Edition semestrielle
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CONCA D’ARGENTU
Bulletin
municipal
d'informations de Piedicorte Di Gaggio
1 – EDITORIAL :
En
préparation depuis janvier, voici enfin avec beaucoup de
retard le nouveau numéro de Conca d’Argentu. Il traite de
sujets déjà anciens puisque aucun numéro n’a été publié
depuis juillet 2003.
Si vous disposez d’un accès à internet vous avez
pu néanmoins découvrir au jour le jour, toutes les
informations importantes concernant le village et reprises
en partie dans ce bulletin. Ce
numéro reprend également différents articles déjà paru
dans la presse et dont certains
n’ont pas eu connaissance. |
SOMMAIRE1.
EDITORIAL 4. L’ECOLE 5.
CASA PATERNA 7.
BIENVENUE 11.
PROBLEMES D’EAU 12.
SIVOM 14.
LA BELETTE 15.
GENDARMERIE 16.
RENOUVEAU |
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Retrouvez
nos bulletins et d’autres informations sur le site
internet : http://www.piedicorte.fr.st ou http://site.voila.fr/piedicorte Faites
nous connaître vos observations et souhaits éventuels.
Communiquez toutes informations, documents ou photos qui
semblent intéressant d'être publiés dans ce bulletin ou
sur le site Vous contribuerez ainsi à leur pérennité. gerald.lamonzie@wanadoo.fr
04 95 48 81 12
- 06
87 19 61 60
mairie : 04 95 48 81 22
fax : 04 95 48 85 33 Directeur de publication François Corazzini. Comité de rédaction:
Gérald Lamonzie, Pierre Jean Simoni, Genevieve Dumas |
Il y a cent ans, le 19 mars 1904, naissait
à
Piedicorte Joseph MAGNAVACCA. Voici déjà 10 ans qu’il nous a quitté,
le 4
septembre 1993.
Cet homme particulièrement sympathique et
attachant
n’a laissé au village, dans la Corse toute entière et même au delà
que de très
bons souvenirs. Il a fortement marqué son époque par sa très forte
personnalité
hors du commun.
Joseph avait un sens particulièrement
élevé de
l’amitié à laquelle il associait une générosité sans limite et une
grande
convivialité. Toute personne connaissant Piedicorte connaissait
Joseph.
Il suffit d’ailleurs de se souvenir de la
foule qui
assista à ses obsèques : plusieurs centaines de véhicules ne
pouvant
stationner à Piedicorte, durent s’arrêter sur les bas cotés sur près
de trois
kilomètres de Pietraserena à Altiani
C’est dire s’il avait été estimé et
apprécié par tous
ceux auxquels il avait rendu de nombreux services.
Dès 1925, il s’est distingué lors de la
guerre du Riff
à la tête d’une section de chars et fut ainsi cité à l’ordre du
régiment. Voici
ci-après le document rédigé par son colonel :
Le Sergent
Magnavacca
Le Sergent Magnavacca est un Corse
Corsiquant. Son char
a reçu le nom de ‘’CORSICO LA TERREUR’’ qu’il étale en lettres
blanches sur le
flanc gris de la tourelle. Magnavacca parle un langage très
spécial, bien à
lui, émaillé de Corsicismes que l’on comprend très bien, heurté et
dur, comme
tout lui-même. Quand, blotti dans les touffes de ‘’doumes’’, on va
reconnaître
le terrain du prochain combat, quand on expose les grandes lignes
de
l’opération, le dispositif général, la mise en place des unités,
il reste muet,
personne ne sait jamais s’il a compris. Mais quand on en vient à
parler de la
section, on le sent aussitôt cabré face à l’obstacle, en proie à
une agitation,
son être est tendu, son œil est fixe ou fasciné, quelque point de
son épiderme
doit être froid. Il scrute le terrain, scrute les ravins, dépeint
en détail le
village qu’il devra nettoyer le lendemain. Qu’on ne lui demande
pas s’il a
compris, il ne vous répondra pas. Mais on le surprend, en revenant
au bivouac à
siffloter quelque refrain du pays natal.
‘’Corsico
la
Terreur’’ a justifié son surnom le 2 août 1925 au combat d’ASJEN,
il assiégeait
une grotte et infligeait aux Riffains des pertes sévères. Le 11
septembre, sur
l’OUERGHA il mettait en fuite un parti de rebelles établis dans
des abris et
des tranchés profondes, là où jadis notre infanterie avait dû
faire de lourds
sacrifices.
