et de l’Etat et affaiblir la religion catholique autant que faire se pourrait ! Piedicorte se trouvait donc quelque peu à contresens de l’évolution générale, victime de la durée interminable des travaux de construction de l’église….
Les gens de Piedicorte ont d’ailleurs toujours aimé cultiver la différence : la paroisse de Piedicorte, la plus peuplée (avec la paroisse de Vivario) de la douzaine de paroisses de la Piève de Rogna (elle-même l’une des Pievi les plus étendues et les plus peuplées de la Corse, courant de Pancheraccia à Erbajolo et d’Antisanti à Vivario, de part et d’autre du Tavignano) était moins pauvre que la plupart de ses voisines ; et l’agriculture y avait enrichi, au fil des siècles quelques familles ‘’notables’’ lesquelles avaient pu envoyer leurs fils aux universités de Pise et Rome et former ainsi des médecins, des notaires et surtout des ecclésiastiques…. qui avec d’autres ‘’intellectuels’’ avaient la notion des rapports de force dans le monde méditerranéen qu’ils connaissaient assez bien, et conseillaient discrètement la communauté de Piedicorte de ne pas s’engager dans des aventures politiques qu’ils considéraient sans lendemain…c’est ainsi que Piedicorte et la plupart de ses familles notables furent très tièdes à l’égard du Généralat de Paoli au 18ème siècle, estimant vraisemblablement que ce gouvernement de Paoli n’avait guère de chance de durer….
Les séculaires rivalités des clans piedicortais encore exacerbées par le suffrage universel français de 1848 sont sans nul doute en partie liées aux origines même de Piedicorte, village qui a rassemblé sur sa croupe, tout au long du 16ème siècle, les populations de 7 hameaux préexistants, dont la réunion constituait la paroisse de la Valle de Gaggio au Moyen Age : le rassemblement progressif de la population dans le plus élevé en altitude des 7 hameaux de la paroisse de Gaggio a été provoqué avant tout par la peur des razzias turques, ce qui est certainement un élément très négatif…
En 1615, des 7 hameaux seuls subsistent Piedicorte qui remplace la graphie Piedilacorte vers 1643 et Linello (aujourd’hui Lunello) Les déplacements de population du 16ème siècle ont entraîné une redistribution des édifices religieux : il a fallu abandonner l’ancienne église paroissiale de l’époque de l’habitat dispersé, San Césario, située beaucoup trop bas dans la vallée et construire hâtivement une nouvelle église paroissiale, San Sébastiano à Piedicorte même. Pour construire ce San Sébastiano vers 1600-1609 on dût détruire un petit oratoire précédent, situé au même endroit appelé déjà San Sébastiano et remontant aux années 1520.
Lunello (ancien hameau de Piedicorte)
(cadastre Napoleonien)
Or dans ce petit oratoire de 1520, il y avait une ARCA, où l’on enterrait les morts du seul hameau de Piedicorte. Dans la nouvelle église de San Sébastiano, l’ARCA des morts fut supprimée (Concile de Trente) et on en fit creuser une nouvelle, pour enterrer tous les morts de la paroisse, dans la vieille chapelle de Santa Maria Assunta (où il n’y en avait pas précédemment), chapelle bâtie à l’époque féodale de la fin du 13ème siècle sous le château de Gaggio et qui avait acquis au cous des âges le statut de ‘’paroisse annexe’’ de San Cesario. Vers 1550, tous les baptêmes de la paroisse de Gaggio étaient administrés dans cette Santa Maria paroisse annexe. Tous les autres sacrements étaient donnés dans le petit oratoire de San Sébastiano de Piedicorte.
Les deux églises. (cadastre Napoleonien)
L’Arca de Santa Maria fut agrandie et restaurée plusieurs fois au 17ème et 18ème siècle. L’église San Sébastiano se révéla trop petite dès la fin du 18ème siècle. Plusieurs fois restaurée, on y adjoignit un petit clocher, mais le (premier) combat de Piedicorte de 1757 entre Paolistes et partisans de Matra la laissa dans un état pitoyable…A la fin de l’Ancien Régime, la communauté de Piedicorte se décida à faire construire une nouvelle église plus grande, a coté de l’ancienne chapelle, vouée à la démolition. On fit de même pour la vieille chapelle Santa Maria dont il ne subsista que l’arca des morts, et l’on redonnait le nom de Santa Maria Assunta à la nouvelle église paroissiale.

