« Que n’a-t-on entendu sur le renforcement de la sécurité des citoyens par les regroupements, échanges, interactions et redéploiements de la police et de la gendarmerie….
Résultat : suppression de la gendarmerie dans certains
villages corse dont Piedicorte-di-Gaggio, comprenant une centaine d’habitants,
surtout des personnes âgées qui ne demeurent en hiver que grâce à cette
présence sécurisante, et cinq fois plus l’été. Cette brigade de 5 gendarmes
constitue la seule représentation de l’autorité républicaine dans le canton,
soit un territoire de 7 villages et au-delà, et la seule bouée de sauvetage de
cette immense majorité de Corses qui souhaitent rester dans le cadre de la
légalité et de la démocratie françaises, leur seul lien avec la réalité
exécutive, législative et judiciaire.
Après la suppression de la gendarmerie, viendra fatalement celle de
l’école (moins de familles, donc moins d’enfants), puis de la Poste (moins de
transferts de fonds et de courrier).
C’est ainsi qu’un village se meurt. Quant à l’idée de Service
Public, elle est déjà, visiblement, largement moribonde.
Messieurs les puissants, ou qui feignez de l’être, vous vous dites
bien haut défenseurs des valeurs républicaines, démocratiques et de l’Etat de
droit. Prouvez-le donc en les appliquant et non en les détruisant…