Mais le 8 du même mois à l’affaire de
Aou-Ganou ce fut
le plus simple et le plus dur. On partait à l’attaque, le jour
naissait à
peine. Un officier, chef de Section ayant été blessé, le Capitaine
appela le
sergent Magnavacca, chef de char dans une section voisine :
prenez le
commandement de la Section Guéret, objectif le village de Hamoard,
sur la
crête, montez la pente, méfiez-vous de l’oued à gauche, des puits
sur l’axe de
marche, nettoyez dépassé le village, il y a un ravin profond et
solidement
tenu. Vous avez compris ? Magnavacca ne répondit pas, il
était déjà en
tête de sa section.
On vit au fur et à mesure que la
campagne marocaine
s’éclaircissait, les chars s’étaler sur la ligne et sur les
pentes. De l’oued, des
obus de canons légers délogèrent les rebelles en djellaba
blanches, que dans
leur fuite, les mitrailleuses reprirent sous leurs rafales
serrées. Le village
fut abordé, traversé ; les canons et les mitrailleuses
donnèrent encore,
puis les chars disparurent et l’on n’entendit plus que leurs voix
grondant
éperdument.
Etablie à la gorge du ravin, la section
Magnavacca
tenait sous son feu, face aux entrées, les grottes et les abris où
grouillaient
les dissidents.
Dès qu’ils tentaient de sortir, un obus,
une rafale
les faisait rentrer sous terre. En arrière, tout autour, les
tirailleurs joyeux
avançaient, progressant sans danger.
Magnavacca régnait, noir de graisse et
de sueur, un
énorme stick à la
main, sorti d’on ne
sait d’où.
Ce jour, les tirailleurs demandèrent à
le citer à
l’ordre de leur régiment.
Colonel
CLAYEUX.
Commandant le 62ème
Bataillon de Chars.
Mais Joseph fut également un grand
patriote lors de
l’occupation où il participa activement à la résistance dans toute
la région
avec d’autres responsables Cortenais.
A ce titre il reçu du Général de Division
Mollard,
Gouverneur militaire de la Corse, le 23 février 1944, un témoignage
de
satisfaction à l’ordre de la Division avec la citation
suivante :
‘’Patriote ardent qui n’ayant jamais
accepté la
défaite, a refusé de plier sous le joug du vainqueur. A mis toutes
ses énergies
et tout son cœur à préparer les combats qui chassèrent l’ennemi du
territoire.
A effectivement participé à ces combats et a été un élément actif
de la
libération de la Corse. ‘’
Joseph Magnavacca et
son épouse Ursule Catani
Après la guerre, il participa à la vie
politique du
village puisqu’il fut quelque temps premier adjoint. Il poursuivi
son activité
comme entrepreneur et transporteur mais surtout avec son petit
commerce (bar
restaurant et épicerie) où chacun était beaucoup plus un ami qu’un
client.
Ainsi que le disait l’un de ses amis lors de son éloge
funèbre : « Joseph à sa manière était l’inventeur des
restos du
cœur »
Il importe de se souvenir tout
particulièrement de cet
homme exceptionnel et si attachant et de son épouse Ursule discrète,
toujours
très dévouée et de la place immense qu’ils tenaient tous les deux au
village.
Comme chaque été, le mercredi 20 août
2003, un concert
a eu lieu dans
l’église de Piedicorte.
Ce concert était comme l’année précédente essentiellement axé sur
la musique
baroque italienne Les chants ont été magnifiquement interprétés
par le Concert
de l’Hôtel Dieu qui vient maintenant régulièrement au village.
L’orgue dont les claviers sont
brillamment tenus par
Viviane Loriot ne semble plus n’avoir dans ces concerts qu’un rôle
un peu
secondaire. Toutefois la présidente a su par ces quelques lignes
lui redonner
toute sa splendeur :
Chaque fois qu'elles chantent, elles nous confisquent l'âme, nous enveloppent dans leurs douceurs ou leurs violences. Leurs trompettes nous saisissent, leurs clochettes nous égaient. Pas seulement une invite à un Sursum Corda, elles sont, muettes ou sonores, des liens avec les communautés d’hier, témoignages d'une histoire collective.
Si, hier les orgues marquaient les temps douloureux et heureux d'une société urbaine et rurale, aujourd'hui elles sont encore une rencontre, elles réunissent ceux qui partagent leur histoirc et ceux qui la découvrent.