église
Santa Maria Assunta et clocher de San Sebastiano
Lorsque la Révolution de 1789 éclata, seules étaient montées les fondations de la nouvelle église. La tourmente révolutionnaire fit abandonner le projet et les fondations. Les travaux reprirent sous la restauration en 1820 et se poursuivirent sous la Monarchie de Juillet et le 2ème Empire. L’argent manquait sans arrêt…
En 1895, le grand escalier du parvis était terminé.
En 1902, l’orgue Agati-Tronci était installé.
(Piedicorte
di Gaggio, août 2004)
14 – LA CORSE HISTORIQUE : LES SEIGNEURS CORTINCHI.
Du
11 au 15ème siècle les Cortinchi occupèrent une place prépondérante
dans toute la région du Bozio et même au-delà. D’ailleurs ils possédaient un
château dont les traces sont encore visibles sur les hauteurs du Gaggio. Voici
un extrait du bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de
la Corse (N°
574 et 575 –
1er
et 2ème trimestres 1965) qui retracent leur histoire.
Dans son ouvrage «Les Seigneurs Cortinchi », in 4° de 157 pages d'histoire, de généalogie et de copies de documents anciens, Madame Madeleine Palix a publié une intéressante étude sur les Cortinchi qui jouèrent en Corse, au cours du Moyen-Age, un rôle de premier plan.
Leur ancêtre, Guglielmo de Cortana arriva en Corse vers l'an Mille. Il était neveu d'Orlando, évêque d'Aleria, prélat de haute valeur dont le Comte Arrigo Bel Messere, alors maître de l'Ile faisait grand cas.
Ces deux personnages descendent de Berthaire, Comte de Cortana et de Corse, :frère de Boniface (828-846) prince souverain de Toscane et de la Corse, et aussi alliés à la dynastie de Charlemagne.
Guglielmo nommé Juge (administrateur) de la région de Casadario à Carcosale, région comprenant Porto-Vecchio, fut alors un des premiers maîtres de cette région. Après la mort tragique d'Arrigo Bel Messere et de ses sept fils et à la faveur des troubles qui s'en suivirent, Guglielmo de Cortana (980-1030) surnommé Corto puis Cortinco, devint seigneur de la région qu'il administrait et fut l'ancêtre de la longue lignée des Cortinchi dont l'influence est encore si grande en Corse au 15ème siècle.
L'auteur énumère parmi les personnages les plus marquants:
Vers l'an mille, Orlando est évêque d'Aleria et obtint du Pape la suppression du cruel impôt qu'était la dîme des hommes;
En 1219, Opizzo Cortinco, noble corse, est nommé évêque de Mariana;
En 1228, Oberto Cortinco et, en 1242, Opizzo Pernice Cortinco sont avoués de l'Abbaye de Monte-Cristo, gros propriétaire foncier en Corse;
En 1249, Opizzo Cortincho est évêque d'Aleria ;
En1289, Opizzo Pernice Cortinco, seigneur de Vescovato, est nommé évêque de Mariana.
Curieux types au demeurant que ces prélats corses du Moyen-Age, élus par le peuple, toujours par monts et par vaux, participant à toutes les luttes, se mêlant à tous les combats.
Au 13ème siècle, Giovanninello Cortinco de Pietr'all' Arretta, seigneur de 13 châteaux dans le Nebbio, lutta pendant 16 ans pour la souveraineté de la Corse. Il était fondateur de la ville de Calvi.
En 1377 et 1738, Riniccio et Caponiello furent successivement vicaires (nous dirions viguiers) de l'île.
En 1445, Mariano Cortinco de Gaggio, de la branche d'Ellerata, élu lieutenant général du peuple, battit les Espagnols d'Alphonse d'Aragon et raffermit l'autorité temporelle du Saint-Siège.
En 1464, son fils Giudicello, chef de la population comme l'avait été Mariano, reçoit l'investiture du Duc de Milan, dans son fief de Pietr'all' Arretta avec une pension de 100 livres
Madame Palix étudie la descendance de Mathilde, fille d'Aldobrando Cortinco seigneur de Giocatojo en 1289, mariée à Jean François Girolami-Cortana, issu comme les Cortinchi de la maison de Cortana. Ils furent de la souche des Girolami habitant Giocatojo et Evisa, illustrée normalement par Monseigneur Girolami-Cortana, auteur de plusieurs œuvres remarquables dont une « Histoire de la Corse» et une « Géographie générale de la Corse» dont le succès fut grand.
