GENDARMERIE

 

Suite au projet de suppression de la brigade de gendarmerie de Piedicorte, Pierre PASQUINI, ancien ministre était intervenu par lettre du 23 janvier auprès de Nicolas SARKOSY, ministre de l’intérieur pour lui demander de revoir cette décision. Ce dernier lui a répondu le 12 mars.

 

Ci après, un extrait de l’article paru dans le journal ‘’CORSE MATIN’’ du lundi 31 mars 2003 publiant les 2 lettres.

 

 

 «Tes services viennent de décider la suppression d’une gendarmerie à Piedicorte (Haute Corse).

Je puis t’assurer pour bien connaître ce problème et m’être déjà battu pour le maintien de cette gendarmerie, que sa suppression amènerait la ruine immédiate de l’agglomération (5 communes).

Les enfants des gendarmes permettent, depuis des années, à l’école d’exister et au bureau de poste aussi. La gendarmerie partie, l’épicerie fermera aussi au détriment de cette sécurité que tu défends si bien.

Est-ce que le problème peut être revu ? »

 

 

La réponse de Nicolas Sarkosy :

 

«Vous avez appelé mon attention sur le devenir de la brigade de Piedicorte (Haute Corse) en soulignant les inconvénients d’une suppression pour l’avenir de l’agglomération.

J’ai demandé des précisions au préfet car, comme vous le savez, le gouvernement a fait le choix de déconcentrer l’étude de l’organisation des forces de police et de gendarmerie. Cette méthode, qui fait une large part à la concertation avec les élus, permet de mieux répondre aux besoins locaux de sécurité.

Le préfet de Haute Corse vient d’achever ses consultations. La fermeture de la brigade pourrait se justifier eu égard à la très faible criminalité à laquelle cette unité est confrontée et compte tenu de la population qu’elle protège (684 habitants). Mais la mise en œuvre des communautés de brigades a notamment été imaginée pour éviter des fermetures, tout en garantissant un meilleur emploi des effectifs du service et le maintien du maillage territorial, dont l’impact humain ne se mesure pas toujours à l’aune de statistiques.

J’ai donc décidé de ne pas prononcer la fermeture de la brigade de Piedicorte dont le maintien s’inscrit dans la mise en œuvre d’une communauté de brigades. Je souhaite que les élus rassurés par cette décision en soient les meilleurs promoteurs. »

 

Commentaire de Corse Matin :

 

«Me Pierre Pasquini qui porte au village de Piedicorte un attachement personnel, pour y avoir noué de solides amitiés, avait déjà eu à traiter du maintien de la gendarmerie alors qu’il était député de Corte-Calvi. C’est à ce titre qu’il a spontanément relayé la préoccupation des élus locaux. 

 

 

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