...Le temps d'un concert
...Le temps d’un exercice qu'un jeune élève privilégié, parce qu'il a un professeur, exécute
...Le temps d'un souhait : que se multiplient orgues restaurées, professeurs et élèves nous voudrions aussi que le virtuose ou l'amateur passionné qui nous font le plaisir d'exalter la musicalité de nos orgues se souviennent de leur singularité sobre ou exubérante, restent un peu les soutiens, les alliés durables de notre effort pour sauvegarder 1a vie de nos instruments.
je suis toujours fascinée par le corps à corps auquel se livrent musicien et instrument: une sorte d'abbraccio, de combat avec l'ange. Présente à mon esprit l'etymologie du terme: Org: travail et l'instrument sur lequel il s'exprime, en grec, organon.
Je me dis alors que ces orgues ne pouvaient que séduire les communautés de notre île qui ont dû bien se trouver quelques affinités avec elles tant elles sont expressions d'un monde qui marie la beauté à l'effort.
Pour l’émotion. Bastia, le 3juin 2003
Pauline Sallembien
Cette année, le concert aurar lieu le dimanche 22 août 2004 à 18h. Pensez dès
maintenant
à réserver cette journée pour y assister.
La rentrée pour les petits ne s’est effectuée qu’au second trimestre en raison du retard dans l’exécution des travaux d’aménagement et de sécurisation.
L’arbre de Noël a donné lieu à un après midi récréatif où Laurent a fait un père Noël très apprécié par chacun des enfants.
Un goûter comprenant de nombreuses friandises a suivi la remise des jouets.
Noël
2003
à l’école
Fatta dipoi cent’anni,
E di petra senza scialbu
La sima e l’altri lignami
So di castagnu bastardu
Cuncepita da l’antichi,
Anch’elli omi di talentu,
E ben che micca
struiti,
Rispundia a lu so’
tempu.
A cantina fatta a
Tene l’eria
timperata.
Lu tilare di la porta,
Ellu, e di petra zuccata.
Quellu chi ci entrava prima
A vidia piena di tuttu.
Truvava da fonda a cima
Vinu, furmagliu e prisuttu.
In sala, nera di fume,
Si stava tutti in famiglia,
Ancu puru senza lume,
A sera, intornu a la ziglia.
E quandu venia Polu
A cunta belle sciarate !..
Certe volte ridu solu
Pensendu a quelle vighiate.
P.J. Simoni
Le Conseil Municipal s’est réuni le 31
mars 2004 pour
approuver le compte administratif 2003 et voter le budget 2004.
Le CA 2003 présente des dépenses d’un
montant de 171
k€ dont 104 k€ en fonctionnement et 67 k€ en investissement.
Les recettes sont de 214 k€ soit un solde
excédentaire
de 43 k€ reversé au budget 2004.
Le budget 2004 prévoit des dépenses d’un
montant de
238K€ dont 167K€ en fonctionnement et 71K€ en investissement. Ces
dépenses
s’équilibrent par des prévisions de recettes évaluées à 195K€ et un
report
d’excédent de 43k€.
Il faut noter que pour 2004, les impôts
locaux seront tous
baissés de 1% en ce qui concerne la part communale. Le taux de
la taxe
d’habitation sera ramené à 12,92%.
Cet effort de la commune a pu être
consenti grâce à un
élargissement de l’assiette fiscale et donc la répartition de la
taxe sur la
totalité des redevables.
Les exonérations éventuelles peuvent être
sollicitées
auprès du service des impôts, la commune dans ce cas ne perd pas le
montant de
la taxe qui est alors directement reversée par l’Etat.
Programme des principaux travaux
2004 :
Mur de soutènement route du couvent
Consolidation place communale
Ravalement façades intérieures et
extérieures du
batiment de la station de pompage.
Rehausse mur devant Anna Mayali.
Dallage en pierres Corridoghio
Dallage en pierres derrière Magnavacca.
Dallage en pierres escalier Barbusse.
Nous
avons grand plaisir à annoncer de nombreuses
naissances:
Marc
Aurèle,
fils d’Antoine et Emmanuelle Lanfranchi et arrière petit fils de de
Monsieur et
Madame Joseph Antoine Corazzini, est né le 1er septembre
2003.
Jade, petite
fille de René DUMAS née le 16 septembre 2003 à Béziers.