En 1760, Jean Joseph Cortinchi est maréchal de camp de Pascal Paoli à Bastia. Son frère, Paul-Toussaint est arrière grand-père de Giudicello Cortinchi (1821-1890), lui-même père d'Eugènie Cortinchi, filleule de Napoléon III et de l'Impératrice Eugènie (1856-1938), à qui Madame Palix a dédié son livre.
Vers la fin du 16ème siècle, les Cortinchi poursuivis par Gênes s'éparpillent et ne compte plus au début du 20ème que quelques membres dans la région du Bozio.
Une tradition de famille monégasque fait venir de Sant' Andrea di Bozio un seigneur en révolte contre Gênes, Domeneghino Bosio qui épousa en 1603 une monégasque, Julia Boccone, et fit souche sur le Rocher des Grimaldi. Joseph-François Bosio, sculpteur émérite, né à Monaco en 1768, illustra cette famille dans l'exécution de grandes œuvres parmi lesquelles nous citons le Louis XIV de la place des Victoires et le quadrige de la Restauration sur l'Arc de Triomphe du Carrousel à Paris. A cette occasion, il fut nomme baron par Charles X qui le nomma premier sculpteur du Roi.

Statue
équestre de Louis XIV place des Victoires
Bosio se savait descendant d'émigrés corses fuyant les Génois. « Sa famille, originaire de Corse, écrit un contemporain, possédait dans l'Ile près de Corte, une vaste propriété, presque une région, dépendant du canton de Sermano et dénommée « Pieve dei Bosio», à laquelle était attaché le titre de Comte. Sur l'emplacement de ce domaine s'élève aujourd'hui le village de Sant' Andrea di Bozio». Seuls, les Cortinchi étaient gros propriétaires fonciers dans cette région qui s'étendait de Sant-Andrea di Bozio à Aleria et seuls aussi à avoir porté le titre de comte, la famille de Monaco ne peut être par conséquent que celle des descendants des marquis de Toscane.
Le frère du sculpteur, Jean-François, d'un égal talent, né en 1764 sur le Rocher, a été un des meilleurs élèves de David. On lui doit de nombreuses œuvres dont une « Mort de la Vierge» qui se trouve à la Cathédrale de Chartres, le portrait en pied du Roi pour "le Palais de Justice de Rouen. Professeur à l'école de dessin de l'Ecole Polytechnique, il a écrit un remarquable traité de dessin et œuvra jusqu'à sa mort survenue en 1827. Son fils Astyanax Scevola (1793-1876), élève de Joseph-François, a enrichi Paris de belles œuvres comme « Sainte-Adélaïde impératrice faisant des aumônes» pour le portique de l'église de la Madeleine à Paris et un bas relief représentant« Les Victoires du Nord» à l'Arc de Triomphe de l'Etoile ».
Urbain Bosio, neveu du baron Bosio, embellit comme architecte sa ville natale par la partie orientale du Palais des Princes bâti sur ses dessins, et a fait œuvre de folkloriste et d'historien.
Son petit-fils, Louis Cappatti, critique d'art et historien, est allé à Sant' Andrea di Bosio qu'il a chanté en des poèmes saisissants reproduits dans son ouvrage.
Une Franceschi-Pernice de la Casinca (les Pernice étant une branche des Cortinchi) a épousé le père du Comte Horace Sébastiani devenu Maréchal de France (1772-1851). « Ce nom de Pernice tant mentionné dans la chronique nous dit Pietro Cirneo révèle les grands feudataires médiévaux, les Cortinchi qui étaient la plus puissante famille aux treizième et quatorzième siècles, de la partie cismontaine de l'île».
De nos jours, Guidicello Cortinchi s'est illustré au Soudan et dans la République du Mali; il est le père de Jose Cortinchi, notaire en Ariège. La généalogie des Cortinchi cite« le patriarche» Jean de ce nom, de Piedilacorte,« incarnation même des vertus ancestrales de l'île ».
L'étude de Madame Palix est éclairée par des cartes géographiques délimitant notamment le marquisat Cortinchi, des dessins de blasons, celui de Giudicello Cortinco de Gaggio, celui des Bosio de Monaco, celui des Cortinchi (famille et évêques).
Les chercheurs de l'histoire de la Corse se reporteront à cette étude pour y trouver des documents reproduits avec textes et traductions.
Des arbres généalogiques établissent la lignée de Guglielmo de Cortana descendant des marquis de Toscane, celle des Maisons de Pietr'Ellerata de Pietr' All' Arretta ou Loreta et de Lumito. Un tableau fixe la généalogie contemporaine des Cortinchi, dont Eugènie épouse Palix (1856-1938).
Après avoir dressé cet inventaire de gens d'honneur et de labeur, l'auteur conclut:
« Enfin, puisse un tel patrimoine, être recueilli par la jeune génération, non dans un sentiment de vain orgueil, mais pour l'exaltation de sa force et de son courage ».
Marien MARTINI.
15 – LA
GENDARMERIE
Au
cours de cette année nous avons noté plusieurs mouvements de personnels à la
gendarmerie :
L’arrivée en juillet 2004 de
Monsieur Michaël ROSELLI comme Chef de Brigade.
Le départ pour Calvi le 10
septembre 2004 de Monsieur et Madame Laurent BOTELLO et de leurs
enfants. Ils étaient à Piedicorte depuis cinq ans.
Tous
nos vœux de bonne installation et de réussite dans leur carrière.
16 –
PROMOTION
Toutes nos félicitations à
Pierre Jean SIMONI, ancien juge d’instance suppléant, qui s’est toujours
dépensé sans compter au service des œuvres scolaires et universitaires et qui a
été promu au grade d’officier dans l’ordre des Palmes Académiques.
17 – LE
VILLAGE HONORE
Article
paru dans Corse Matin
Honoré en la personne de Rémi Decout-Paolini notre cher
concitoyen fils de Pierrette Paolini qui, à l'issue de sa brillante
scolarité avait obtenu son affectation comme sous‑préfet à
Valence.
Rémi Decout‑Paolini, reconnu pour ses compétences exceptionnelles
vient de se voir confier la lourde responsabilité de chef de cabinet du
directeur général de la police nationale.
Très aimé à Piedicorte, mais, aussi à
Pietraserena, le village de sa~ grand‑mère Françoise, née Vanucci, nous
nous réjouissons de l'éminente promotion obtenue par notre concitoyen, compte
tenu de son jeune âge.
18 – HOMMAGE A MARC.
(article paru dans Corse Matin
le 18-10-2004)
C’est avec une infinie tristesse que la commune de Piedicorte et le Canton ont appris avec stupeur le décès accidentel survenu le 12 octobre dernier à Nice d’un de ses enfants d’adoption Marc COHEN, à l’âge de 50 ans.
Que dire de cet homme qui nous paraissait un chêne de bonté, de générosité et d’abnégation et qui surtout nous faisait croire à une médecine humaine non basée sur le profit, mais sur les qualités de cœur, si rare de nos jours.
Il l’avait démontré lors de la catastrophe de Furiani, en dispensant sans borne ses soins, ses encouragements et son écoute à tous ceux qui avaient été atteints dans leurs chairs. Et même quand il venait se ressourcer dans notre village, il restait cependant disponible, et à l’écoute de tous les maux ne ménageant guère sa peine pour les soulager.
Pour nous il restera un « géant » tout sourire, père exemplaire et aimant et ami fidèle.
Nous tenons à présenter à toute sa famille et à ceux qui l’ont connu et aimé nos sincères condoléances, et conserverons son souvenir en nos cœurs.
19 –
HOMMAGE A FELIX MASSIANI.
Article paru dans Corse Matin du 28 juin 2005.
Dernièrement à Piedicorte une imposante foule
est venue s’incliner devant la dépouille du Docteur Félix Massiani qui décédé à
Nice à l’âge de 84 ans a tenu à reposer au milieu de tous les siens et de sa
chère épouse décédée en décembre dernier.
Très attaché à son village où il venait
plusieurs fois par an, il avait présidé à la destinée de Piedicorte pendant
trois mandats successifs de 1983 à 2001. En cela il avait retrouvé la même
place que son père Pierre François Massiani qui avait été également premier
magistrat de notre commune.