Paula
Cristina,
fille de Manuel et Isabele Costa, née le 25 septembre à Bastia.
Lou, petite
fille de Monsieur et Madame Claude Mary, née à Paris.
Rémi
Paolini-Decout, fils de Pierrette Paolini,
petit-fils de Françoise et de François Paolini, et sa compagne
Nathalie ont eu
une petite Camille née le 6 octobre 2003 à Valence (Drôme).
Camille à 4 mois
Belinda,
fille de Monsieur et Madame Laurent Botello (gendarme au village)
est née le 14
octobre 2003 à Bastia
Nous
avons appris la naissance de Vénus, petite
fille de Monsieur et madame Jean Claude Papion
Eymeline,
seconde fille de Monsieur et Madame Bruno Tirado (gendarme au
village), est née
le 21 novembre 2003 à Bastia.
Francesca
Dumenica fille de Delphine et Jean François Lorenzi est née le 25 novembre 2003
à Bastia.
Inaya, fille
de Cyril Mabeka et Carole Nicolas, est née le 18 février 2003 à
Marseille. Vous
pouvez la voir sur son site internet : http://www.inaya.htm

Inaya
Pierre, fils de Anne Lise CARDI et de Antoine ARGENTI, est né le 13 juin à Bastia.
NICOLAS, fils de Nicole et Martial DODE, est né le 18 juin à Bastia.
C’est
avec grand plaisir que nous avons appris les
mariages suivants :
Délia FOATA
et Eric ANTONETTI (fils de Victor et Francine) ainsi que le
baptème de leur
fils Valentin. le .Samedi 2 août 2003 à Serra di Ferro.
Xavier et Tania BERNARDI (fils d’Albert et Catherine née Corazzini). le Samedi 26 juillet 2003 à Alando
Christian PONCET (résidant au Pont de Piedicorte) et Valentina GAREEVA le samedi 12 juin 2004 à Piedicorte.
Toutes nos félicitations et meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux.
C’est avec tristesse que nous avons le
regret
d’annoncer plusieurs décès
Dimanche 7 septembre 2003, décès à Marseille à l’âge de 81 ans, de Madame Armande OTTAVIANI, maman de Josette NASICA.
Dimanche 28 septembre 2003, Décès à l’hôpital de Caen de Madame Marie LAMONZIE née Morin à l’âge de 84 ans.
Mercredi 17 décembre 2003, décès à l’Hopital d’Ajaccio de Madame ACQUAVIVA née CASANOVA Marie Claire à l’âge de 92 ans.
Jeudi 4 mars 2004,décès à l’hôpital de Corte de Monsieur Charles VITTORI à l’âge de 79ans
Vendredi 16 avril 2004, décès à Bastia de Madame Marie Thérèse NICOLAI née LUCIANI, à l’âge de 74 ans. C’était une sœur de Simon Luciani.
Lundi 17 mai 2004, décès à Piedicorte de Madame Julie CORAZZINI née SIMONI à l’âge de 76 ans.
Vendredi 21 mai 2004 décès à Paris, de Monsieur
Timothée
CORAZZINI (De Rose) à l’âge de 79 ans.
Dimanche 13 Juin à PortoVecchio, après
plusieurs mois
de lutte acharnée contre un terrible mal, Monsieur Robert VITTORI
(fils de Jean et
Josette Vittori), nous a quitté à l’âge de 39 ans. Il laisse hélas 3
jeunes
enfants. Ses obsèques ont eu lieu le 14 juin en présence d’une foule
immense
d’amis et de collègues.
Dimanche 4 juillet décès à l’hôpital de
Bastia à l’âge
de 76 ans de Madame Rose BALDOVINI née CASCIANI, c’était la
sœur de
Bastienne.
Tout notre soutien à ces familles dans la
peine.
Les anciens agriculteurs bien que le plus
souvent
dépourvus de calendrier, attachaient une importance toute
particulière aux
mouvements de la lune pour les plantations, les récoltes ou les
coupes. Ils se
basaient donc sur cette alchimie décrite ci-après ‘’u comtu di
salomone’’et transmise
le plus souvent de génération en
génération.
S’agissant d’un calcul élaboré
mentalement, il n’était
pas rare de voir des bergers illettrés se tirer d’affaire et de
surcroît
étonner des scientifiques qui eux ignoraient de par leur formation
ces données
relativement simples.
En fait il suffit de connaître l’épacte (a
patta),
c’est à dire l’âge de la lune au 1er janvier de l’année
en cours. Ce
nombre (de 0 à 28) figure régulièrement sur l’almanach des PTT.
Il convient de prendre un exemple concret
pour
comprendre la méthode :
Si nous voulons savoir comment sera la
lune le 14
octobre 2004, il faudra additionner 3 éléments, l’épacte qui pour
2004 est 8,
le jour du mois (A calenda) soit 14 et enfin le rang du mois qui est
8 (on
utilise le rang de l’année romaine qui commençait en mars) on
obtient ainsi 30
soit le cycle complet de la lune (in vintinove un ferma e in trenta
un va). Ce
jour là ce sera donc la nouvelle lune.
Si l’on obtient un chiffre supérieur à 30,
il faut
retrancher 30 et l’on obtient alors directement l’âge de la lune à
cette date.
Si ce chiffre est inférieur à 15 nous sommes en lune montante et au
delà de 15
en lune descendante.
L’autre méthode utilisée consiste à
observer la forme
du croissant et de lui ajouter une barre : quand il a la forme
d’un C il
s’agit du dernier quartier (d). quand il a la forme d’un c renversé
il s’agit
du premier quartier (p)
L’ENTRAIDE ENTRE VILLAGES
Article
publié
dans Corse Matin
A l'approche des beaux jours, la municipalité de Piedicorte di Gaggio, s'est inquiétée, comme chaque année, de son alimentation en eau pendant la période estivale, alors que la commune multiplie par quatre ou cinq le nombre de ses habitants. En 2003, la question s'est très vite posée dès le mois de mai avec l'apparition de températures exceptionnellement élevées, comme partout, pour la saison. La situation s'annonçait particulièrement délicate, et malgré une stabilisation du fonctionnement automatique des pompes de relevage, le débit n'en était pas augmenté pour autant.
Inopinément, une solution a surgi, là où, on l'attendait le moins. En effet, la commune voisine de PIETRASERENA, qui dispose de réserves d'eau largement suffisantes, ne captait plus l’une de ses sources, tombée, -en:désuétude, et proche-de Piedicorte. Connaissant son existence il a donc suffit que cette dernière suggère à sa voisine mieux lotie de bien vouloir lui laisser utiliser cet appoint, certes modeste, mais bienvenu, pour que l'angoisse des coupures d'eau en pleine journée s'éloigne quelque peu.
Toutefois, cette première mesure s'est avérée insuffisante au cours du mois d'août et la commune d'Altiani a également été sollicitée pour améliorer la situation. Tout n'a pas été parfait au cours de la saison, les efforts et la vigilance de la municipalité ont permis d'assurer l'essentiel durant tout le mois d'août. Elle reste très reconnaissante, et toute la. Commune avec elle, de la gracieuse entraide apportée par ses voisines. Qu'elles en soient ici remerciées.
Pour
l’année 2004 il a
été demandé aux entreprises de forage d’intervenir pour détecter
d’éventuelles
nappes phréatiques. Les délais d’interventions étant
particulièrement longs en
raison du nombre de demandes ils ne sont pas encore venus à
Piedicorte.
Toutefois il a été découvert de nouvelles sources à proximité de la
station de
pompage. D’anciennes conduites d’amenée ont été refaites et
Pietraserena nous
propose d’acquérir sa source. Toutes ses mesures peuvent paraître
dérisoires,
mais en matière d’eau potable aucune ressource ne doit être
négligée.
Souhaitons
que l’été
2004 soit moins chaud et que nos réserves soient suffisantes.
En ce qui concerne le compte administratif nous obtenons un solde global excédentaire de 15 K€ dont 6,8 en fonctionnement et 7 en investissement. Toutefois, cet excédent n’est en fait que de 0,9K€ puisque les crédits d’investissement sont pratiquement inutilisables et qu’un volume important d’impayés demeure au niveau du recouvrement des taxes OM. (environ 5,9 K€).
Pour 2004, la situation nécessite encore un large participation des communes (10 K€) ainsi qu’une augmentation de 4 € de la taxe qui sera ainsi portée à 70 €.
Le budget global s’établit ainsi à 77 K€ dont 70 en fonctionnement. Les redevances représentent 45 K€, tandis que les charges d’enlèvement et de .traitement sont estimées à 63 K€.
En ce qui concerne la création d’un poste de secrétariat commun géré par le Sivom, la délibération précédente a due être annulée.