Il avait su se faire apprécier de tous par ses
qualités humaines, sa générosité, et sa très grande humilité.
Il a su mener à leur terme plusieurs projets
avec des moyens le plus souvent très faibles.
Le Docteur Massiani a également été à
l’origine de la création du Sivom de Rogna en 1989. Il en fut d’ailleurs le
premier président.
Mais en 2001 il n’a pas voulu se représenter
en raison de son état de santé et surtout de celui de son épouse

Félix Massiani -dec 2004
La vie du Docteur Massiani restera un exemple
pour la jeunesse car c’est par sa volonté et sa ténacité qu’il s’est hissé à sa
réussite sur le plan professionnel: ayant effectué ses études secondaires à
Bastia avant la dernière guerre, il s’est investi assez tardivement dans des
études en médecine dans la région parisienne. Il y exerça pendant plusieurs
années avant de regagner Nice où disait-il «cela me rapproche de
Piedicorte. »
Lors de ses obsèques à Piedicorte le 3 juin
dernier, le maire actuel de la commune François Corazzini, très ému a prononcé
l’éloge funèbre de son prédécesseur:
« Félix
Je me fais le porte parole de tous les amis
pour te dire à quel point nous sommes affligés par ton départ. Elu 3 fois
consécutives maire de 1983 à 2001, tu ne ménageais ni ta peine ni ton temps,
avec cette courtoisie que tu réservais à tous ceux qui t’approchaient.
Nous chercherons encore longtemps l’ami
toujours disponible, jamais péremptoire qui savait conseiller sans jamais
imposer. Cette qualité rare de conciliation ne se manifestait pas au détriment
d’une vraie force de caractère que personne ne songeait à éprouver.
Au nom de tous ceux qui pleurent un ami
irremplaçable, je voudrais te dire notre profonde peine et notre regret
inconsolable. »
A ses enfants Anne-Marie et François, ses
petits enfants Olivier et son épouse Marie, Géraldine, Elise et Julia ainsi
qu’à toute sa famille Corse-Matin adresse ses sincères condoléances.
20 – TOUT LE MONDE DESCEND!
(extrait du livre de Pauline Sallembien-Giuliani ‘’il
faudra retourner voir les Giotto’’
A la pointe du village là où le chemin porte aux vignes qui ne sont plus et au petit hameau du « Pont» elles se sont rencontrées. Elles se connaissent depuis toujours, après le collège elles se sont perdues de vue et retrouvées l'été, le temps d'une conversation animée car il fallait, comme disent les gens de l'information, « couvrir» les événement de plusieurs années.
Elle la retrouve, cet été-ci, toujours aussi volubile marchant penchée en avant, comme son père, une épaisse tresse dans le dos défiant les modes et l'âge. Elles vont d'un été à l'autre qu'elles se soient vues ou pas, elles disent les amis communs, les rencontres sur le continent et soudain en riant aux éclats la main sur la bouche, elle se souvient et raconte:
- C'est à Paris, il y a un bout de temps dans les années soixante, pour rentrer à la maison on prenait, mon mari et moi, le même bus. Ce soir là, il démarre sous nos yeux, nous courons et nous réussissons à nous agripper à la plate-forme arrière et mon mari dit « l'avemu chjappu ...». Le bus poursuit sa route et à une station le chauffeur crie à la cantonade « Tout le monde descend! Pour continuer, prenez le suivant» Protestations de toutes sortes, le chauffeur et le contrôleur affrontent le mécontentement bruyant, impassibles. Au moment où nous allons descendre le chauffeur nous dit «Micca voi, noi dinno simu corsi andemu a pigliacci un caffe ».
Puérilité, impudence, impulsivité, audace, bravade, pied de nez à la RATP, à sa hiérarchie, à son organisation, réponse à un appel venu d'un sentiment irrépressible d'appartenance, plaisir de se dire des choses dans la langue du village, des vacances et de l'été, cela et peut-être d'autres choses aussi. . .
Autour de la petite table de la brasserie et de leurs quatre cafés, les quatre corses avaient reconstitué une île, avec elle ils étaient seuls au monde. . .
Piedicorte-di-Gaggio 26 août 2000