Le dimanche 17 juillet 2003, les cendres
du Colonel Pierre
Rouby ont été ramenées à Piedicorte Di Gaggio et déposées dans le
cimetière de
la famille Franchi, auprès de la tombe de son épouse Luciana décédée
l’an
dernier, en présence de ses enfants et de quelques proches. Le
Colonel Pierre
Salvadori, qui fut le compagnon de Luciana dans les dernières années
de sa vie,
adressa un salut fraternel à Pierre Rouby et rappela ce que fut sa
carrière
toute entière vouée à la France et à notre armée.
Officier des Troupes de Marine, le colonel
Rouby a
fait deux séjours en Extrême Orient et a en a occupé divers en
métropole, en
Allemagne, au Maroc, en Algérie, à la Réunion et à Madagascar. Il
s’est
particulièrement distingué en 1945 au Laos. Jeune officier, il était
en
garnison à Pakse lorsque se produisit, le 9 mars, le coup de force
japonais
contre les unités françaises d’Indochine. Ayant pu éviter la
capture, il décida
de poursuivre le combat et pendant plusieurs mois, à la tête d’un
petit
élément, il mena contre les Japonais des actions de guérillas
particulièrement
audacieuses, malgré la supériorité écrasante de l’ennemi, les
conditions de vie
éprouvantes dans la jungle laotienne et les difficultés de
ravitaillement en
vivres et en
munitions. Harcèlements,
coups de main, embuscades se succédèrent, causant des pertes sévères
aux
Japonais qui menèrent une traque sans merci contre ces résistants
insaisissables.
Au cours d’une de ces embuscades,
particulièrement
meurtrière pour l’ennemi, le lieutenant Rouby abattit lui-même un colonel, ce qui provoqua une véritable fureur
dans le
commandement japonais.
Ces actions lui valurent d’être cité à
l’ordre de
l’armée et d’être fait chevalier de la Légion d’Honneur à titre
exceptionnel,
et chevalier de l’ordre laotien du Million d’Eléphants.
Cet épisode illustre de façon éclatante ce
que fut le
Colonel Rouby tout au long de sa carrière : un officier d’un
idéal élevé
et d’un patriotisme ardent, un homme d’honneur et de devoir, un
soldat et un
chef d’un courage exemplaire.
Désormais il repose sur la Terre de Corse,
cette terre
dont tant de fils ont, comme lui, parcouru les chemins du monde et
se sont
battus sous tous les cieux, dans l’honneur et la fidélité, au
service de notre
patrie.
Article
publié
par l’association U Levante
La
belette
était, depuis mars 2002, un animal protégé. La ministre de
l'écologie
et du développement durable ayant annulé l’arrêté de protection:
la belette
redevient une espèce susceptible d'être classée nuisible. U
Levante va demander
au Conseil de la Faune sauvage de Corse, habilité à prendre une
décision, de ne
pas classer nuisible ce petit animal discret et peu abondant,
indispensable aux
équilibres naturels de notre île. Il faut préférer laisser faire
les prédateurs
naturels que favoriser la lutte chimique contre les ravageurs
des cultures.
La belette est le seul représentant de la famille des Mustélidés en Corse (il n’y a pas de fouine, de martre, d’hermine, de blaireau, de loutre, etc, dans notre île). C’est un petit carnassier présent dans toute l’île et occupant tous les biotopes, dunes littorales, maquis, châtaigneraies… jusqu’à 1700 m d’altitude en été.
La Belette de Corse est une population originale (Mustela nivalis corsicana) dont le manteau diffère de celui de la forme de France continentale mais qui ressemble à la population italienne. La couleur dorsale du manteau est constante, luisante et unie : châtaigne foncée. La couleur ventrale est plus variable allant du blanc au jaune orangé ou rosé (couleur saumon). La ligne de démarcation des flancs est rectiligne. L’extrémité de la queue est de couleur variable, le plus souvent plus foncée, voire noire. Les poils y sont plus longs. La longueur des poils du corps est également supérieure à celle mesurée sur les populations de Belettes européennes.
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ANIMAL UTILE |
Même si le dimorphisme sexuel est très accentué (les femelles sont beaucoup plus petites que les mâles), la belette en Corse, quel que soit son sexe, est une " géante ". La longueur tête + corps, exprimée en centimètres, varie entre 22 et 28,5 pour les mâles et 17 et 21 pour les femelles, celle de la queue varie entre 6,8 et 10 centimètres pour les mâles et 6 et 7 centimètres pour les femelles. Les pieds postérieurs sont particulièrement grands. Les mâles peuvent peser jusqu’à 295 grammes, les femelles atteindre 105 grammes. Si l’on s’en tient aux seuls critères de coloration, de longueurs du corps, de masse, la Belette de Corse ressemble davantage à une hermine de faible taille qu’à une belette. La Corse abrite donc une population endémique.
La Belette se nourrit de rongeurs (rats, souris, mulots, lérots, loirs) mais capture aussi des oiseaux (passereaux, etc). Souvent observée dans les arbres où elle grimpe avec facilité, elle y déniche les oiseaux ou les rats dont les nids sont souvent aériens. Après avoir bondi sur sa proie, elle lui broie la nuque entre ses mâchoires puissantes et la transporte paralysée vers son gîte. La belette régule donc les populations de rongeurs tandis que sa prédation d’oiseaux domestiques est anecdotique. Classer nuisible ce petit représentant de la famille des carnivores serait une aberration.
Au cours de cette année nous avons noté plusieurs mouvements de personnels à la gendarmerie :
Départs : Magali Gallais (juillet 2003), Fabrice Ferrara pour Murato en février2004, Nathalie Delebarre (chef) pour Vescovato en avril 2004.
Arrivées :Fréderic Leroy, Jean Christophe Muller. Par ailleurs un nouveau chef est attendu début juillet.
Tous nos vœux de bonne installation et de réussite dans leur carrière
Il y a quelques mois nous avions constaté
la
désertification du village et la fermeture progressive de diverses
maisons.
Sans que le phénomène soit inversé, c’est avec plaisir que nous
avons constaté
l’édification de nouvelles constructions au village. En particulier
celles de
Monsieur Paul Massiani, Monsieur et Madame Jean François Bandini,
Monsieur et
Madame François Damiani. Notons avec plaisir que ces derniers,
jeunes
retraités, sont venus s’installer au village. Nous leur souhaitons
une bonne
installation et un agréable séjour.
17 – Piedicorte di Gaggio s’est souvenu
La municipalité avait voulu commémorer de
façon tout a
fait particulière le 60 éme anniversaire du bombardement de
Piedicorte en
invitant différentes personnalités à cette cérémonie.
(article publié dans Corse-Matin le 23 septembre 2003)
L’attaque
de
l’aviation allemande en 1943 coûta la vie à neuf personnes et
quinze autres
furent blessées. Hier, en présence de nombreuses personnalités,
une cérémonie du
souvenir a eu lieu au cœur du village.
Même si les livres d’histoire sur la Corse en parlent peu ou pas et en particulier ceux qui relatent les événements tragiques de la dernière guerre mondiale, Piedicorte di Gaggio a été l'un des rares villages de l'île à avoir été bombardé.
Il y a de cela 60 ans hier, jour pour jour. Un acte qui coûta la vie à neuf personnes et qui fit aussi 15 blessés.
Hier,
à
l'initiative de la commune, une cérémonie du souvenir s'est
déroulée, en
présence d'une nombreuse assistance, devant la plaque apposée au
cœur du
village rappelant les noms de ceux qui sont tombés lors de ce
tragique
événement : Victor Antonetti, Marguerite Mariotti, Thérèse Massiani,
Marius
Pietri, Rose Simoni, Valérie Luccioni, Jeanne Rossi, Estelle Ottavi,
Jean-Noël
Corazzini.
Nous avons noté la présence de M. Francis Blondieau, sous-préfet de Corte, M. Paul Natali, sénateur, le général Franceschi, M. François Corazzini, maire de Piedicorte, M. Antoine Perinetti, conseiller général du Bozio, M. Antoine Sindali, maire de Corte et conseiller territorial, de nombreux maires de la région du Bozio, du Venacais, le capitaine Stéphane Dutrieux, commandant la compagnie de gendarmerie de Corte et son adjoint le major Robert Caussel, l’adjudant-chef Alain Matreuil, commandant la communauté des brigades de Corte, Venaco et Piedicorte, M. André Arrouet, président national de l’UNSOR, le commandant Laurent Morandini, président du Souvenir Français de Corte, M.Roghi, directeur des anciens combattants, M. Antoine Sialelli, président des anciens combattants de Corte, des nombreux représentants du monde des anciens combattants de toute l’île, des délégations de l’UNSOR, de la sécurité civile. Toutes ces personnes ont assisté à la messe célébrée par l’abbé Casanova puis à la cérémonie et au dépôt de gerbes.
les enfants
de l’école
pendant la cérémonie.
Lors de la cérémonie, M. François Corazzini, maire de la localité exprimait son émotion: « Mon émotion est grande ce jour, placé pour tous les habitants de Piedicorte sous le signe du souvenir et du recueillement, alors que nous commémorons un événement douloureux, de notre histoire du village. Il est regrettable que très peu d'ouvrages sur la Corse et la résistance n'évoquent ces moments tragiques. Piedicorte étant l'un des rares et peut-être le seul village de Corse à avoir été, bombardé et mitraillé. On ne perdra pas de temps en cherchant à expliquer l'inexplicable. Notre devoir, et le seul hommage possible, c'est la mémoire. Cette cérémonie est là pour en attester et pour rendre hommage à nos parents et amis disparus. »
Le
sous
préfet de Corte a ensuite rappelé les faits: « 60 ans, c'est à la
fois
loin et proche. Ici à Piedicorte di Gaggio; cette date marque une
journée
noire, une journée, où le village a connu l’enfer. Certains d’entre
vous, vous
étiez enfants ou adolescents alors, s’en souviennent comme si
c’était hier. Ils
ont été marqués à tout jamais dans leur chair et dans leur cœur (…).
Le 22
septembre 1943, les témoins se rappellent d’une belle journée, comme
en connaît
la Corse en cette fin de saison. En début d’après-midi vers 15
heures, les
habitants de Piedicorte entendent le grondement lointain de moteurs
d’avion.
Ils ne les voient pas. Chacun vaque à ses occupations comme tous les
jours. Ces
avions sont peut-être des avions américains, ils ne peuvent être que
des avions
américains. Personne ne se doute qu’ils appartiennent à la
Luftwaffe, personne
n’imagine qu’ils viennent attaquer le village. Car c’est bien le
village de
Piedicorte qui est visé. Une première reconnaissance de ces avions
ne permet
pas le doute. Quand les habitants du Village réalisent ce qui se
passe, i1 est
trop tard. C'est la stupeur. Les avions larguent en piqué leurs
bombes de mort.
(...) Cinq bombes tomberont sur Piedicorte. Deux bombes atteignent
l’endroit,
au centre du village, où se trouvaient les curieux devant la
boucherie. Des maisons
sont gravement touchées. L’explosion des bombes provoque un bruit
assourdissant, des maisons s'écroulent soudainement dans la
poussière et les
gravats. Le drame se noue. Pire, les avions reviennent et
mitraillent sans
pitié les voies du village. Au sol, c'est la désolation, comme dans
un cauchemar,
les survivants traumatisés, recherchent leurs proches; parents,
cousins, amis.
Voilà
ce que disent les
témoignages. On comptera neuf morts, et de nombreux blessés
succomberont à
leurs blessures.
Ils
sont morts victimes
de la barbarie nazie. Car il s'agit bien d'un acte barbare et
calculé. Il ne
s'agit certainement pas d’une erreur. L’objectif n'est pas
militaire, il est
civil. Il faut terroriser. Le contraire serait étonnant. I1
faudrait
pouvoir le démontrer. Monsieur le maire et vous habitants de
Piedicorte, vous
pensez que ces tragiques événements ne sont pas assez reconnus, et
que le
devoir de mémoire doit s'imposer. L’inscription de cette cérémonie
commémorative au calendrier du programme du 60ème
anniversaire de la
Corse apporte un début de réponse mais, cela ne suffit pas: il
faudrait aussi
que les historiens, chercheurs et étudiants, se penchent sur ce
bombardement,
afin de répondre à la question pourquoi ? Pourquoi
Piedicorte ? Pourquoi des populations civiles ? Car
Piedicorte doit
être connu au titre des villages martyrs. Nous le devons
à la
mémoire des victimes et de leurs descendants (...)
Corte
bombardé
le lendemain.
Le lendemain, le 23 septembre, Corte fut touché par une attaque du même genre, sûrement en représailles à des activités de la résistance locale de plus en plus active dans la région où étaient organisés des parachutages d’armes et de « radios » militaires chargés de renseigner les autorités d’Alger sur le mouvement des troupes dans l’île.
Deux personnes trouvèrent la mort, deux autres furent gravement blessés, l’un d’entre eux mourut quelques mois plus tard, des suites de blessures.